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"Phi Phi" vainqueur dans la joie et à l’unanimité au Théâtre de l’Odéon

dimanche 29 mars 2015

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Encadrés par les modèles « Phi Phi », les artisans du succès de ce spectacle (de g. à dr.) Bernard Pisani, Laurence Janot, Grégory Benchenafi, Chloé Briot, Philippe Fargues et Claude Deschamps. (Photo Christian Dresse)

Encore un succès à l’Odéon… La nouvelle production de « Phi Phi », l’opérette de Henri Christiné, donnée samedi et dimanche, fera date dans les annales de la maison du haut de la Canebière où le genre musical a établi son domicile depuis des lustres. Et ce pour un tas de bonnes raisons. A commencer par la scénographie d’Eric Chevalier qui, pour la circonstance, a créé un décor adapté à l’étrange scène de l’Odéon, large de 9 mètres côté jardin et de 4 mètres côté cour. Un décor unique, facilement adaptable sur d’autres scènes, où le trompe l’œil et la qualité des éclairages offrent des effets surprenants. Mais aussi, et surtout, la possibilité de pouvoir se déplacer aisément et de réaliser une véritable mise en scène de l’œuvre. Ce que ne s’est pas privé de faire Bernard Pisani qui signe aussi la chorégraphie tout en incarnant Périclès ! L’action se déroule dans la gaîté, avec du dynamisme, non sans oublier la qualité du texte et des jeux de mots et sans occulter, loin s’en faut, le caractère pour le moins coquin du propos. Mais ici c’est la finesse qui préside à ce traitement, loin du vulgaire et du grivois bas de gamme. A l’image des déshabillés de luxe qui magnifient la plastique des deux héroïnes, Madame Phidias et Aspasie.
Madame Phidias, c’est Laurence Janot. Le charme de la danseuse, la voix de l’artiste lyrique : on peut difficilement espérer mieux pour incarner cette quadra qui succombe à l’amour dans les bras d’un jeune, et costaud prince Ardimédon qui fait honneur à son patronyme. C’est Grégory Benchenafi qui lui donne vie avec bonheur. Comédien hors-pair, il est aussi au niveau vocalement. On attendait beaucoup de l’Aspasie de Chloé Briot, et nous ne fûmes pas déçus. La jeune femme est pétillante de vie, sa voix superbe, puissante et d’une grande précision fait merveille. Elle joue la comédie avec un indéniable talent et ce fut un réel plaisir de la retrouver à l’Odéon. Désopilant, omniprésent, talentueux, Claude Deschamp incarne le Pirée avec aisance. Chacune de ses entrées est ponctuée par les rires de la salle qui précèdent ses gags. Une belle performance. Enfin, dans le rôle-titre, Philippe Fargues excelle. Ce spécialiste de l’opérette trouve en Phidias un rôle presque sur mesure. Acteur et chanteur de grand talent il donne à son personnage toute sa dimension et son humanité. Puis il y a Périclès, incarné avec justesse par Bernard Pisani qui tient aussi à être de la fête qu’il a réglé lui-même. Une chose est certaine, la joyeuse troupe a pris du plaisir et nous en a offert sans compter. Ici, il convient aussi de citer les Modèles « Phi Phi », Mlles Beyrand, Bois, Chopian, Freschel, Garcia, Lhuillier, Olmeta et Varbetian. Huit charmantes qui forment un chœur harmonieux et qui prennent aussi une grande part à l’action avec fraîcheur et talent. Enfin, dans la fosse, neuf musiciens étaient placés sous la direction passionnée de Bruno Membrey. Un « petit » orchestre qui a bien sonné en ce dimanche après-midi. Espérons, désormais, que cette production puisse vivre sur d’autres scènes. Elle le mérite amplement.
Michel EGEA

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