Primaire de la gauche : Tribune libre d’Annie Levy-Mozziconacci et Elsa Di Méo : « Pour Manuel Valls, les droits des femmes sont centraux pour notre vivre ensemble »

Publié le 19 janvier 2017 à  19h29 - Dernière mise à  jour le 29 novembre 2022 à  12h31

Depuis la création, à la suite de l’élection de François Mitterrand en 1981, du Ministère des droits des Femmes la gauche a toujours mis l’égalité femmes-hommes au cœur de ses combats.

Manuel Valls (Photo Philippe Maillé)
Manuel Valls (Photo Philippe Maillé)

Les avancées ont été nombreuses. Mais force est de constater que beaucoup reste à faire. Qu’on l’appelle plafond de verre ou résistance de la structure patriarcale de notre société, les blocages demeurent nombreux. Les réactionnaires de tous bords voudraient cantonner ou remettre les femmes dans la sphère privée. L’égalité femmes hommes est un enjeu fondamental au cœur des valeurs de la note République sociale et laïque.
Les droits des femmes ne sont pas une variable d’ajustement que l’on ne regarderait qu’en période économique faste. Depuis 2012, les femmes ont acquis des droits nouveaux en France. Droits sociaux d’abord, accès à des milieux économiques depuis trop longtemps réservés aux hommes.
Manuel Valls porte mieux que quiconque ce combat. Les droits des femmes sont centraux et non périphériques à notre vivre ensemble, à notre vie économique et notre pratique de la politique. Il l’a réaffirmé dans sa déclaration de candidature en allant aux côtés de femmes victimes de violence dans un centre spécialisé mais également en rappelant que l’aspiration à l’émancipation des femmes est un combat de gauche. Il l’a toujours été et doit plus que jamais le redevenir.
En tant que femmes, citoyennes, élues, militantes, nous sommes fières qu’un socialiste se revendique féministe et reprenne le flambeau de l’émancipation des femmes. Ce combat n’est pas celui des femmes, il est celui de tous les promoteurs du progrès social. Trop longtemps nos combats, nos aspirations ont été relégués au second plan, derrière des combats sociaux, effacés sous couvert d’universalisme.
L’ADN de la gauche de transformation sociale c’est pourtant l’articulation entre les combats sociétaux et les combats sociaux. C’est ce paradigme que porte Manuel Valls. C’est cette démarche à laquelle nous adhérons.
Nous appelons toutes celles et tous ceux qui comme nous, femmes et hommes de gauche, de progrès veulent que soit porté fièrement la cause des femmes à se mobiliser derrière Manuel Valls.

-Annie Levy-Mozziconacci est conseillère municipale et métropolitaine – représentante départementale de Manuel Valls à la commission départementales des primaires
-Elsa Di Méo est Porte-parole de Manuel Valls

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