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Présidentielle : le "patriote" Macron appelle à la mobilisation à Marseille

dimanche 2 avril 2017

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(Photo Robert Poulain)
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(Photo Robert Poulain)

A Marseille, la multiculturelle, et devant plus de 5 000 personnes, le "patriote" Macron lance la dernière phase de sa campagne en affirmant « On craint dégun ». S’il réserve la plupart de ses attaques pour le FN « le parti de la haine et du repli », il n’en garde pas moins quelques tacles pour le candidat Les Républicains François Fillon : « Il y a peu de moments où le nom de son Parti a été aussi immérité par celui qui en porte les couleurs  » avant de plaider pour une politique méditerranéenne et plus largement africaine, afin d’en finir « avec la France Afrique », avec une Méditerranée qui, aujourd’hui « est devenue le tombeau de la nécessité, une honte, une mer de division ». Un meeting devant une salle où l’on retrouvait toutes les tranches d’âges, une forte présence féminine, des sympathisants qui ont souvent interrompu le propos par des « On va gagner » et des « Macron président ». Un candidat qui ne cachera pas son amour pour l’OM : « Je suis un enfant de la génération 26 mai 1993 (OM champion d’Europe ndrl). Quand on me demande pourquoi je suis supporteur de l’OM, je réponds : "c’est parce que ce club m’a fait rêver, pleurer parfois". Et puis le sport permet de sortir de l’assignation à résidence ». « Marseille, ajoute-t-il, est la ville de mon cœur. C’est ici que j’ai fait mon premier déplacement après avoir annoncé ma candidature. Nous étions alors peu nombreux et regardez combien nous sommes aujourd’hui ». « Je veux, lance-t-il, que nous soyons le vote du cœur, de l’espérance et que nous chassions loin du pays le parti de la haine qui nous fait tellement honte ». Ajoutant : « Tout le monde s’est habitué à ce que ce parti soit en tête au premier tour, nous non ! Et c’est nous qui serons en tête lors du premier tour ». Il n’oublie pas François Fillon : « Il ne propose rien, il se calfeutre car il ne peut plus aller à la rencontre des Français et, à Toulon, il a fait siffler un représentant de la famille gaullienne. Raison pour laquelle j’ai tenu à rencontrer Christian Estrosi, aujourd’hui, avec lequel nous avons des désaccords mais qui est un républicain ». Il évoque les attaques qu’il subit de la part de LR sur l’armée et notamment sa proposition de service national de durée courte, obligatoire et universel. « Ils se prennent pour des spécialistes mais, les militaires n’ont pas oublié les 54 000 emplois supprimés, la grande réforme de la fiche de paie, leur manque de vision, leurs errements en Libye ». Il ne manque pas de signaler être aussi attaqué par la candidat socialiste Benoît Hamon :« Nous sommes attaqués de toutes parts parce que nous portons leur disparition, nous sommes l’alternance profonde, nous sommes le cap de l’espoir, le projet qui protège ». Il dénonce : « Voilà plus de 20 ans que la Droite et la Gauche dans un tic-tac se partagent les affaires du pays, 20 ans d’inefficacité, de blocage ». « On m’attaque, reprend-il, on dit que je suis un héritier ou un traître. Impossible d’être les deux, il faudra qu’ils choisissent. Et puis, surtout, les héritiers des millions de chômeurs et de dettes c’est eux ». Face à cela il entend représenter le renouvellement : « La moitié de nos candidats aux législatives sera issue de la société civile, du monde économique, artistique, universitaire, associatif. Nous ferons travailler des femmes et des hommes qui s’étaient séparés alors que leurs objectifs étaient commun. Le changement, ce sera celui de la parité véritable, non parce que la Loi l’impose mais parce que la société est paritaire. Ce sera une autre façon de faire de la politique, de la civiliser ».

