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Présidentielle - Crif Marseille-Provence : Jean-Marie Cavada : "Emmanuel Macron doit obtenir plus de 60% des voix"

vendredi 5 mai 2017

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Bruno Benjamin entouré de Jean-Marie Cavada et d’Alexandre Rozenberg - Radio Chalom Nitsan - RCN (Photo Robert Poulain)
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Un public attentif pour cette rencontre on retrouve notamment au premier rang Corinne Versini, réferente En Marche 13 et Caroline Pozmentier-Sportich (Photo robert Poulain)
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Clara Sabban est aux côtés de Jean-Marie Cavada, elle milite pour Emmanuel Macron (Photo Robert Poulain)

Jean-Marie Cavada, proche conseiller d’Emmanuel Macron était jeudi soir à Marseille à l’invitation du Crif Marseille-Provence et de son président, Bruno Benjamin. Un moment intense dans cette campagne présidentielle, tant le propos a été fort. Dès ses premiers mots Jean-Marie Cavada rappelle être un enfant de la guerre, issu d’une famille de réfugiés espagnols disparus au début de la guerre et confié à l’Assistance publique. « L’école publique a fait de moi la personne que vous connaissez. La République m’a nourri, fait grandir, m’a appris et fait travailler ». Alors, indique-t-il : « Toute ma vie j’ai été taraudé par deux choses : m’en sortir et redonner ». Une présentation pour mieux expliquer ses engagements. Une manifestation lors de laquelle Caroline Pozmentier-Sportich, adjointe LR au Maire de Marseille en charge de la sécurité, vice-présidente de la région Paca a appelé : « au nom de ses valeurs, de son histoire familiale, de son père enfant caché, à voter Emmanuel Macron ». Bruno Benjamin explique : « Nous vous avons invité car nous souhaitons que vous nous apportiez votre éclairage à quelques jours d’une élection primordiale, sur les enjeux, l’islamisme radical, l’antisémitisme, l’antisionisme des extrêmes » Clara Sabban est aux côtés de Jean-Marie Cavada, elle milite pour Emmanuel Macron. « Lycéenne, raconte-t-elle, je croyais que j’allais faire partie d’une génération heureuse jusqu’à... l’assassinat d’Ilan Halimi. Ce drame a représenté une rupture pour moi ». Elle poursuit ses études à Sciences Po Paris, rejoint le mouvement "Nous Citoyens" de Jean-Marie Cavada. Puis, arrive Charlie Hebdo, l’hyper cacher. « Nous avons peur, en tant que Français et en tant que juifs, et, jusqu’à l’arrivée de Macron, j’ai eu peur ».

« Nous sommes à nouveau en 1958 »

