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Régionales Paca : Christian Estrosi LR revendique le titre de résistant face à la famille Le Pen

mercredi 9 décembre 2015

« Résistance », c’est en prononçant par trois fois ce mot que Christian Estrosi, le candidat Républicain face à la liste FN conduite par Marion Maréchal-Le Pen en région Paca a conclu son propos. Une intervention lors de laquelle il est revenu sur les attaques dont il a fait l’objet, ainsi que sa famille, de la part du parti lepeniste. Tandis que Renaud Muselier, tête de liste dans les Bouches-du-Rhône, revient à son tour sur l’histoire de sa famille avant d’évoquer le parcours édifiant d’un candidat frontiste dans les Alpes-Maritimes : Philippe Vardon.

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Christian Estrosi (LR) candidat à la présidence dela Région Paca et Renaud Muselier (LR) tête de liste dans les Bouches-du-Rhône (Photo Robert Poulain)

« Je viens ici, devant vous, défendre l’honneur de ma famille et de mon père insulté. Je n’accepte pas que le clan Le Pen ose cracher sur sa tombe », lance Christian Estrosi qui rappelle qu’il a été accusé « d’être un soutien de l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France ndlr), ce qui a valu à Marine Le Pen une convocation chez le juge à laquelle elle n’a pas daignée se rendre ». Puis, une rumeur a circulé selon laquelle « j’aurais marié ma fille en cachette à un islamiste radical ». Et, le soir du premier tour « Jean-Marie Le Pen a diffusé un tweet honteusement antisémite, un de plus, me reprochant d’avoir assisté à une fête de la communauté juive niçoise. Un tweet qu’il a piteusement rengainé quelques heures plus tard ». Puis, sur le plateau d’ITélé, poursuit-il : « Jean-Marie Le Pen a franchi un nouveau pas dans l’ignoble. Il a insinué que mon père aurait eu une attitude douteuse pendant la seconde guerre mondiale ». Alors, Christian Estrosi évoque son père qui a refusé d’être embrigadé dans le service du travail obligatoire (STO), refusant ainsi de se soumettre à l’oppression nazie. « A la suite de cela il est arrêté par la Gestapo, emprisonné à Clermont-Ferrand puis, déporté vers ces camps que Monsieur Le Pen qualifie de détail de l’Histoire. Grâce à un bombardement allié, il a réussi à s’évader avec quelques compagnons »,raconte-t-il avant de souligner : « Il était du côté de la liberté, il était du côté de la résistance, ces valeurs il me les a transmises. Elles sont au fondement de mes convictions personnelles et de mes engagements politique ». Et d’affirmer : « Marion Maréchal-Le Pen n’a jamais eu un geste, un mot, pour se désolidariser des horreurs proférées par Jean-Marie Le Pen qui est son gourou, son inspirateur et son protecteur ».
Pour Renaud Muselier : « Ce premier tour ne permet pas à nos ennemis de faire tout et n’importe quoi. Aujourd’hui, je suis à côté de mon ami pour lui apporter mon soutien, tant sur le plan personnel que politique ». Il évoque son grand-père, l’Amiral Muselier, qui a rejoint le général De Gaulle, son père, Maurice, déporté à Dachau pour faits de résistance, sa mère, membre du réseau Alliance. « En remémorant cela, précise-t-il, il n’est pas question de regarder dans le rétroviseur mais de puiser dans nos racines pour fabriquer notre avenir. Nous avons certainement de nombreux défauts mais nous avons été élevés dans le sens du travail, de l’honneur, du respect, de la considération et sous le drapeau français ». Considère que Marion Maréchal-Le Pen doit « se désolidariser des propos de son grand-père ». Puis d’en venir au numéro 5 sur la liste des Alpes-Maritimes, Philippe Vardon ex porte-parole des Jeunesses identitaires. « Pourtant, en 2013, le FN avait fait savoir qu’il ne pourrait pas adhéré au rassemblement Bleu Marine ». Ajoutant : « Il a été condamné en 2007 pour incitation à la haine raciale et reconstitution de ligue dissoute par le tribunal de Grande Instance de Nice ».
Est alors soulevé la question du positionnement de Christian Estrosi aux régionales de 1998. La tête de liste LR, indique ne s’être jamais trompé d’ennemi, cite Marion Maréchal-Le Pen qui l’attaque pour avoir préféré voir la gauche l’emporter plutôt que le FN. Maurice Battin (LR) revient sur les régionales 98 qu’il a connu au cabinet de Jean-Claude Gaudin. « Il était clair que Michel Vauzelle devait être président puisqu’il avait une majorité relative. Le problème qui s’est posé c’est que son élection devait avoir lieu avant le second tour des cantonales. Des candidats nous ont donc demandé de repousser son élection au lundi. Ce qui fut finalement accepté devant leur insistance. Mal nous en a pris puisque les électeurs l’ont mal pris, ont craint un accord avec le FN. Et c’est la seule fois de ma vie où j’ai vu nos candidats faire moins bien au second tour qu’au premier ».
Michel CAIRE

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