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Présidence de la Métropole Aix-Marseille-Provence : Victoire de Martine "Janus" Vassal

vendredi 10 juillet 2020

Martine "Janus" Vassal après avoir mené et perdu une campagne d’héritière à la mairie de Marseille a connu, 5 jours plus tard, une résurrection en devenant présidente de la Métropole Aix-Marseille Provence. Présidence acquise largement, bien au-delà de la seule majorité de Droite, grâce à une campagne éclair d’opposante résolue à la gestion de... Jean-Claude Gaudin puisqu’elle va jusqu’à demander un audit financier. Une campagne lors de laquelle Martine Vassal s’est aussi fortement appuyée sur les propositions d’une ennemie historique de l’ancien maire de Marseille, Maryse Joissains-Masini, maire d’Aix-en-Provence. Et c’est d’ailleurs un Aixois, Gérard Bramoullé, son premier adjoint, qui a été désigné premier vice-président. Un Gérard Bramoullé qui s’était vu retiré par Jean-Claude Gaudin, en décembre 2017, sa délégation "Territoire numérique et innovations technologiques" ainsi que toute fonction exécutive pour s’être opposé au budget primitif 2018. Un grand perdant dans cette élection, le Printemps Marseillais, qui ne semble pas avoir mesuré l’ampleur de l’enjeu.

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Martine Vassal réélue présidente de la métropole (Photo AMP)

D’abord des larmes, puis Martine Vassal retrouvant son siège de Présidente de la métropole peut prononcer ses premiers mots. Difficile d’imaginer qu’elle se succède à elle-même lorsqu’on l’entend affirmer : « Pour promouvoir le développement économique, social et culturel de notre territoire ; pour y déployer nos politiques environnementales et de santé, il est nécessaire que nous disposions d’une institution métropolitaine profondément réformée ». Et d’évoquer les enjeux économiques, la transition écologique, la mobilité, les attentes de la jeunesse, l’inclusion... Pour répondre à toutes ces questions, insiste-t-elle : « Il nous faut tout d’abord concevoir une métropole de projets qui nécessite que nous fassions la distinction entre compétences stratégiques et compétences de proximité. Des compétences stratégiques qui concernent le développement économique, l’aménagement du territoire, l’enseignement supérieur et la recherche, l’innovation. Les compétences de proximité seront mieux organisées et assurées par le couple commune/Territoire ». A ce titre, Martine Vassal annonce la constitution d’un comité des Présidents associant présidence de la Métropole et présidence des conseils de Territoires. Un comité qui pourrait, à ses yeux : « Redonner un nouveau souffle au projet métropolitain » qu’elle qualifie ainsi : « C’est à la fois une projection dans l’avenir et c’est la définition d’axes stratégiques du développement du territoire et de son attractivité. C’est un outil pour engager les actions structurantes dans l’espace métropolitain ». Puis de dénoncer : « Les rigidités de gestion et difficultés budgétaires qui ont entravé le bon fonctionnement des conseils de territoire et des communes ». Martine Vassal lance : « Nous devons nécessairement, et dès le début de cette mandature, travailler ensemble à une réforme de la loi et proposer aux instances nationales un cadre métropolitain renouvelé et adapté aux réalités et aux enjeux de notre Métropole, aux réalités et aux enjeux de nos territoires et de nos communes. Je m’y engage personnellement. Au-delà des idées que je viens d’exposer, il nous faudra envisager une restructuration fondée sur la reconnaissance juridique, donc de la personnalité morale, des territoires. Cela permettra, sur le plan institutionnel, de conjuguer diversité et unité dans une Métropole renouvelée ». Et de conclure : « Nous devons repenser et réécrire ensemble une Métropole refondée. Il va falloir se mettre au travail. Le chantier est immense, notre volonté est totale ». Il reste enfin qu’il n’est pas sûr que cette métropole des Maires soit à la hauteur des enjeux et des attentes du monde économique.
Michel CAIRE


