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Municipales Marseille. Le fond et la forme : Yvon Berland la bonne soutenance de candidature LREM-Modem...

lundi 22 juillet 2019

Il aura été en maintes occasions question de football lors de la première réunion de campagne d’Yvon Berland, le président d’Aix Marseille Université qui postule, entouré d’une équipe- « car si le "Je" est important le "Nous" est essentiel pour réussir »- à l’investiture LREM-Modem pour les municipales à Marseille. Alors, pour rester dans cette veine, même s’il ne s’agit que d’un premier match, il a été maîtrisé tant sur le fond que la forme.

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Yvon Berland entouré d’une partie de son équipe de campagne (Photo Robert Poulain)

La forme ? Une dizaine d’interventions, rapides, de représentants de la société civile comme de LREM dont plusieurs jeunes. Sur le fond, il sera question des atouts de la ville « son ouverture sur la Méditerranée, la jeunesse de sa population, un tissu socio-économique dynamique, un port à dimension européenne, un cadre naturel exceptionnel... ». Mais dans le même temps sera dressé le portrait d’une ville « qui a pris du retard dans de nombreux domaines » et de citer la sécurité, les transports, la protection de l’environnement, l’éducation, l’habitat... « Aujourd’hui, notre ville est menacée par de multiples fractures et ressemble un peu plus chaque jour à un archipel où se juxtaposent plusieurs Marseille : celui du Nord, celui du Sud, celui des riches et celui des pauvres, un centre-ville paupérisé, des cités où le communautarisme se développe », déclare Yvon Berland.

« Il faut recoudre notre ville pour qu’elle ne fasse plus qu’un »

« Il faut recoudre notre ville pour qu’elle ne fasse plus qu’un et que tous les Marseillais aient les mêmes chances quel que soit leur quartier d’origine », martèle-t-il. Unité certes, mais reposant sur la diversité et la proximité. Il se prononce en faveur « d’un retour à l’ADN de Marseille en renforçant les noyaux villageois, qui doivent d’avantage être autonomes et conviviaux, renforcer le vivre ensemble et estomper la grande fracture territoriale dont souffre aujourd’hui notre ville ». Rappelle que le principal atout de Marseille est sa jeunesse. « Nous devons lui offrir un avenir, en commençant par viser non pas une remise à niveau mais l’excellence en matière d’éducation, du plus jeune âge, à la crèche, jusqu’aux études supérieures et bien sûr, in fine, l’emploi. Permettre à chacun de pouvoir vivre et s’élever dans sa ville et de pouvoir y envisager son avenir personnel et professionnel. C’est l’objectif que nous viserons ». La culture est affichée comme un autre dossier majeur « pour recimenter ». La transition écologique est un autre axe, qualifié de stratégique, du projet porté par Yvon Berland qui préconise « une vision transversale mêlant transports, mobilités, aménagement et urbanisme, santé publique, alimentation, tourisme ». Il aborde l’axe économique par les nouvelles technologies : « Nous devons faire bouillonner l’écosystème des start-up dans des domaines d’avenir. Au delà de la création d’emplois, nous nous devons de doper l’entrepreneuriat innovant, nous devons également faire davantage pour attirer les grands groupes à s’installer sur notre territoire ». Un rayonnement qui ne pourra à ses yeux se concrétiser que « si nous nous attaquons également avec détermination aux incivilités et à la délinquance qui, chaque jour, mettent à mal le vivre ensemble et pèsent sur la vie des Marseillais ». Parle de sa part de rêve lorsqu’il affiche l’ambition de voir Marseille « jouer le rôle central qui doit être le sien en Méditerranée et devienne dans le même temps une grande métropole européenne reconnue qui attire la jeunesse, les entreprises, les investisseurs et les touristes du monde entier, tout en préservant à la fois ses formidables richesses naturelles et son identité à laquelle sont si attachés les Marseillaises et les Marseillais ».