« Notre culture c’est ce qui nous tient car nous sommes bien nés sous la même étoile »

Puis de décliner les grands axes de son programme. Il met l’accent sur l’éducation et la culture. Élu, il s’engage à ce que les classes de CP et de CE1 en zone prioritaire ne compte que 12 élèves. « Nous allons également remettre en place le parcours bi-langues car cela ne doit pas être un privilège réservé à certains. Nous redonnerons aussi l’espoir par la culture car c’est ce qui nous fait peuple. Notre culture c’est ce qui nous tient car nous sommes bien nés sous la même étoile ». L’espoir, à ses yeux « C’est le travail, il donne un avenir, permet de construire sa vie. Alors nous favoriserons les créations d’entreprise, nous baisserons les charges pour les entreprises... ». Insiste sur la suppression de la taxe d’habitation pour 80% de la population française « parce que c’est un impôt injuste ». Annonce également un plan de 5 milliards pour l’agriculture : « car il faut cesser de stigmatiser nos paysans. Ils ont un avenir et sont notre fierté ». Met en avant l’importance qu’il accorde à la sécurité, à la lutte contre le terrorisme, « sans tomber dans le piège de la guerre civile, la division, la stigmatisation ». Parle de tolérance zéro « à l’égard de la délinquance et des dérives policières ». En vient à l’Europe : « Nous allons écrire une nouvelle page car sinon elle s’effondrera. Et c’est nous qui sommes les patriotes car nous voulons une France forte, ouverte dans l’Europe et regardant le monde ». Et de soulever la salle en lançant : « Quand je regarde Marseille je vois une ville franco-française. Je vois des Arméniens, des Comoriens, des Italiens, des Algériens, des Marocains, des Tunisiens, des Maliens, des Sénégalais.... Je vois des Marseillais, des Français fiers de l’être. Elle est là l’énergie de la France et ce qui n’ont pas compris cela n’ont rien compris ».
C’est la chef d’entreprise Corinne Versini qui avait ouvert le meeting : « Je crois que pour la première fois nous allons changer les choses, faire en sorte que la politique devienne une mission et cette mission nous devrons la réussir, battre le FN, ce que nous ferons en nous rassemblant derrière les idées progressistes d’Emmanuel Macron ». Avant de lancer : « On ne peut pas faire du neuf avec du vieux, ici plus qu’ailleurs c’est ce que nous allons faire ». Avant que Christophe Castaner ne rappelle son retrait lors des dernières régionales, pour faire barrage au FN : « Ce parti prétend parler au nom du peuple, il ne parle qu’en son nom. Il refuse la liberté, trahit l’égalité en trahissant les plus faibles, et que dire pour la fraternité ? Le FN n’est que haine ».
Michel CAIRE

Ils ont dit...

Christophe Castaner : « Le seul qui peut gagner la présidentielle face à Marine Le Pen »

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Christophe Castaner (Photo Robert Poulain)

Parmi les premiers marcheurs, maire de Forcalquier, tête de liste PS aux Régionales, Christophe Castaner rappelle qu’Emmanuel Macron « subit des attaques indignes » et attend de certains candidats « un peu plus de dignité ». « S’ils avaient des méthodes différentes du FN cela ne ferait que les honorer ».

Céline, 47 ans, d’Aix-en-Provence : « J’ai adhéré pour la (dé) Marche »
« J’ai toujours voté soit blanc soit contre et c’est la première fois que j’ai eu envie de voter pour ».

El Sarkaoui : « Essayer d’aller de l’avant »
La cinquantaine, infirmier libéral à Marseille, présent dans la salle sans badge ni drapeau, ni pancarte, El Sarkaoui considère : « Il s’intéresse au plus petit comme au plus grand  ».

Jean-Marc Maini : « Emmanuel Macron veut faire entrer la France dans le 21e siècle » .
Animateur "En Marche" dans le 8° arrondissement de Marseille et Responsable de la mobilisation EM au niveau départemental 13, Jean-Marc Maini, souligne : « Il suscite beaucoup d’espoir notamment dans les quartiers Nord et un réel engouement chez les jeunes ».

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