Rappelant l’histoire, la guerre, « les cohortes de gens jetés sur les routes », Jean-Marie Cavada ne cache pas sa colère concernant le refus d’accueillir des réfugiés politiques Aujourd’hui, assène-t-il : « Quels salopards sommes-nous pour avoir la mémoire aussi courte ». « L’histoire, poursuit-il, est une pente longue de gens civilisés qui veulent que la réflexion prédomine sur la bataille, la stigmatisation, sur tout ce qui finit par faire de nous des animaux furieux. Et cette pente est parfois interrompue par des cataclysmes ». Il parle d’une France qui, depuis trois ans est en rupture. Car, souligne-t-il : « Comment considérer un pays dont le premier parti est celui de l’abstention, le deuxième celui des extrêmes  ». Selon lui : « Nous sommes à nouveau en 1958. Nous connaissons des scandales et une instabilité politique, il y avait l’Algérie, nous avons le terrorisme. Et, pour rompre avec cela le peuple s’est levé par les urnes. Il y a deux ans personne ne connaissait Emmanuel Macron. Il y a un an, il crée "en Marche" qui, aujourd’hui, est le premier mouvement de France ». Il en vient au second tour de la Présidentielle : « Vous avez le choix entre deux mouvements qui ont refusé la stupidité des primaires qui ont atomisé les partis ». Pour lui, le neuf arrive mais aussi le désastreux : « Comment comprendre que la France ait pu aussi massivement se jeter sur quelqu’un d’incompétent, qui ne travaille pas, qui est haineuse comme s’il n’y avait pas assez de haine dans ce pays ? Certes, il y a des raisons qui conduisent à ce vote mais on se doit d’être meilleur que soi-même ». Avant de dénoncer : « Mesure-t-on la corruption morale d’un pays qui voudrait mettre une personne sous le coup de 4 instructions judiciaires à l’Elysée ? ».
Jean-Marie Cavada en vient au programme d’Emmanuel Macron, ses 6 grands chantiers, notamment l’éducation « avec des classes de 12 élèves dans les quartiers prioritaires », la réforme sociale et économique, le changement de système des relations sociales, mettant en avant les systèmes des pays nordiques et tout particulièrement celui du Danemark. Il rappelle que « contrairement à ce que veut laisser croire Marine le Pen, Emmanuel macron n’a aucune complaisance pour l’UOIF ». Il aborde la question des "Français Juifs" : « vous n’êtes pas seuls, vous avez des frères dans la peur dans le monde musulman ». Lance : « Prenez en main la politique, apportez votre lot de conscience, faites en sorte que ce pays sorte des ornières qui le menace. On ne peut pas rester au bord de la rivière et attendre de voir passer le cadavre de notre pays ». Il invite : « Écoutez la chanson "Les Loups", ils sont entrés chez nous. Vous devez, nous devons chacun, prendre en main la République, alors, dimanche, pas d’abstention, pas de vote FN. Il faut qu’Emmanuel Macron obtienne plus de 60% des voix ». Et, à la question, n’est-il pas trop jeune pour gouverner la France, il ne manque pas d’évoquer un homme, âgé seulement de trois ans de plus que lui, qui s’était retrouvé à la tête des États-Unis, il s’appelait John Kennedy. Bruno Benjamin de conclure : « Ce soir, nous sommes en marche pour ce siècle ... ».
Michel CAIRE

En marge de la rencontre

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Jean-Marie Cavada (Photo Robert Poulain)

Jean-Marie Cavada revient au micro de Mireille Bianciotto sur les enjeux du vote Macron, expliquant en amont que la Loi française « a besoin de républicains de quelque confession que ce soit ». Considère la laïcité comme « la religion des religions qui garantit le libre-exercice de tous les autres ». Parle d’un pays, « où les libertés sont protégées » ; un pays « qui a produit beaucoup de richesses économiques, pas toujours bien partagées, mais qui a besoin aujourd’hui de redevenir une ambition économique pour faire baisser le chômage qui est l’une des causes de la montée du Front National » ; Et traiter la question de l’immigration, non pas en jetant tout le monde à la mer comme ces gens sottement le disent…

Invitée par le CRIF, Caroline Pozmentier-Sportich explique sa présence de par « un engagement politique qui a toujours été sur des valeurs ». Avant de lancer : « Nous devons résister » ; « nous devons être des sentinelles ». Affiche ses positions en annonçant de nouveau : « J’appelle à voter Emmanuel Macron ». Appelle aussi les partis politiques à être responsables » non plus les uns contre les autres mais pour « construire ensemble ».
Le 3 mai dernier deux événements ont eu lieu, le premier en Avignon où Christian Estrosi a réuni des acteurs de la culture pour appeler à voter Macron et le soir à Marseille, Laurent Wauquiez au sein de la Fédération des Républicains a dit : « Non, non, songeons à notre campagne des législatives ». Caroline Pozmentier avance à ce propos : « Le parti Les Républicains est une grande famille. Je l’ai entendu, il y la voix de Laurent Wauquiez et celle de Barouin, ce qui compte avant tout, c’est la voix de l’avenir et, l’avenir c’est sans ce parti de la haine. Je reste ferme sur mes positions, je ne me reconnaitrais pas dans un parti qui n’appelle pas à faire barrage au FN en votant pour Emmanuel Macron ».

Mireille BIANCIOTTO

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