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Mucem à Marseille : Temps fort autour de l’exposition "Traces ... Fragments d’une Tunisie Contemporaine" du 15 mai au 6 juin

lundi 11 mai 2015

La Tunisie est à un moment charnière de son histoire. Alors que s’ouvre l’exposition Alors que s’ouvre l’exposition "Traces… Fragments d’une Tunisie contemporaine", le Mucem propose une programmation mêlant, chaque week-end, du 15 mai au 6 juin, rencontres, spectacles, performances, et cinéma. Ouverture du Printemps de l’art contemporain Au Mucem J4 et au Fort Saint-Jean du vendredi 15 mai au samedi 06 juin
A la découverte d’une nouvelle génération d’artistes ayant émergé depuis la Révolution, à la rencontre de celles et ceux qui font la Tunisie d’hier et d’aujourd’hui, et qui construisent la Tunisie de demain :
- Intellectuels, acteurs politiques, militants, associatifs… Quatre « Conversations à deux voix » convoquent les nouveaux visages de la société civile tunisienne, pour mettre en perspective histoire et actualité et tenter, pourquoi pas, d’esquisser un avenir.
- Artistes, chorégraphes, musiciens, performeurs : ils inventent de nouvelles formes - immersives, participatives, à la croisée des genres et des disciplines… A l’avant-garde du spectacle vivant, ils nous parlent pourtant, chacun à leur manière, de mémoire, de transmission, de ce qui s’efface et de ce qui réapparait.
- Photographes, cinéastes, vidéastes : depuis les pionniers qui, il y a plus d’un siècle, réalisèrent les premiers films, les premières photographies - les premiers regards sur la Tunisie -, aux plus récentes expérimentations visuelles de la jeune création contemporaine.
Un temps fort pour d’incessants allers et retours entre passé et présent, en écho et en résonnance avec l’exposition Traces.
Au fort Saint-Jean, en plein air, face à la Méditerranée. Proche d’un pays dont, du 15 mai au 6 juin, il est question de recomposer les Fragments ; le Mucem devient scène vivante d’une Tunisie nouvelle.

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Fragment d’une révolution (Wassim Ghozlani)

Vendredi 15 mai

Rencontre

- 18h - Salon Toit-Terrasse du J4 - 4e étage - Entrée libre Traces :
Premières lectures, premiers regards
Avec Tahar Chikhaoui (critique de cinéma) et Fabienne Pavia (éditrice, Le Bec en l’air). Premières impressions sur l’exposition Traces… Fragments d’une Tunisie contemporaine : Fabienne Pavia, directrice des éditions Le Bec en l’air (qui co-édite le catalogue de l’exposition avec le MuCEM), en discussion et échanges avec les artistes et les deux commissaires de l’exposition, Thierry Fabre et Sana Tamzini.
-19h - Fort St Jean - Bâtiment GHR - Entrée libre
Vernissage public de l’exposition « Traces... Fragments d’une Tunisie contemporaine ».
Projection-Rencontre en plein air
- 21h30 - Place d’Armes du Fort St Jean - Bâtiment GHR - Entrée libre El Ouertani, premier regard sur la Tunisie
Avec Mohammed Bennani (collectionneur) et Ridha Moumni (spécialiste de l’histoire de la photographie). L’exposition Traces présente des plaques de verre d’Abdelhak El Ouertani, un des premiers photographes tunisiens, formé en 1892 par les frères Lumière à Lyon. A l’occasion du vernissage de l’exposition, ces images (ainsi que d’autres), qui n’ont encore jamais été montrées, sont projetées en plein air sur grand écran. Le collectionneur Mohammed Bennani et l’historien de la photographie Ridha Moumni présentent et commentent ce premier regard photographique sur la Tunisie.

Spectacle en plein air
- 22h - Place d’Armes du Fort Saint-Jean - Entrée libre (1h)
L’Autre et moi de Alia Sellami et Souad Ben Slimane
Entre la musique, les chants et les mots, une immersion dans la Tunisie post révolutionnaire, et l’imaginaire de deux artistes : Alia Sellami (chanteuse lyrique, compositrice expérimentale) et Souad Ben Slimane (comédienne-auteur). Dans ce spectacle, à la fois concert, performance et installation sonore, elles racontent leur « petit pays » qu’est la Tunisie. Tel qu’il était à leurs yeux, tel qu’il est devenu après la Révolution du 14 janvier et les élections d’octobre 2011, remportées par le parti islamiste. « L’autre et moi », c’est l’une et l’autre, nées chacune dans un milieu différent, dans une Tunisie différente. Deux facettes d’une même pièce. Alia, Souad et vice versa. L’une écrit des textes sur ses états d’âme en cette période de transition, glissante et pénible ; l’autre les détourne en musique et chants. La pièce va au gré de leur humeur : parfois nostalgiques, parfois rêveuses ou naïves, mais souvent cinglantes et tranchantes. A travers ce spectacle, elles invitent les spectateurs à entrer dans leur monde : au sein d’un dispositif immersif, comme enveloppé dans l’accompagnement musical, le public est appelé à construire le déroulement du concert avec les artistes...

