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Plénière de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Renaud Muselier veut répondre aux 3 crises "qui nous font face" : sanitaire, économique et sociale

vendredi 9 octobre 2020

Renaud Muselier, le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur vient de faire le point sur les dossiers qui sont à l’ordre du jour de la plénière de ce vendredi 9 octobre. Une plénière lors de laquelle 272M€ seront engagés pour répondre « aux 3 crises qui nous font face : sanitaire, économique et sociale ». Il considère : « La crise sanitaire est toujours présente : sous une forme moins massive, plus complexe et diffuse, mais sur l’ensemble du territoire national et européen. Cette nouvelle manifestation de la présence du virus Covid-19 créé presque plus d’incertitudes et d’inquiétudes que l’épidémie rapide, localisée, et brutale de la fin de l’hiver et du printemps 2020 ». Renaud Muselier évoque également le rapport de la Chambre régionale des Comptes sur la région, mais aussi ses rapports avec Marseille sur deux dossiers, la Coupe du Monde de rugby et les JO.

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Hémicycle de Provence Alpes-Côte d’Azur (Photo archives Destimed/R.P)

La crise sociale « s’annonce brutale »

Concernant la crise sanitaire le Président Muselier est grave, il ne cache pas son inquiétude. Il rappelle également que « la crise économique se poursuit. La reprise de l’activité et du commerce international est incertaine, contrastée, irrégulière d’un secteur à l’autre et, parfois, d’une semaine à l’autre ». Quant à la crise sociale, elle est à ses yeux « certaine » et « s’annonce brutale, avec une hausse de 10 % du RSA en France d’une année sur l’autre. Nous risquons une pandémie de plans sociaux : fermeture de sites industriels entiers, entreprises internationales dont le chiffre d’affaires s’effondre, secteurs des services et de l’hôtellerie-restauration en "stop and go" permanent, secteurs événementiel et culturel contraints, filières d’excellence comme l’aéronautique sinistrées ». Face à un tel contexte, Renaud Muselier affirme : « Je veux engager tous les moyens de notre collectivité. Pas un centime ne doit manquer à l’appel - Tout ce que la Région dépensera dans les trois mois à venir aura un seul objectif : la vie ». Il annonce, dans le domaine sanitaire, 4M€ avec des actions fortes : « dépistage massif des jeunes, aide au secteur hospitalier, campagne de vaccination massive de nos aînés contre la grippe... le tout en concertation avec l’ARS Paca ». A propos de la crise économique : « 60M€ sont mobilisés jusqu’à la fin de l’année pour les entreprises à travers plusieurs outils : prêt rebond, fonds Covid-résistance, fonds de garantie, fonds Essor (Économie sociale et solidaire) ». Bernard Kleynhoff, président de la Commission Économie, Industrie, Innovation ajoute : « Au-delà des aides nous n’avons cessé depuis le début de la crise de faire remonter au niveau national les réalités du terrain de nos entreprises ce qui a permis sur certains dossiers de faire évoluer la situation. Et, maintenant, nous allons accompagner les entreprises dans la reconquête, en contribuant à la restructuration de leur bilan sur le plan financier mais aussi en accompagnant la fusion de PME entre elles afin de leur permettre notamment de s’attaquer à l’international ».

« Avoir une COP d’avance, c’est avant tout prendre soin des victimes de nos dérèglements climatiques »

Enfin, concernant la crise sociale, un soutien à la vie culturelle de 19M€ est annoncé et
de 2M€ pour le sport et à la jeunesse. « Face à la première vague, où nous avions engagé 1,4 milliard d’euros, la Région continue d’agir pour empêcher que la situation se dégrade et pour soutenir la vie ». Au-delà de la Covid, poursuit-il : « Le désastre dans les Alpes-Maritimes montre que l’urgence environnementale est là. Avoir une COP d’avance, c’est avant tout prendre soin des victimes de nos dérèglements climatiques, et c’est ce que nous allons faire. Au total, nous allons engager 250M€ dans les trois prochains mois ». Renaud Muselier évoque ses relations avec Marseille. Il regrette de n’avoir pu encore rencontrer Michèle Rubirola car, précise-t-il : « Sans parler de Nice, lorsque je discute sur les dossiers de Toulon ou d’Avignon, je le fais avec le Maire, en tête à tête ». Il en vient aux positions de la mairie de Marseille sur la Coupe du Monde : « Je conçois tout à fait qu’une nouvelle équipe souhaite revoir des dossiers. Ce qui gêne c’est la méthode, on ne crée pas un conflit avant d’avoir discuté, cela ne s’est jamais vu. Il faut se souvenir que j’ai négocié 10 matchs dans la région plus la présence de trois équipes de l’hémisphère Sud, et les organisateurs apprennent par la presse que la Ville veut renégocier. Attention ! ». De même, à propos des JO il rappelle s’être engagé, dès 2018, sur 21 millions d’euros pour un plan voile : « Et je n’ai jamais été sollicité, de près ou de loin, pour contribuer au financement des infrastructures ».

