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On a vu (et entendu) au Grand Théâtre de Provence - Le son "viennois" des Lausanne Soloists et de leur maître Renaud Capuçon

dimanche 10 février 2019

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Aux saluts à l’issue d’une remarquable interprétation de la sérénade pour cordes op 48 de Tchaïkovski. (Photo M.E.)

De deux maux entre deux mouvements, lequel est le pire ? Les applaudissements ou les toux grasses libérées ? La question mérite d’être posée et Renaud Capuçon a dû affronter les deux, à la tête des Lausanne Soloists, samedi soir sur la scène d’un Grand Théâtre de Provence qui avait, une nouvelle fois, fait le plein pour la circonstance. Personnellement nous optons pour les toux, acceptant que le plaisir des auditeurs se manifeste, même si les conventions ne sont pas respectées. Ce débat, autour des manifestations d’enthousiasme d’un public non averti ne sera jamais clos ; mais il est difficile, d’un côté, de prôner la démocratisation de la musique classique et, d’un autre côté, exiger le respect d’une règle qui peut devenir discriminante. Mais revenons à l’essentiel : la musique. Bach et Tchaïkovski étaient au programme de cette soirée où se produisait ce jeune ensemble, composé d’élèves de la Haute École de Musique de Lausanne dont une majorité ont suivi, ou suivent encore, les cours de Renaud Capuçon qui y enseigne, depuis 2014. Le maître et les élèves ont débuté par trois concertos de Bach, deux pour violon et un pour deux violons, Renaud Capuçon retrouvant à ses côtés la talentueuse Raphaëlle Moreau pour la circonstance. Bach servi, en ce samedi soir, à la sauce romantique, techniquement nickel mais interprétation linéaire, avec un son très carré, bien différent de ce que proposent les ensembles baroques au diapason 415 et avec des cordes en boyaux. Une approche différente des œuvres du « père » de la musique qui fut, semble-t-il, appréciée par le public, et c’est l’essentiel. Mais il est certain que, personnellement, nous avons préféré entendre les Lausanne Soloists, et leur violoniste de directeur musical, au service de la sérénade pour cordes en ut majeur de Tchaïkovski. Un répertoire qui colle bien mieux à la jeunesse de l’orchestre et à son « son » tellement viennois. D’ailleurs, Renaud Capuçon ne s’y est pas trompé qui a « bissé », en compagnie de ses jeunes collègues, le deuxième mouvement de cette sérénade, une valse… On n’était pas loin de la perfection à ce moment là. Nul doute que pour les prochaines sorties de l’ensemble, Renaud Capuçon établira des programmes destinés à mettre en valeur cette couleur autrichienne si particulière parfaitement mise en valeur par les Lausanne Soloïsts.
Michel EGEA

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