Samedi 16 mai

Rencontre-performance
- 11h - 20h - Hall du J4 - Accès libre

Le Voyage à Tunis : Sentier métropolitain
Une performance de dix heures par Paul-Hervé Lavessière (géographe-urbaniste, concepteur du sentier métropolitain La Révolution de Paris), Baptiste Lanaspeze (éditeur, concepteur du sentier métropolitain GR2013), et Khirallah ben Hafaiedh (urbaniste de la ville de Tunis, membre de l’Association des Amis du Belvédère). Tout au long de la journée, Paul-Hervé Lavessière, Baptiste Lanaspeze et Khirallah ben Hafaiedh tracent sur grand écran un cheminement de 60 km à travers la périphérie de Tunis. Après le GR2013 (Grand Marseille), la Révolution de Paris (Grand Paris) et Broadway Transect (Grand New York), ces créateurs d’itinéraires donnent naissance, en live, à un nouveau sentier métropolitain de grande randonnée : Tunis Houmani. Echangeant et dessinant micro en main, ils s’attellent à la création de cet itinéraire original, dont l’écriture sera arbitrée à chaque carrefour, en fonction des points d’intérêt qui attirent, et des obstacles physiques qui repoussent. Il s’agit de dessiner la dernière boucle d’un itinéraire de 180 km constitué de trois boucles de 60 km. La première et la deuxième (autour du lac de Tunis et de la sebkha Sijoumi) ont été dessinées au Palais de Tokyo en avril 2014. L’itinéraire du Grand Tunis sera donc achevé au Mucem.

Samedi 16 mai : dans le cadre de la nuit européenne des Musées

- De 18 heures à minuit - Entrée libre dans les expositions

Cinéma en plein air
- 21h - Place d’Armes du Fort St Jean - Entrée libre
Albert Samama Chikli ou la naissance du cinéma tunisien
Dans le cadre de la Nuit des Musées, un programme de courts-métrages à découvrir en plein air sur la place d’armes du Fort Saint-Jean. En hommage à Albert Samama Chikli, pionnier du cinéma tunisien. Projections introduites et suivies d’une rencontre avec le réalisateur Mahmoud Ben Mahmoud.

- « Albert Samama Chikli »l de Mahmoud Ben Mahmoud (France, Tunisie, 1996, 26 min.) Une mise en lumière de la vie et l’œuvre de l’un des pionniers du cinématographe, le tunisien Albert Samama Chikli (1872-1934). Sa personnalité haute en couleurs et sa fascination pour la modernité font de lui un sujet passionnant. Le témoignage de sa fille Haydée, qui fut la vedette de ses films de fiction, sa scénariste et, vraisemblablement, la première actrice arabe de tous les temps, constitue la trame de ce documentaire.
Suivi de :

- « Zohra » de Albert Samama Chikli (Tunisie, 1922, 9 min.)
Avec Haydée Tamzali Une jeune naufragée française est recueillie par des bédouins tunisiens… Premier court-métrage de fiction d’Albert Samama Chikli, Zohra est, aussi, le tout premier film tunisien de fiction.

- « Aïn El ghazâl » (« La Fille de Carthage ») de Albert Samama Chikli (Tunisie, 1924, 14 min.). Avec Haydée Tamzali
L’amour impossible entre un instituteur et une fille dont le père l’a promise au fils du cheikh... Pour ce film tourné à Tunis, Albert Samama Chikli a bénéficié du soutien du bey Mohamed el-Habib, qui a mis à sa disposition son palais et tous les figurants dont le réalisateur avait besoin !

