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Rencontre avec Didier Marty, comédien, écrivain, musicien et réalisateur épris de spiritualité chinoise

mardi 14 juillet 2020

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Didier Marty est comédien, écrivain, musicien et réalisateur (Photo D.R.)

C’est à l’île Maurice en février dernier que le comédien, chanteur, écrivain et réalisateur Didier Marty a tourné son clip intitulé « The light » où il chante et se met en scène. Il y incarne une sorte de prophète moderne, en exprimant corporellement une vision du monde tournée vers la contemplation, la méditation et la célébration des forces de la nature. Cette chanson interprétée d’une voix grave et profonde parle de spiritualité, sans clichés, ni chichis gnangnan, passant en revue tous les éléments cosmiques. Montrer une nature déchaînée qui au final a le dernier mot, voilà un des credo de toute la chanson d’un citoyen artiste engagé qui aimerait bien devenir ambassadeur pour le WWF, fonds mondial pour la nature est une organisation non gouvernementale internationale créée en 1961, vouée à la protection de l’environnement et au développement durable. Et d’avoir souhaité que le clip disponible sur You Tube sorte pendant le confinement, pour que les gens comprennent l’importance donnée au combat pour l’équilibre de la planète. D’ailleurs Didier Marty qui est aussi écrivain voudrait tant que ses ouvrages soient publiés sur papier recyclable, avec l ‘idée par leur contenu et leur forme suscitent un vrai débat interactif.

Influences anglo-saxonnes dans sa musique et passion pour la créativité de Madonna

Ayant déjà écrit directement en anglais et composé plus d’une dizaine de chansons cet artiste fin intelligent et cultivé s’est beaucoup nourri des musiques anglo-saxonnes qu’il affectionne et qui finalement l’ont construit. Vouant à Madonna une admiration sans bornes : « C’est mon idole. Sa musique, sa voix, son jeu de scène, ses chansons me prennent aux tripes, et je salue son sens de l’inventivité. Dans chacun de ses projets elle a su se renouveler  », explique Didier Marty qui se définit comme un artiste hybride, et qui souhaite puiser en lui des forces contradictoires sorte de yin et yang intérieurs, lui permettant de faire des choses très différentes. Pas étonnant donc de savoir Didier Marty pratiquant le yoga effectue quotidiennement des activités physiques en liaison avec les sports de plein air, (à peu près tous de la natation à l’escalade) et en rapport avec l’extérieur. Sans oublier l’exercice quotidien du qi gong, qigong, chi gong ou chi kung, une gymnastique traditionnelle chinoise et une science de la respiration fondée sur la connaissance et la maîtrise du souffle et qui associe mouvements lents, exercices respiratoires et concentration. Avec pour seul but, outre un équilibre intérieur personnel la volonté de se trouver en accord avec les autres, et mieux les retrouver, car, possédant un solide amour-propre, Didier Marty considère autrui plus important que lui-même, et veut sincèrement aimer ses semblables au sens philosophiquement universel du terme. Avec foi dans l’humain il cite volontiers cette phrase de Gandhi : « La vie est un mystère qu’il faut vivre et non un problème à résoudre  », montrant par là son attachement à la surprise d’exister, laissant entrevoir une pensée et un état d’esprit plus Oriental qu’Européen, lui dont le thriller « Korea », publié aux éditions Gabriel Riqueti signale entre autres sa passion pour l’Asie.

