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Provence-Alpes-Côte d’Azur : L’Environnement, un atout pour la croissance et pour l’emploi

jeudi 10 novembre 2016

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Maud Fontenoy a ouvert à la Villa Méditerranée les Assises de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer (Photo Robert Poulain)
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Christian Estrosi d’annoncer que ces Assises vont se poursuivre avec une prochaine étape en 2017 (Photo robert Poulain)

C’est dans un amphithéâtre comble de la Villa Méditerranée que ce sont tenues, au terme de 5 mois de concertation, les Assises de l’environnement, de l’énergie et de la mer. Christian Estrosi, le président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur précisant : « ces Assises vont se poursuivre et nous donnons déjà rendez-vous pour la prochaine étape en 2017 ». Maud Fontenoy, vice-présidente déléguée au développement durable, à l’énergie et à la mer, à l’initiative de cette opération, explique sa vision de l’écologie : « positive, pragmatique, qui ne stigmatise pas les entreprises mais, au contraire, travaille avec elle pour réconcilier l’Homme et son environnement ».
Afin que le plus grand nombre mesure les enjeux, Maud Fontenoy raconte des anecdotes de sa vie de navigatrice et notamment : « quand tu es dans les 40e rugissants, pris dans les éléments, avec ton bateau qui ne cesse de se retourner et que, tout à coup, tu croises un frigo qui flotte entre deux eaux tu mesures la gravité du problème », avant de rappeler que 7 millions de tonnes de déchets sont rejetés chaque année dans les océans. Puis d’évoquer toutes les potentialités qu’offre la mer, en termes de santé, d’alimentation, d’énergie... « Mais, nous sommes devant une immense bibliothèque dont nous ne savons pas encore lire les ouvrages »
Puis, Anne Claudius-Petit, Josy Chambon et Mireille Benedetti font le point sur les ateliers, les grandes idées qui en ressortent et l’esprit constructif dans lequel les débats se sont déroulés. Christian Estrosi peut alors revenir sur ce processus, rappelant que, pendant la campagne des élections régionales, il, avait pris l’engagement, avec ses colistiers, de bâtir une nouvelle politique environnementale.
Parle d’une « indispensable » vision à long terme « dans la compétition que se livrent les territoires régionaux, nationaux et même internationaux, pour attirer toujours plus d’investissements, pour favoriser l’accès à un environnement de qualité, riche de ses paysages et de sa biodiversité, pour mettre en place une politique énergétique innovante où l’énergie est accessible à tous à un coût raisonnable pour chacun. »
Pour le président « la question centrale de ces assises est finalement assez simple : transmettrons-nous à nos enfants un monde dans lequel ils vivront mieux que nous ? ».
Il en vient aux actions à mener, la première ayant été votée le 24 juin dernier :« Il s’agit de faire de notre région la première "Région no-plastic" de France, en favorisant les solutions alternatives innovantes dans ce domaine. Dès 2017, nous consacrerons plus de 350 000 € à ce projet notamment en lançant une consultation qui accompagne l’élaboration du Plan régional de prévention et de gestion des déchets ». « Nous allons également, poursuit-il, lancer l’opération "100 % de nos villes et villages équipés de containers" pour faire du tri sélectif une réalité dans notre région ». « Nous n’avons pas vocation à demeurer la région de France qui trie le moins ses déchets », déplore-t-il. Avance des chiffres pour étayer son propos : « Le tri du verre est en moyenne dans notre région de 21 kg/habitant, quand il est de 29 kg/habitant en moyenne française. Dans le département des Hautes-Alpes, le niveau atteint 40 kg/habitant, montrant quel niveau de performance nous pouvons atteindre. Pour les autres matériaux, emballages, papiers-cartons et textile, la performance régionale est de 35 kg/habitant pour 47 kg/habitant au niveau national. Là aussi, le département des Hautes-Alpes fait figure de modèle en atteignant 54 kg/habitant. Nous nous fixons donc l’objectif d’atteindre en 2020 les résultats des Hautes-Alpes sur l’ensemble du territoire régional ». Et il est bien question de sensibilisation des habitants de la Région « aux conséquences sur la mer, des comportements inadaptés à terre ».
L’économie circulaire s’inscrira dans ce processus avec la mise en place de dispositifs à destination des entreprises et des collectivités « pour le développement de solutions innovantes » dans ce domaine. Une action, lancée dès 2017 concerne l’utilisation plus écologique des ressources dans les zones d’activités gérées par les collectivités : « l’écologie industrielle et territoriale  ». Dans ce cadre la Communauté d’Agglomération Var Estérel Méditerranée qui compte 28 parcs d’activités sera un territoire test. « A partir de son expérience, nous ferons connaître les bons outils à l’ensemble des zones d’activités de notre territoire ».