Vendredi 22 et Samedi 23 mai

Spectacle cycle « entre... croisements »
2 représentations 14h (scolaires) et 18h (grand public) - Forum J4 - 12€ / 9€ - Durée 1h Jauge limitée, réservation recommandée.
« Tunisia » - Conception, texte et jeu : Clyde Chabot - Regard extérieur : Stéphane Orly
Un spectacle autour d’une grande tablée avec la metteur en scène Clyde Chabot : une façon de sonder, ensemble, la question de nos identités, de notre mémoire familiale et collective... Ses ancêtres ont quitté la Sicile à la fin du XIXe siècle pour la Tunisie. Puis en 1956, nouvelle immigration : pour la France, cette fois. Aujourd’hui, Clyde Chabot s’interroge sur la disparition de deux cultures - sicilienne et tunisienne – dans sa propre vie. Son intégration à la société française réussie, qu’est-ce qui a été perdu ? Pour ce projet, elle a réalisé des interviews de sa mère et de sa tante afin de comprendre ce qu’il reste de la Tunisie en elles. Un voyage sur place, sur les traces de ses ancêtres, éveillera ensuite pensées, sensations, inspirations. Donnant la matière à Tunisia, spectacle mêlant textes et images, « archéologie familiale » et fiction, réflexion sur l’histoire et le présent colonial de la France. Dans le forum du Mucem, projetant des films et des photos prises au cours de son voyage, elle invitera chacun à plonger dans sa propre mémoire familiale, et à interroger les flux migratoires, la peur et le désir de l’autre, et nos représentations de l’étranger. Chacun pourra prolonger ce moment intime, à l’issue du spectacle, en partageant ses souvenirs et ses pensées autour d’un verre.
Production : La Communauté inavouable. Compagnie soutenue par le Conseil Régional Ile-de-France au titre de la Permanence Artistique et Culturelle, en résidence au 6B, lieu de création et de diffusion à Saint-Denis et à Gare au théâtre à Vitry sur Seine.

Rencontres autour de quatre thèmes : liberté, droit, religion, violence
Liberté, Droit, Religion et Violence, ou la quadrature du cercle de la Tunisie au présent. Quatre « Conversations à deux voix » accompagnées de mises en perspective historiques mettent en dialogue et confrontent des hommes et des femmes, tous citoyens et citoyennes actifs de la construction de la Tunisie aujourd’hui. En introduction de chacune de ces rencontres, l’évocation, par Anissa Bouayed, de figures emblématiques du passé en relation avec chacun des thèmes redonne une profondeur historique au présent. Car la Révolution tunisienne pour la liberté, la dignité et la justice sociale de 2011 s’ancre dans une longue histoire de pensée et de luttes pour l’émancipation qui firent de ce pays un véritable « laboratoire de la modernité ».

Vendredi 22 mai

- 19h - Auditorium Germaine Tillion - Entrée libre
Rencontre sur le thème : La Liberté
Conversations à deux voix : Expression, création et vigilance démocratique
En préambule Perspective historique par Anissa Bouayed (historienne) Dans les années 1920-1930 émergent en Tunisie les formes modernes de contestation de l’ordre colonial. Deux figures incarnent ce moment : Abdelaziz Thâalbi (1876-1944), fondateur du parti Destour, et Tahar Haddad (1899-1935), qui fait scandale en écrivant sur la nécessaire émancipation des femmes.
Nadia Khiari (dessinatrice), en conversation avec Farah Hached (juriste, présidente du Labo’ démocratique). Modération : Thierry Bresillon (Correspondant en Tunisie pour Rue 89)
Le chat espiègle et moqueur Willis From Tunis est l’un des visages de la révolution tunisienne. Apparu sur Facebook le 13 janvier 2011 en réaction au discours de Ben Ali promettant la liberté d’expression, il a depuis, chaque jour, croqué les faits et gestes de la révolution en cours. Une chronique graphique née de la plume de l’artiste et dessinatrice Nadia Khiari. Celle-ci rencontre Farah Hached, initiatrice du « Labo’ démocratique ». Créé au lendemain de la révolution, ce lieu de réflexion a pour but de « contribuer à l’instauration et à l’enracinement d’une démocratie innovante et vivante ». Il travaille notamment sur la question épineuse des archives de la police politique de Ben Ali et de leur nécessaire traitement dans une optique de transparence et de protection des données personnelles. Une façon, aussi, d’éviter que les instruments de répression de l’ancien régime ne deviennent une menace pour l’avenir.

