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On a vu au Grand Théâtre de Provence : le beau voyage en Italie de Julia Lezhneva

jeudi 6 novembre 2014

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Julia Lezhneva et Dmitri Sinkovsky en duo pour un air de « Tamerlano » de Haendel (Photo D.R.)

Vivaldi, Haendel, Telemann et Corelli étaient, mercredi soir, au programme de ce « Voyage en Italie » offert par la jeune soprano Russe Julia Lezhneva, son compatriote Dmitry Sinkovsky, musicien aux ressources inépuisables, à la fois directeur musical, violon solo et haute-contre à ses heures, Luca Pianca au luth et les musiciens de l’ensemble Il Pomo d’Oro. Force est de reconnaître, encore une fois, que les absents ont eu grand tort. Car, au-delà de la qualité artistique du rendez-vous, ce concert fut d’une grande générosité puisque tous les interprètes ont joué plus de deux heures pour notre plus grand bonheur.

Dans la salle, il y avait, bien sûr, tous les fans de la soprano qui n’auraient pas laissé passer l’occasion de l’entendre « en direct ». La jeune femme n’a pas laissé passer l’occasion de nous éblouir. Une robe bleue en première partie, une rouge après l’entracte, un visage de poupée russe et une voix, mais quelle voix ! Ligne de chant : parfaite, puissance, idéale, précision, remarquable ; on se demande parfois quels sont les sortilèges employés par la nature pour faire en sorte qu’autant de beauté naisse dans un corps si menu. Les yeux lumineux et le sourire omniprésent, Julia Lezhneva tient la note la bouche juste entrouverte. Les attaques sont droites et le velouté arrive ensuite ; elle est véloce dans les vocalises et ne lâche jamais l’invisible fil d’Ariane vocal qui guide son chant. Au premier bis on se dit même qu’elle pourrait être sans problème une Reine de la nuit. Et des bis il y en eut quatre avec, en point d’orgue, ce « Lascia la Spina » de Haendel donné accompagné du luth de Luca Pianca. Ce dernier avait déjà eu l’occasion de se mettre en évidence avec la concerto pour luth et cordes RV 93 de Vivaldi.

Ce très beau duo venait parachever un très intéressant moment musical qui avait aussi donné au violoniste Dmitry Sinkovsky l’occasion de briller en jouant avec une réelle virtuosité son Francesco Ruggeri de 1680. Sinkovsky nous a aussi gratifiés de son talent vocal, donnant la réplique à sa compatriote avant de chanter en duo « Vivo In Te, Mio Caro Bene » (Tamerlano de Haendel) au moment des bis.
Enfin, soulignons la qualité de l’ensemble Il Pomo d’Oro qui a gagné en cohésion au fil de concert pour atteindre un très haut niveau en seconde partie. De la belle ouvrage.

Michel EGEA

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