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Musée Regards de Provence à Marseille : Exposition Quirin Mayer en hommage à Michèle Dumon

mardi 17 janvier 2017

L’exposition « Quirin Mayer, entre équilibre & harmonie » - symbole d’un Hymne à la Vie - est dédiée à Michèle Dumon, fondatrice de Regards de Provence disparue récemment.


Le Musée Regards de Provence, son fondateur Pierre Dumon et l’équipe, dédient l’exposition « Quirin Mayer, entre équilibre & harmonie » à Michèle Dumon, fondatrice de Regards de Provence, ayant disparu récemment. Elle incarnait la joie de vivre, l’amour et la générosité pour l’Autre et avait à cœur de promouvoir la culture pour tous.
Cette exposition met à l’honneur le dessinateur, peintre et sculpteur Quirin Mayer (1927) dont le travail de figurations poétiques et d’abstractions géométriques révèle un sens de l’équilibre et de l’harmonie mais aussi le reflet de tensions de la société actuelle. La couleur est un élément prédominant où elle s’impose en touches vives dans ses œuvres, témoignant de son optimisme et sa joie de vivre.
Sont réunis une trentaine de toiles, une quinzaine de collages et papiers découpés, douze grès chamottés et émaillés et trente sculptures en aluminium laqué et en plexiglas, sélection qui réaffirme la vitalité et la beauté de l’art abstrait, au Musée Regards de Provence jusqu’au 4 juin 2017.

Quirin Mayer, après une vie professionnelle couronnée de succès, a entrepris d’explorer des potentialités qui sommeillaient en lui, sans doute depuis l’enfance - une nécessité intérieure à créer, le poussant à brûler toutes les étapes, ivre de la liberté que lui offre l’abstraction. Ses premières expériences artistiques remontent à l’été 1989 quand, dans sa maison du Maine (USA), il se jeta, après maints tâtonnements, dans une pratique effrénée du dessin. Pas moins de cent trente croquis aux feutres de couleurs devaient jaillir de son esprit cet été-là. Résolument tourné vers son monde intérieur, laissant parler ses émotions, il trouva assez rapidement son langage pictural.
Si le style de Quirin Mayer a assimilé les influences de quelques aînés admirés, comme Kandinsky et Miró, il n’en exprime pas moins toute son originalité. Un examen comparé avec les grandes compositions de l’auteur du « Spirituel dans l’art » ne pourrait que montrer leurs différences graphiques. Si parenté il y a, il faut plutôt la chercher dans la chaleur de leurs palettes respectives, sensibilité chromatique que l’on peut à bon droit qualifier de « lyrique ».
La peinture à l’acrylique fut sa seconde étape, trop impatient, de son aveu même, pour les subtiles lenteurs de la peinture à l’huile. A Paris, au début des années 90, Quirin Mayer s’abandonne totalement à la couleur à travers, tout d’abord, des séries de petits formats puis, progressivement, face à de vastes toiles. 1994 voit l’achèvement de son premier grand cycle pictural, « Construction », fait de trente dessins et de sept grands tableaux. Dans ces œuvres qui se caractérisent, tant par une géométrisation de la forme humaine que des couleurs complémentaires vives et joyeuses (vert-rouge, bleu-jaune, notamment), étaient en germe les sculptures en aluminium qu’il allait réaliser au cours des années suivantes.
En 1999, il les montrera dans une première exposition collective, à Monaco. D’une résistance absolue aux intempéries, elles se révèlent idéales pour poétiser l’espace urbain et les jardins publics.
Dès lors les expositions, collectives puis singulières, allaient s’enchaîner avec régularité, faisant transhumer ses œuvres en Espagne, en Suisse, en Belgique, en Allemagne, en Italie et jusqu’en Chine. Mais quid de la France et de notre Midi ? Si le public marseillais avait pu découvrir quelques-uns de ses travaux en 2001, à l’occasion du troisième Concours International de Création Artistique de la Fondation Regards de Provence, alors abritée au Château Borély, jamais encore Quirin Mayer n’avait bénéficié d’une rétrospective muséographique comme l’organise, en ce début d’année 2017, le Musée Regards de Provence.
Parallèlement, l’exposition Dellepiane - Arts & Modernité, met à l’honneur le talent de l’affichiste connu pour sa palette aux tons fauves et son art affirmé du dessin. Il sut magnifier la cité phocéenne au tournant du XXe siècle, illustrer les expositions coloniales, les voyages maritimes ou terrestres. Travailleur infatigable, sa création s’est aussi portée sur la peinture d’une facture moderne, influencée par la découverte du Pointillisme, du Fauvisme, de l’Art Nouveau et de l’Art Déco. Près d’une centaine de toiles, aquarelles, projets et affiches, provenant pour la plupart de collections privées jamais révélées au public, de musées et galeries, concourent à refaire revivre son œuvre qui n’a cessé d’évoluer, prolongée jusqu’au 23 avril 2017.

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