Vendredi 29 mai

- 19h - Place d’Armes du Fort Saint-Jean - Entrée libre
Rencontre sur le thème : Le droit
Conversation à deux voix : naissance d’une constitution en temps de révolution
En préambule Perspective historique par Anissa Bouayed (historienne) L’histoire de la Tunisie depuis le XIXe siècle montre comment la volonté de bâtir l’Etat moderne sur le Droit a été au centre des préoccupations des réformateurs tunisiens. Les figures tutélaires de Kheireddine (18221874) et de Ben Dhiaf (1804-1874) éclairent cette construction historique.
Amira yahyaoui (Présidente de l’association al Bawsala) en conversation avec Yadh Ben Achour (juriste, actuellement à la tête de la haute commission de la réforme politique). Modération : Geoffrey Weichselbaum (directeur de democratie reporting international).
Après la destitution du président Ben Ali, Amira Yahyaoui fonde l’ONG Al Bawsala (« la Boussole »), un observatoire de la transparence et de la bonne gouvernance ayant mis en place un dispositif de « surveillance » des institutions démocratiques : Al Bawsala suit notamment la totalité des débats parlementaires afin de rendre compte sur Internet de l’activité de l’Assemblée. Ex-opposant à Ben Ali, le juriste Yadh Ben Achour a, quant à lui présidé la « Haute instance pour la réalisation des objectifs de la Révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique », dont la mission essentielle fut de préparer les premières élections libres de Tunisie. Leur conversation porte sur le lien entre « droit » et « révolution », et sur ce qui fonderait la singularité de la révolution tunisienne : « le peuple créateur de son droit et interprète de sa propre constitution ». Utopie révolutionnaire ou réalité ? 1 Titre emprunté au texte publié par Yadh Ben Achour sur son blog le 25 janvier 2015

Samedi 30 mai

Cinéma
- 15h - Auditorium Germaine Tillion - 5€ / 3€
Regards sur la jeune création tunisienne Cinéma expérimental, art vidéo, essais documentaires… Un programme de courts-métrages à la découverte de la jeune création tunisienne contemporaine. En présence de plusieurs réalisateurs.

Rencontre en plein air
- 19h- Place d’Armes du Fort Saint-Jean - Entrée libre
Rencontre sur le thème : La Religion
Conversation à deux voix : Islam politique et démocratie
En préambule Perspective historique par Anissa Bouayed (historienne) Haut-lieu de l’Islam, l’université de la Zitouna forme les élites tunisiennes depuis plus d’un millénaire. Le XXe siècle a cependant apporté de nouveaux débats sur la modernisation de l’enseignement religieux en son sein, mais aussi sur la place de l’Islam dans la cité. Deux grandes figures de réformateurs, Tahar Ben Achour (1879-1973) puis son fils Fadhel Ben Achour (1909-1970), tracent la voie d’une réflexion ouverte sur ces questions.
Youssef Seddik (philosophe et anthropologue) en conversation avec Thierry Fabre (responsable de la programmation culturelle et des relations internationales au Mucem) Modération : Abdennour Bidar (philosophe et écrivain).
Dans ce pays profondément marqué par la civilisation musulmane, quelle est la place de la religion dans la vie politique et sociale des Tunisiens aujourd’hui ? Quel rôle y joue l’Islam politique, à travers d’une part les exigences maximalistes de groupes radicaux et d’autre part des partis, tel Ennahda, qui disent vouloir jouer le jeu de la démocratie et de l’alternance ? Comment les autres courants politiques se positionnent-ils face à ces questions ? Cette rencontre à deux voix met en présence le philosophe et anthropologue Youssef Seddik initiateur d’une pensée critique et novatrice pour une relecture libre du Coran et Thierry Fabre.

Ciné-concert en plein air
- 21h30 - Place d’armes du fort Saint-Jean - Entrée libre
« Babylon » de Ismaël, Youssef Chebbi, Ala Eddine Slim (2012, Tunisie, 2h01). Musique : Zied Meddeb Hamrouni.
Printemps 2011. Fuyant les combats qui s’intensifient en Libye entre les révolutionnaires et les troupes loyalistes de Kadhafi, plus d’un million de réfugiés de toutes nationalités et d’autant de langues, affluent en Tunisie. C’est ainsi qu’au Sud du pays, une ville éphémère surgit de terre… A partir de la bande son du documentaire Babylon, l’artiste Zied Meddeb Hamrouni (alias Shinigami San) compose une œuvre originale : des explorations électroniques à découvrir en live lors de ce ciné-concert à la belle étoile.