« Nos investissements ne seront pas dictés par de quelconques accointances mais par le souci de l’intérêt général »

Annonce comme chantiers prioritaires la sécurité, la propreté, la gouvernance et le logement. Sur ce dernier dossier il tient à préciser : « Nous ne nous contenterons pas de nous attaquer à la rénovation des façades mais, avec le soutien de l’État, pleinement mobilisé sur ce sujet, nous entamerons une véritable réflexion sur la préservation et la transformation de notre patrimoine architectural ». Parallèlement à ces chantiers prioritaires, il entend développer « une véritable politique progressiste de la ville au service de ses habitants ». « Nos investissements, précise-t-il ne seront pas dictés par de quelconques accointances mais par le souci de l’intérêt général. » Avoue que « les défis et notre ambition sont immenses et les budgets sont contraints ». Mais, il considère qu’« en étant créatifs, en impliquant tous les Marseillais, en misant sur des innovations de rupture, en travaillant avec des partenaires et en nous inspirant des meilleures pratiques au niveau mondial que nous ferons les choix gagnants, économiserons un temps précieux et prendrons de l’avance au lieu de courir après un retard accumulé bien trop important dans certains domaines ». Interrogé sur les raisons qui le poussent à être candidat, il explique avoir été approché par LREM et le Modem. « J’ai réfléchi, j’ai concerté, rencontré. Je me suis moi-même posé la question : si je devais être candidat, est-ce que ce serait pour une question d’ego ou pour Marseille ? Je m’engage pour cette ville à laquelle j’ai déjà consacré beaucoup, beaucoup de travail, comme médecin, enseignant, doyen, président d’université. Avec la fusion des trois universités d’Aix-Marseille, nous avons réalisé une université qui est respectée, qui compte, tant au niveau français qu’européen. Eh bien, c’est ce que nous souhaitons faire pour Marseille, lui permettre d’atteindre des objectifs qu’elle n’imagine pas aujourd’hui ».

« Jamais nous ne mettrons en danger notre ville, jamais nous ne conduirons à une victoire du RN »

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Yvon Berland déclare qu’il ne sera pas question d’alliance avec LR au premier tour (Photo Robert Poulain)

Puis vient le temps pour Yvon Berland d’en venir à la stratégie. Précise ne pas savoir dans quel secteur il se présentera. Déclare qu’il ne sera pas question d’alliance avec LR au premier tour. Avoue être subjugué de voir des candidats « parler d’alliance sans même savoir sur quel programme. Pour moi cela n’est pas possible. ». Et surtout, il prévient : « Jamais nous ne mettrons en danger notre ville, jamais nous ne conduirons à une victoire du RN. Ce n’est pas discutable une seconde ». Interrogé sur son âge, 68 ans, il assure : « Président d’université, j’ai toujours vécu avec la jeunesse et cette dernière me stimule. Je ne suis d’autre part pas seul, je travaille avec une équipe. Enfin, dix ans plus tôt, je ne me serais pas senti d’être candidat. En 10 ans, j’ai acquis de l’expérience, des compétences, un sens du dialogue avec les partenaires sociaux qui font que je me sens capable d’être candidat, d’être Maire ». Enfin il ne manque pas d’évoquer sa rencontre avec le Président de la République à l’occasion d’une réunion avec les grandes universités : « Il m’a demandé où j’en étais (politiquement NDLR), je lui ai dit que je continuais ce à quoi il a rétorqué : "il faut, il faut". Avant de me dire : "Il faut que nous nous voyons" ». Pour Yvon Berland et son équipe ce n’est qu’un début, la marche continue.
Michel CAIRE

Des soutiens de tous horizons


Yvon Berland a présenté une liste de 88 soutiens, personnalités et membres de la société civile, où figurent, entre autres, l’ancien n° 2 de la Banque européenne d’investissement Philippe de Fontaine Vive, le directeur de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) Jean-Paul Moati, les éditrices Jeanne et Simone Laffitte, Najat Akodad (LREM) fiscaliste internationale, Geneviève Maillet, ancien bâtonnier du barreau de Marseille, Michel Dossetto, avocat et président du Toursky, Marie-Dominique Luccioni, avocate, Anne Skrobot, Directrice de la Coopération méditerranéenne, Eric Vivier, chercheur coordinateur de Marseille immunôpole... ainsi que de nombreux médecins, juristes, chefs d’entreprise, professeurs ou artisans. Il bénéficie également de l’appui du Modem local et du mouvement de centre-droit des Citoyens démocrates et républicains (CDR)

Il est à noter : Yvon Berland est le deuxième candidat officiel à l’investiture LREM, après Saïd Ahamada.

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