Ils ont dit

Martine Vassal, présidente LR de la métropole Aix-Marseille Provence
Fraîchement réélue, présidente de la métropole, Martine vassal se dit honorée « de la confiance qui m’est faite par les 240 élus. Je remercie les 145 qui m’ont apporté dès le premier tour leurs voix. » Annonce : « J’ai une mission forte de réforme de la métropole pour en faire une vraie métropole. Et que cette réforme vienne des communes, des territoires, des élus locaux et territoriaux et non pas imposée de je ne sais où. » Indique avoir pour cela beaucoup concerté. « Tout le monde est d’accord pour une métropole de compétences stratégiques d’un côté et de l’autre la proximité qui aille au plus près de la population(...)  » Et de conclure : « Il est de notre devoir de nous mettre au travail et de faire de cette métropole la plus belle du monde ».
Gaby Charroux, maire PCF de Martigues et président sortant du conseil de territoire Pays de Martigues et candidat à la présidence de la métropole ayant obtenu 61 voix
« Pendant 4 ans on a dit aux maires la même chose qu’aujourd’hui ; on a dit aux présidents de territoire la même chose qu’aujourd’hui : c’est une métropole de projets , c’est une métropole où nous nous appuyons sur les maires, les présidents d’agglo (...) », indique Gaby Charroux qui tient à rappeler qu’il a participé à tout 4 ans durant « avec assiduité ». De fait, il avance : « J’ai constaté des dysfonctionnements liés à l’hypercentralité et, cette hypercentralité on a besoin de la modifier. Il faut passer aux actes tout de suite ». Évoque la dette des agglos, citant notamment Marseille et de dévoiler que certes « en masse elle est plus importante à Marseille mais si on on fait le ratio par habitant ce n’est pas Marseille. il y en a deux autres avant, Marseille n’est que 3e. » Considère qu’il faut redéfinir « l’intérêt métropolitain  ». « A mes yeux ce n’est pas l’intérêt cumulé des 6 agglos et pire encore des 92 communes, ce n’est pas possible de fonctionner comme cela. Il faut une véritable métropole de solidarité, humaine, qui prenne en compte la question environnementale (...), la question de l’alimentation, de l’agriculture, de la mobilité et de l’énergie et surtout qu’on arrête de mettre en concurrence les territoires. » Cite quelques exemples de dysfonctionnement. « Les maires ne peuvent pas découvrir, un matin, en sortant dans leur ville que tout d’un coup il y a un circuit de bus qui a été supprimé, sans qu’il le sache. C’est arrivé. Également on favorise l’émergence de filière économique en mettant en opposition et en concurrence 2 territoires, 2 villes, 2 communes du même territoire. Je parle par exemple de la filière cinéma. Je la défends d’autant plus qu’à Martigues cette filière est portée par un entrepreneur privé, qui sur son argent a créé, dans un lieu privé, une filière exceptionnelle et, qu’est-ce qu’on fait ? on tente de la développer sur Marseille en concurrence avec celle de Martigues. Ce n’est pas sérieux, il faut de la complémentarité, de la solidarité et pas de concurrence entre plusieurs secteurs territoriaux de la même collectivité » (...) Et de conclure : « J’ai beaucoup à dire , j’ai envie de faire des choses. S’il y a de la sincérité et de l’engagement peut-être que l’on peut travailler. (...) Je ne veux pas être dans l’exécutif, je ne veux pas être vice-président comme certains, si je me suis présenté c’est contre le projet porté par Martine Vassal, la présidente ».
Jean-Pierre Serrus, maire LREM de la roque d’Anthéron candidat à la présidence de la métropole qui a obtenu 22 voix
Considère que l’intercommunalité « c’est d’abord du consensus ». Indique vouloir porter une voix dans hémicycle : « pour faire dévier un certain nombre de choses mais jamais dans l’affrontement ». Regrette que Martine Vassal n’ait pas évoqué la conférence des maires. « C’est sans modification institutionnelle. Elle pouvait réunir les 92 maires pour "comment on fait pour décider ensemble"] ». Et d’insister : « Je suis pour une métropole des communes par des conseil de territoires (..) » Et de conclure « Je serai donc cette vigie, je verrais si cette métropole a, comme annoncé, un changement de cap d’efficacité, de rapport aux citoyens(...) ».
François Bernardini, maire d’Istres, président sortant du Conseil de territoire Istres Ouest Provence.
« Le travail accompli avec la Présidente ces derniers mois ont montré un bon partage des responsabilités, en tout cas une bonne vision d’avenir sur les grands projets et un respect des communes qui, aujourd’hui trouve une meilleure place », avance François Bernardini qui considère : « Le conseil de territoire est enfin mis à son véritable niveau (...) celui exécutant principal des décisions de son territoire (..) »

Propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO

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