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QUI SERA LE NOUVEAU PAPE ?

lundi 11 mars 2013

LE TEMPS DES PRONOSTICS

Quel est le point commun entre un site de paris en ligne et la très sérieuse presse internationale qui a suivi pas à pas les préparatifs du conclave qui débute ce mardi 12 mars à Rome ? Rien, a priori… Sauf que chacun y va de son pronostic sur le nom du successeur de Benoit XVI. Quel qu’il soit, sa tâche sera immense pour affronter la situation dans laquelle se trouve l’Eglise aujourd’hui.

Décidément, ce XXIe siècle ne respecte plus rien. La libéralisation des paris en ligne sur les matchs de football, ce sport de Pharisiens qui programme désormais des rencontres de première division le dimanche à la mi-journée en Italie et en Espagne privant les églises de nombreux fidèles, ou sur le poker, ce jeu d’argent baignant dans le péché, passe encore… Mais voilà qu’à la veille du début du conclave qui doit élire le successeur du Pape Benoit XVI, les spéculations sont telles que le site de paris en ligne Unibet.fr n’a pas hésité à inviter les joueurs à parier gratuitement sur l’identité du futur pontife via un site spécialement créé pour l’occasion ! (*) Depuis 10 jours, les joueurs peuvent ainsi parier gratuitement sur le nom du prochain Pape, son âge, son pays d’origine, le nom qu’il choisira, la durée du conclave, la durée de sa première présence au balcon ou encore le nombre de fidèles qui y assisteront. Avec à la clé, pour les joueurs qui auront réussi à placer quatre paris gagnants sur l’événement, ni plus ni moins que la possibilité de remporter un week-end à Rome pour deux personnes !
Chaque pari comprend différentes cotes qui sont mises à jour en temps réel pour dégager les tendances sur les favoris à la succession de Benoit XVI. Selon les dernières estimations des parieurs, ce lundi 11 mars à la mi-journée, le futur Pape serait encore une fois européen. C’est en effet l’archevêque de Milan, l’Italien Angelo Scola qui, avec une cote de 2.70, est le grand favori des parieurs pour succéder à Benoit XVI, suivi du Ghanéen Peter Turkson (coté à 4.50) et de l’Italien Tarcisio Bertone (coté à 5.50). Pour le moment, et si l’on en croit Unibet.fr, le futur Pape serait donc Italien, âgé de moins de 65 ans, élu entre 18h01 et 21h00, après un seul tour de scrutin, et se présenterait au balcon entre 15 et 18 minutes, devant une foule estimée entre 350 000 et 449 999 fidèles. Une tendance dont on ne peut pas s’empêcher de souligner le caractère contradictoire. En effet, si Angelo Scola est bien Italien, il est en revanche âgé de… 71 ans ! Difficile donc dans ces conditions de comprendre pourquoi la tendance voudrait que le futur de Pape soit âgé de moins de 65 ans alors que, dans le même temps, l’archevêque de Milan est le grand favori du scrutin !

La presse italienne parie sur un match Angelo Scola-Odilo Sherer

Ce pronostic diffère de celui des médias italiens, cités par le très sérieux quotidien espagnol « El Pais », qui désignent de leur côté deux grands favoris à la veille du début du conclave ce mardi à Rome. Si on retrouve une nouvelle fois le nom d’Angelo Scola, le principal rival de l’archevêque de Milan serait cette fois celui de Sao Paulo, le Brésilien Odilo Sherer, âgé de 63 ans. Selon ces pronostics de la presse italienne, les deux protagonistes sont ceux qui recueilleraient le plus de voix, mais sans parvenir, ni l’un ni l’autre, à la majorité des deux tiers requise pour être élu. Et la presse transalpine de ne pas écarter du coup « le facteur américain ». « El Pais » relève ainsi que depuis leur arrivée à Rome, il y a une semaine, les cardinaux issus du continent nord-américain ont particulièrement brillé, en se montrant notamment ouverts comme personne aux médias, tout en laissant clairement apparaître leur intérêt pour connaître, jusque dans le moindre détail, la situation actuelle de l’Eglise. Parmi eux, ceux que l’on considère le plus « papable » sont le frère capucin Sean O’Malley, cardinal de Boston, et celui de New York, Timothy Dolan. Mais, toujours avec humour, le cardinal O’Malley a écarté publiquement toute possibilité de se revêtir de blanc : « Je retourne à Boston », a-t-il déclaré à la presse internationale.
Toujours est-il que dans la situation dans laquelle se trouve l’Eglise aujourd’hui, cette aisance avec les médias pourrait peser à l’heure du choix qu’effectueront, à partir de ce mardi 12 mars, les 115 cardinaux prenant part au conclave. De lundi à samedi dernier, ils ont planché, en compagnie des cardinaux âgés de plus de 80 ans qui ne sont plus désormais autorisés à pénétrer dans la chapelle Sixtine, sur les qualités que devaient réunir le futur pape.

Le vœu des cardinaux ? Un pape fort charismatique, capable de parler un langage moderne

Or, même si les cardinaux sont tenus de garder le secret sur le contenu des congrégations générales, la presse transalpine, et particulièrement le quotidien « La Stampa », n’a pas cessé d’alimenter les spéculations en publiant chaque jour des informations sur ce qui se passait. Il ne s’agissait pas de questions scandaleuses, mais d’indices sur quelles étaient les préoccupations des cardinaux et leurs positions dans les débats suscités. Si l’on se fie au contenu de ces congrégations générales tel que révélé par la presse italienne, le futur pape devra être un pontife capable de réformer la curie, d’organiser les ministères du Vatican pour les rendre plus efficaces, de nettoyer la « pourriture » découverte par l’affaire Vatileaks, impulser le dialogue avec l’Islam, et affronter de manière courageuse la rôle de la femme dans l’Eglise et la posture officielle face à la bioéthique. Autant de défis importants qui requièrent un pape fort, charismatique, capable de parler un langage moderne, qui soit en mesure de se tenir à côté des pauvres tout en étant capable de redonner au Vatican son influence perdue.
Si le portrait-robot est dressé, reste désormais à trouver quel cardinal s’en rapproche le plus. Vu l’ampleur de la tâche et la situation très différente dans laquelle se trouve l’Eglise par rapport à 2005, on peut penser sans trop se hasarder que le conclave sera plus long que celui d’il y a 8 ans, où deux jours seulement furent nécessaires pour élire le candidat favori, Joseph Ratzinger. Et à la veille d’un moment forcément historique comme le sont toutes les élections d’un nouveau pape, on laissera le mot de la fin au cardinal nigérian John Olorunfemi, âgé de 69 ans : « Dieu a déjà dévidé qui devrait être le nouveau pape. Maintenant, c’est à nous de le découvrir. »

Andoni CARVALHO

(*) http://www.unibet-election-du-pape.com/

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