« Nous allons investir 500 millions d’euros pour rénover plus de 60 lycées »

Puis d’en venir à la transition écologique. Christian Estrosi insiste à ce propos sur la rénovation énergétique des logements. « Les bâtiments résidentiels représentent plus de 20 % de la consommation d’énergie régionale et 10 % des émissions régionales de gaz à effet de serre. En région, le secteur du BTP contribue fortement à l’économie régionale, autant en nombre d’emplois (+ de 80 000 emplois) qu’en création de valeur et la rénovation énergétique représente un potentiel important de croissance et de développement de l’emploi et des qualifications. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce sont 50 000 logements que nous devons rénover chaque année ». Il estime à ce titre que le rythme et la qualité énergétique des rénovations réalisées ne sont pas au niveau des objectifs. « Nous allons donc financer dès 2017 la réhabilitation thermique de 7 000 logements supplémentaires et nous allons investir 500 millions d’euros pour rénover plus de 60 lycées, soit une économie de 2,4 millions d’euros sur notre facture énergétique et plus de 3 000 emplois créés ». Et un partenariat avec les associations départementales des Maires est en préparation pour faciliter la sensibilisation de ces élus. Christian Estrosi n’omet pas la mobilité et dans l’attente des Assises des transports dont les conclusions seront dévoilées au printemps, il souhaite déjà annoncer « une aide au déploiement des bornes de recharge pour les véhicules électriques, notamment dans les secteurs où le privé n’ira pas financer d’équipements. Une étude est prévue pour 2017 ».

« L’eau, en tant que ressource, constitue un vecteur majeur de développement économique »

La protection des ressources naturelles et de la biodiversité n’est pas oubliée. « Concernant la biodiversité, précise le Président, la loi donne à la Région un rôle de chef de file. Nous allons donc nous doter dès 2017 d’une Agence de la biodiversité. Nous serons l’une des premières Régions de France à le faire ». De même, dans le domaine de l’eau, ajoute-t-il : « Nous allons déposer notre candidature pour les missions d’animation et de concertation dans ce domaine. L’eau, en tant que ressource, constitue un vecteur majeur de développement économique. 5 000 emplois directs sont liés à cette filière. La concession régionale Société du Canal de Provence, présidée par Philippe Vitel, vice-président de la Région, recouvre un patrimoine hydraulique de 2,8 milliards d’euros permettant l’alimentation, grâce à 5 000 km de canalisations, de 6 000 exploitants agricoles, 1 700 entreprises, 165 communes et 37 000 particuliers. L’agriculture irriguée représente 100 000 hectares et génère 25 000 emplois ».
Christian Estrosi évoque également le développement des circuits courts dans la Région : « afin que l’ensemble de nos habitants puissent accéder aux produits de qualité de nos agriculteurs locaux ;Nous avons déjà commencé à travailler sur cet engagement en 2016, notamment en préparant 4 expérimentations d’alimentation en circuits courts des lycées qui seront opérationnelles au printemps. Ce sont ainsi plus de 50 % des ingrédients des 11 millions de repas servis dans nos cantines qui seront issus de nos producteurs locaux ». En 2017, la Région s’engage à mettre en application les 200 points de vente directe de produits fermiers. Il est rappelé que lorsque le circuit est court, « le producteur récupère 80 à 100 % du prix de vente », cela génère, en moyenne, deux fois plus d’emplois directs que les circuits longs et de plus en plus de consommateurs souhaitent désormais acheter des produits locaux respectueux de l’environnement. Les filières de qualité sont un atout en ce sens, déjà « 43 % des exploitations produisent sous signe officiel de qualité » dans la région. Le Président d’insister : « Le développement des circuits courts s’avère donc un choix triplement gagnant : pour les agriculteurs qui retrouvent un marché rémunérateur pour leurs produits, pour la santé des consommateurs qui ont accès à des produits de qualité, pour l’environnement car les terres agricoles sont maintenues ». Dès le début de l’année 2017 la Région va lancer un appel à projets de 500 000 € pour soutenir les initiatives de valorisation des produits locaux.
Michel CAIRE

