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Pro D2. Copieuse rentrée pour Provence Rugby - Fabien Cibray, manager général : "Le haut niveau c’est le détail, le détail c’est le travail…"

mercredi 21 août 2019

Si l’été est chaud, la rentrée de Provence Rugby s’annonce, elle aussi, torride. Un déplacement à Mont-de-Marsan, la réception consécutive des deux relégués du top14 Perpignan et Grenoble et un déplacement à Béziers, où c’est toujours caliente, voici pour le premier bloc. Mais, il n’y a aura pas répit avec un deuxième bloc qui verra les Aixois recevoir Vannes, se déplacer à Montauban puis recevoir Colomiers et Oyonnax. Huit matchs, cinq réceptions et trois déplacements et rien que du lourd. Autant dire qu’au soir du 20 octobre, selon l’adage célèbre, comme à la fin de la foire, on pourra commencer à compter les bouses… Du haut de ses 33 ans et des poussières, Fabien Cibray, promu manager général en fin de saison dernière, sait l’importance de ces deux premiers mois. Et s’il est l’un des plus jeunes managers du rugby français, il conserve la tête froide et les idées claires… Entretien.

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Fabien Cibray manager général de Provence Rugby (Photo M.E.)

Destimed : Au terme d’une préparation entamée en juillet, quel bilan en tirez-vous ?
Fabien Cibray : Nous avons fait une bonne préparation qui a été volontairement longue parce qu’on a voulu coupler le rugby et le physique. Nous avions beaucoup de nouvelles choses à voir sur notre rugby. Cela a été conclu par deux victoires en matchs amicaux qui ont validé la qualité du travail effectué mais dont il faut relativiser l’importance. Ils nous ont permis de prendre confiance, d’affirmer notre physique et de soigner notre technique dans l’optique du début du championnat.

L’an dernier, beaucoup de fautes avaient généré des cartons, les déplacements étaient délicats et seuls les matchs à domicile semblaient aboutis. Vous êtes vous servi de ces constats pendant cette préparation, sachant que le collectif a beaucoup évolué à l’intersaison ?
Absolument ; il faut retenir les leçons de tout, surtout du passé. La saison dernière, notre indiscipline nous a coûté beaucoup de points ; nous avons été l’équipe qui a totalisé le plus de cartons. On a aussi été une équipe à deux visages, conquérante à domicile, capable de proposer un rugby intéressant et à l’extérieur une équipe qui subissait beaucoup et incapable de prendre des points de bonus défensifs. Pour y remédier, nous avons soigné le recrutement. Les joueurs qui sont arrivés à l’intersaison vont nous amener l’homogénéité et la constance qui nous a fait défaut la saison dernière. Nous allons avoir la possibilité de mettre des joueurs en concurrence, ce qui n’était pas le cas l’an dernier et j’espère que cela va tirer tout le monde vers le haut. Je souhaite que cette homogénéité nous permette de franchir un cap en matière de performance.

A la veille du déplacement à Mont-de-Marsan, où en est l’effectif au niveau médical ?
Hélas nous avons quelques joueurs qui sont à l’infirmerie. Nous avons perdu nos demis d’ouverture sur blessure à deux jours du premier match amical. Nous devrions en retrouver un pour le déplacement de ce week-end. Mais dans l’ensemble, nous disposons d’un groupe assez compétitif pour le début de championnat.

Le premier bloc qui arrive, c’est un peu l’Everest, non ?
Je dirais même que les deux premiers blocs sont énormes. Oui, c’est l’Everest, mais c’est aussi difficile qu’excitant. A un moment, ces équipes il faut les jouer aussi. Nous avons parlé de constance plus haut et nous allons nous retrouver directement au cœur du sujet. Serons-nous capables d’être au niveau d’équipes qui prétendent toutes au top 6 et surtout de maintenir ce niveau sur huit matchs ? Le challenge, il est là. Le calendrier est ce qu’il est et nous n’allons pas passer notre temps à nous plaindre. Tous les matchs sont durs. Il va falloir les préparer comme des matchs de très haut-niveau, tous. Ils seront d’autant plus importants qu’ils installeront, ou non, une dynamique pour la suite. On ne part surtout pas battus, ce n’est pas l’esprit de la maison et nous avons les armes pour rivaliser avec ces équipes.

Quel est l’objectif de la saison ?
C’est faire aussi bien, voire mieux que la saison dernière terminée avec 68 points et une place de 9e ex-æquo ; un record historique pour le Club. Cette saison, le mieux, c’est le top 8. Cela marquerait une progression pour le club qui poursuit sa construction sereinement, d’année en année.

A 33 ans et quelques mois, n’est-ce pas trop difficile de s’imposer comme manager général ?
Je n’ai pas de souci particulier à ce niveau là. Je suis assez transparent, franc et direct et j’ai eu, moi même, des entraîneurs jeunes avec qui ça s’est très bien passé. Ce sont des exemples. C’est vrai que cela a été un peu précipité pour moi mais c’est comme ça. J’ai accepté le challenge et je me sens capable de le relever. Je m’inscris totalement dans la politique et la dynamique du club.

On entend parfois dire que vous êtes très strict dans votre management, dur même. Qu’en est-il ?
Je me suis construit comme ça. Et je reste persuadé que lorsqu’il y a un cadre bien défini, lorsque les choses sont claires, lorsqu’il y a une relation de transparence avec les joueurs et le staff, mes idées argumentées sont plus faciles à faire passer. Puis le haut-niveau, ça se joue à rien. Le haut-niveau c’est le détail et, le détail, c’est le travail. Aujourd’hui plus vous allez vers l’élite, plus les mecs sont à un niveau de travail et de détail qui est extrême. Si le club veut continuer à progresser, il faut une exigence au quotidien et une constance dans nos efforts. A un moment donné, il y a des choses qui nécessitent le talent pour accéder au très très haut niveau ; puis il y a des choses qui nécessitent beaucoup de travail et d’abnégation ; je pense que cela c’est prioritaire. Le talent c’est ce qui va faire passer du bon joueur au très bon joueur. Le travail et l’abnégation, la cohérence, la compréhension du jeu, c’est ce qui va permettre à un joueur moyen de devenir un bon joueur. Je veux que le travail soit au centre des préoccupations de chacun pour nous permettre de franchir un cap.

En vous confiant le poste de manager général, le Président Denis Philipon a fixé comme objectif de jouer les barrages sous trois ans. Vous y pensez ?
Chaque chose en son temps… Cette année il faut consolider les acquis de la saison dernière. Car la deuxième saison d’un promu est statistiquement très compliquée. Marche après marche il faudra avancer. Mais il y a beaucoup de concurrence dans ce championnat qui est vraiment très relevé.
Propos recueillis par Michel EGEA

Provence Rugby reçoit l’USA Perpignan le dimanche 1er septembre à 14h25 puis le FC Grenoble le vendredi 6 septembre à 20 heures au Stade Maurice David. Plus d’info : provencerugby.com

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