Vendredi 5 juin

Impromptus chorégraphiques-performance
Toute la journée à partir de 11h jusqu’à 18h - J4 et Fort Saint-Jean - Entrée libre

« Houle » : Direction artistique : Compagnie chatha / Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou
Tout au long de la journée, des impromptus chorégraphiques surgissent dans différents espaces du musée… Tels la houle, ils déferlent par vagues régulières, et nous emportent dans leur mouvement... Au fort Saint-Jean comme au J4, laissez-vous surprendre ! Au programme, trois propositions singulières de trois danseurs tunisiens, invités et dirigés par Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou. En écho, la compagnie Chatha réinterprète sa création Kawa, solo à deux, sous forme d’une installation-performance imaginée pour le Mucem. Fidèle à son travail sur la transmission, la compagnie Chatha a choisi, pour ce projet, trois artistes émergents afin de les accompagner dans le développement de leur propre écriture. Né d’une double résidence, à Tunis puis au Mucem, « Houle » s’inscrit dans une logique de mise en valeur de la nouvelle vague de la création tunisienne.

Samedi 6 juin

Cinéma Hommage à Ahmed Bahaeddine Attia, producteur pour un cinéma du sud
En présence de son fils Habib Attia (ciné téléfilms) et de Richard Magnien (coproducteur et distributeur)
Producteur, ancien directeur des Journées cinématographiques de Carthage, Ahmed Bahaeddine Attia (1945-2007) fut un militant acharné de la profession au sein notamment de l’Association des cinéastes tunisiens, de la Fédération panafricaine des cinéastes et de l’Organisation des producteurs des films méditerranéens. Avec Cinétéléfilms, la première société de production tunisienne, il produisit nombre de films qui rencontrèrent un succès international, contribuant ainsi à l’éclosion d’un cinéma tunisien.

- 18h - Auditorium Germaine Tillion - 5€ / 3€
« La guerre du golfe... et après ? » de nouri Bouzid, nejia Ben Mabrouk, Borhane Alaouié, Mostafa derkaoui, Elia Suleiman (Tunisie, 1991, 1h51). Avec : Raouf Ben Amor, Touria Hadraoui, Najate Atabou
Le regard de cinq cinéastes arabes sur la Guerre du Golfe. Le producteur Ahmed Bahaeddine Attia, à l’origine de ce film, leur a donné carte blanche pour réaliser, chacun, un court métrage, en réponse à la guerre. Avec : C’est Shéhérazade qu’on assassine de Nouri Bouzid (Tunisie) ; A la recherche de Saïma de Nejia Ben Mabrouk (Tunisie) ; Eclipse d’une nuit noire de Borhane Alaouié (Liban) ; Le Silence de Mostafa Derkaoui (Maroc) ; Hommage par assassinat de Elia Suleiman (Palestine).

- 22h - Place d’armes du fort Saint-Jean - Projection plein air - Entrée libre
« Les silences du palais » de Moufida Tlatli (Tunisie, France, 1994, 2h07) Avec Amel Hedhili, Ghalia Lacroix, Sami Bouajila
Une jeune femme, Alia, parcourt un palais en ruines dans la banlieue de Tunis et se souvient de ses quinze ans, lorsque sa mère, Khedija, était, dans ce même lieu, une servante du bey. Alia découvrait alors deux mondes : celui des maîtres, les nantis, et celui des servantes, les corvéables... Un film délicat, qui ose montrer l’invisible : la vie de ces femmes, mi-maîtresses, mi-esclaves, claquemurées pour la vie dans la solitude d’un palais arabe… Mention spéciale du jury de la Caméra d’or au Festival de Cannes 1994.

Informations pratiques pour le public

Jours et heures d’ouverture du Mucem
Printemps (du 2 mai au 3 juillet) : 11h / 19h - nocturne le vendredi jusqu’à 22h (du 2 mai au 31 octobre) - Dernière entrée 45 minutes avant la fermeture du site. Évacuation des salles d’expositions 15 minutes avant la fermeture du site. Ouvert tous les jours sauf le mardi, le 25 décembre et le 1er mai.
Carte passerelle cinéma : Nominative et valable 2 ans de date à date - 10 séances pour 40 € - 1 billet Mucem offert pour 1 acheté le vendredi
Réservations : Pour les rencontres gratuites - Entrée libre dans la limite des places disponibles. Pour les rencontres payantes Réservation possible de 9h à 18h par téléphone 04 84 35 13 13 ou par mail reservation@mucem.org.

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