« Ces collaborateurs sont bien payés parce qu’ils n’ont pas de week-end, pas de vacances, ils travaillent six jours sur sept »

Enfin, Renaud Muselier évoque le rapport de la Chambre régionale des comptes qu’il remercie pour son travail. Il se félicite qu’elle note le redressement financier de la Région. Même satisfaction concernant les observations « sur la maîtrise engagée des dépenses de fonctionnement ». De même, poursuit-il : « Les observations de la Chambre confortent les analyses qui sont les miennes sur la nécessité, pour l’État, de mieux faire respecter la répartition des compétences opérée par la loi NOTRe, en particulier dans le domaine économique ». Un document qui montre que « personne n’a volé, tout le monde a travaillé ». Il indique prendre en compte un certain nombre de remarques, notamment sur l’absentéisme ou encore sur le volume des heurEs supplémentaires : « J’ai demandé, sans attendre les observations définitives, qu’un grand nombre de recommandations ou observations soient d’ores et déjà mises en œuvre ». Mais, concernant son cabinet, il regrette : « le maintien d’une phrase, plus polémique que justifiée, sur le caractère étoffé de mon cabinet où la Chambre comptabilisait, dans un premier temps, 218 personnes. Mon regret est d’autant plus vif que la Chambre indique immédiatement après, que ce chiffre recouvre en réalité des directions et services très normalement rattachés au Directeur de cabinet et que l’effectif maximum légal de 14 emplois a bien été respecté sur toute la période ». Il se fait plus virulent sur les remarques concernant l’âge et le niveau de rémunération de certains collaborateurs du cabinet : « Je rappelle qu’aucun critère légal de statut, de diplôme, d’âge ou de qualifications professionnelles, n’existe à ce jour pour les membres du cabinet d’un exécutif territorial. Par ailleurs, ces collaborateurs sont bien payés parce qu’ils n’ont pas de week-end, pas de vacances, ils travaillent six jours sur sept, donc je les paie bien ». Il ajoute : « Lorsque je suis arrivé à la vice-présidence de la Région j’étais député européen. Je ne coûtais rien à l’institution. Puis je suis devenu Président, je n’ai plus été député européen et je perçois 4 032 euros net. C’est à dire qu’à la fin de mon mandat j’aurais coûté 693 euros par mois, je suis donc le collaborateur le plus mal payé de cette institution ». Et Renaud ne cache pas être prêt au débat avec le RN sur ce rapport...

Michel CAIRE

Tempête Alex : Christian Estrosi et Renaud Muselier demandent le soutien de l’Europe
Christian Estrosi, président de la métropole Nice-Côte d’Azur et Renaud Muselier viennent d’écrire à Ursula Von Der Leven, la présidente de la Commission européenne « alors que le travail de recherche des disparus se poursuit dans la plus grande inquiétude ». Tous deux rappellent que « les services métropolitains, départementaux , de la Région et de l’État sont pleinement engagés pour désenclaver les villages ». Ils signalent également : « Pour traiter les conséquences immédiates de la catastrophe et commencer la reconstruction, la Métropole a mis en place un Fonds d’urgence au profit des populations des communes sinistrées. La Région a également débloqué 10 millions d’euros de fonds d’urgence et annoncé le financement de travaux routiers, sur la ligne ferroviaire Breil-Tende et d’aménagement des cours d’eau ». Et d’avancer : « L’Europe solidaire à laquelle nous croyons, se doit aussi d’être aux côtés des territoires et des populations si douloureusement affectés par cette catastrophe ». Ils précisent : « Même s’il est impossible à ce stade de chiffrer précisément les dommages directs causés par la tempête, tellement ceux-ci semblent importants, il nous apparaît fondamental que des discussions s’engagent dans les plus brefs délais avec la Commission européenne pour faciliter l’accès au Fonds de solidarité de l’UE ». Christian Estrosi et Renaud Muselier ont saisi, en parallèle, les autorités françaises, pour qu’elles demandent officiellement l’activation du Fonds.

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