Actions lancées dès 2017

Déchets
- Lancer une campagne d’information axée sur la gestion du tri, soutenir les communes pour le déploiement de containers innovants. Un bus itinérant d’éducation à l’environnement sillonnera également les plages pendant l’été 2017.
- Favoriser l’économie circulaire : un dispositif sera lancé à destination des entreprises pour des solutions innovantes d’économie circulaire et un appel à projets, sur le même sujet, à destination des collectivités pour les zones d’activités.
- Financer des actions de recherche/développement pour de nouveaux plastiques.
- Obtenir une certification européenne « Ports propres et restaurés » pour 100 % des ports de la région.

Transition énergétique
- Accélérer la rénovation énergétique des logements et développer l’indépendance énergétique des particuliers en finançant la réhabilitation thermique exemplaire, en expérimentant une démarche de sensibilisation et de suivi d’élus volontaires.
- Rénover les lycées pour atteindre 40% d’économie d’énergie.
- Développer les énergies renouvelables : un appel à projet smart Pv engagé depuis avril jusqu’en mars 2017 soutient des installations photovoltaïques.
- Accompagner les nouvelles mobilités (électricité, gaz) et les déplacements doux : création d’un nouveau dispositif pour aider au déploiement de bornes de recharge pour les véhicules électriques, développement des véloroutes (1500 km d’ici 2025), des pôles d’échanges (Nice, Salon de Provence, Toulon, Cannes, Carpentras, Aubagne,…).

Santé / protection et valorisation de la biodiversité
- Se doter, dès 2017, d’une Agence Régionale de la Biodiversité.
- Déposer notre candidature pour se voir attribuer la compétence « eau » (mission d’animation et de concertation dans le domaine de l’eau).
- Créer un fonds de dépollution des espaces naturels et des milieux aquatiques. soutien aux campagnes de nettoiement des milieux naturels.
- Accompagner des agriculteurs dans leurs efforts pour réduire les impacts environnementaux.
- Atteindre la création de 200 points de vente directe supplémentaires de produits agricoles : un appel à projets sera lancé début 2017 par la Région auprès des producteurs.
- Créer un label Pêche dans le cadre de la nouvelle Assemblée maritime (AMCRE).
Lancer l’enquête « baromètre santé 2017 en région Provence Alpes Côte d’Azur » avec l’observatoire régional de la santé.
- Créer une charte « filière bois et forêt durable en Provence Alpes Côte d’Azur ».
- Soutenir les communes dans leur dispositif de lutte contre le charançon rouge pour sauver les palmiers.
- Multiplier et diversifier les chemins de la biodiversité dans les espaces naturels, en milieu marin et urbains.
- Lutter contre l’érosion des plages : 10 projets seront soutenus d’ici 2020.

Exemplarité de la région en matière environnementale
- S’engager dans une commande publique responsable. Le schéma de promotion de l’achat écologiquement et sociologiquement responsable sera voté en décembre 2016. des actions pour un meilleur tri des déchets et une rationalisation des déplacements seront lancées.
- Lancer le prix de l’écologie positive de demain dans les lycées avec notamment pour objectif de verdir nos lycées.
- Assurer aux lycéens une alimentation en circuits courts. 4 expérimentations débutent dès janvier 2017. Une généralisation progressive à compter de la rentrée 2017 est prévue.

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