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Présidentielle - Tribune de Jean-Marc Coppola (PCF-FdG) : "Le bulletin Macron pour battre Marine Le Pen"

vendredi 5 mai 2017

Le débat de la dernière semaine entre les deux qualifiés, n’a pas été à la hauteur des attentes des Français. Il a encore donné une image bien pitoyable de la politique.
Chacun a conforté son électorat du 1er tour et l’on peut comprendre qu’il y ait autant d’indécis, qu’une abstention la plus massive depuis 1969 soit annoncée. Marine Le Pen a été très agressive à coups d’invectives pour apparaître opposée à Macron, alors qu’elle est une véritable imposture sociale.
Je rappelle que l’extrême droite prône le libéralisme avec en plus des régressions pour la démocratie, les libertés et les conditions de lutte. Les propositions mensongères au plan social qu’elle avance ne servent qu’à séduire un électorat mécontent, victime des politiques libérales, mais ce n’est pas son vrai programme.
Son projet pour la France est fait d’exclusion, de haine, de rejet de l’Autre, de fermeture des frontières dans un monde qui bouge et qui doit s’enrichir de l’apport de l’altérité. Quant à Emmanuel Macron, lui, a endossé l’habit de l’économiste libéral pour montrer qu’il connaît les dossiers, mais il a confirmé qu’il n’a aucune volonté de s’attaquer au cancer de notre pays : les inégalités et les discriminations. Il n’y a aucune rupture avec les politiques de régressions sociales imposées ces dernières décennies et particulièrement avec Sarkozy et Hollande : ce qui fait le terreau du FN.
On peut ainsi comprendre que l’affiche du second tour fasse hésiter de nombreuses électrices et de nombreux électeurs et particulièrement dans le monde du travail. Nous sommes bien au bout d’une monarchie présidentielle, celle de la 5e République, qui fait que nous n’avons pas un choix véritable entre deux politiques. Nous choisissons le moindre mal, ou plutôt celui qui nous mettra en meilleure posture de résistance. Mais pour moi, il n’y a aucune ambiguïté, il faut battre Marine Le Pen dimanche prochain, et je ne spécule pas sur l’idée que d’autres la feront battre à ma place, je préfère utiliser le bulletin Macron. Je préfère assurer la défaite de Marine Le Pen, car il n’y a rien de pire que la haine, le racisme, la xénophobie, à l’origine des processus qui conduisent aux génocides. Je veux être en phase avec moi-même, alors que j’ai emmené des centaines de lycéennes et de lycéens au Camp des Milles, à Auschwitz et Birkenau avec les derniers revenants.
Je veux être en phase avec les habitants des cités populaires qui ne veulent pas de Marine Le Pen et pour qui l’assassinat d’Ibrahim Ali par des militants FN, un soir de février 1995, reste encore dans leur tête comme une plaie pour se souvenir.
Cet acte responsable d’utiliser le bulletin Macron, ne me conduit pas à adhérer à ses propositions, car dès le 8 mai, je me battrai contre ses choix nocifs pour la majorité d’entre nous, pour le pays, et je m’en donnerai les moyens avec de vrais députés résistants, que nous allons élire en juin. Des députés qui ne se compromettront pas, qui ne voteront pas l’austérité, et qui agiront pour une juste répartition des richesses.
Viendra en effet le moment de reconstruire une vraie gauche, porteuse d’un projet de société où les valeurs de la République, Liberté, Égalité, Fraternité, seront au cœur des politiques mises en œuvre et permettront de dessiner un véritable « vivre ensemble apaisé ». Viendra l’urgence à créer des rapports de force, la force du peuple, pour imposer une politique de progrès social, qui est la meilleure stratégie pour faire reculer le Front national. Fort des plus de sept millions d’électrices et d’électeurs pour Jean-Luc Mélenchon au 1er tour et plus même, si certains n’avaient pas agité des peurs, nous en avons les moyens. C’est la raison pour laquelle, communistes, insoumis, militants d’Ensemble, d’EELV, de la NGS, du PG, des forces progressistes, travaillent au troisième tour de la présidentielle : les législatives, échéance pour laquelle nous avons beaucoup d’ambition avec des candidatures de rassemblement dans un maximum de circonscriptions en France. C’est particulièrement le cas dans les Bouches du Rhône et à Marseille où Jean-Luc Mélenchon est en tête au 1er tour sur la ville et en tête dans 8 arrondissements sur 16. Des discussions sont en cours au plan national pour un accord qui s’appuie sur l’ancrage territorial des candidates et des candidats. Car après l’échec du rassemblement à la Présidentielle, avec le refus par Benoît Hamon de la main tendue pour rejoindre Jean-Luc Mélenchon, personne ne comprendrait que nous partions divisés aux législatives. Soyons à la hauteur de l’espoir soulevé au 1er tour par Jean-Luc Mélenchon qui a ouvert une brèche dans la pédagogie du renoncement.
Concrétisons la dynamique de gagne pour la perspective de nouveaux jours heureux.

Jean-Marc Coppola - Conseiller municipal PCF/FdG de Marseille- ancien vice-président de la région Paca

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