Un auteur de thrillers

Écrivant depuis l’enfance, s’étant toujours à cette époque et durant l’adolescence senti plutôt seul, voire isolé Didier Marty s’est immergé très tôt dans les romans policiers ou les ouvrages plutôt fantastiques signés Agatha Christie, Stephen King, ou Mary Higgins Clark. Et d’avoir eu envie de construire « Korea » un thriller hallucinant de virtuosité qu’il publia en 2017 durant le conflit entre Donal Trump et le président nord-coréen Kim Jong-un. Basé sur des éléments réels ce roman qu’un scénariste londonien vient d’adapter (projet de tournage en construction), met en scène six personnes voulant s’échapper de la Corée du Nord, traversant ainsi leur pays mais également la Chine et le Laos, jusqu’en Thaïlande. On notera et c’est une constance chez l’auteur une forte attirance en ce qui le concerne pour les histoires de fuite, d’évasion, dans ses propres écrits comme dans les ouvrages qu’il lit ou les films qu’il voit. Défendre un cinéma et une littérature du grand dehors avec vue sur les grands espaces plutôt que privilégier les univers corsetés, voilà ce qui meut Didier Marty en tant que comédien et réalisateur. Et quel comédien !

Un acteur qui a tourné avec Rowan Sebastian Atkinson, alias « Mister Bean »

Successivement étudiant en commerce, puis en langues étrangères, représentant en parfumerie de luxe, Didier Marty est devenu comédien. Vivant à Cannes mais souhaitant s’installer à Paris, « le lieu où les choses se décident plus facilement », en quête d’un agent veillant sur son avenir professionnel cet acteur assez singulier fan d’Angelina Jolie s’est fait connaître sur des projets très différents mettant en lumière son charisme et sa manière forte de prendre la lumière. Deux publicités d’abord, puis deux rôles assez brefs mais marquants sur des épisodes de la série française « Section de recherches », des courts métrages Didier Marty possède un talent et une voix. Avec comme point d’orgue à sa jeune mais prometteuse carrière un rôle de voiturier en 2018 (une vrai personnage à défendre pas une simple apparition) dans « Johnny English 3 » de David Kerr avec dans le rôle principal Rowan Atkinson alias Mister Bean. « Ce fut une expérience fantastique et surtout j’étais fier de voir mon nom apparaître au générique. Cela m’a donné de la force et espoir en l’avenir de constater que l’on pouvait faire appel à moi dans un long métrage international  ». Cinéphile, Didier Marty aime les grandes fresques humanistes, comme « La couleur pourpre » où l’on suit le combat de gens se battant pour la liberté, « Thelma et Louise », les films de Spielberg, et ceux de Tarantino, deux cinéastes qui prennent des risques. En un mot là tous les films de grande ampleur avec du style et un point de vue romanesque et citoyen.

Réalisateur de « Right Hand » un clip esthétique en forme d’hymne au libertinage

Et puis il y a ce clip « Right hand » qui défend une parole sans entraves, un film que l’on pourrait définir comme « libre, libertin, libertaire  », sorte de sonate cinématographique pour corps se cherchant, se désirant, se trouvant, une femme et un homme s’unissant physiquement sous l’œil d’un troisième dont on ne sait à la fin s’il ira les rejoindre. Outre que ce court-métrage est d’une beauté esthétique confondante, sa force vient de ce qu’il propose des interprétations et ne montre jamais vraiment. Nous sommes dans l’ellipse, la suggestion, l’onirisme au travers de décors et de costumes proches de Sade ou des contes érotiques très dix-huitièmistes. Une réussite absolue pour ce qui est l’œuvre d’art d’un artiste qui ne transformant pas le spectateur en voyeur lui propose de se faire son propre film à l’aune de sa propre imagination. Un film d’un artiste féru de peinture qui place van Gogh parmi ses peintres favoris autant pour ses tableaux que pour son histoire personnelle.
Jean-Rémi BARLAND

Questionnaire de Proust
- Si vous étiez une couleur ? Le vert
- Un sentiment ? La liberté
- Un pays ? Le Japon
- Un compositeur ? Tchaïkovski
- Le personnage historique que vous détestez le plus ? Je ne connais pas le sentiment de détestation
- Le défaut pour lequel vous avez le plus d’indulgence ? L’hyper-sensibilité, si on considère que l’hyper-sensibilité est un défaut…
- Le don de la nature que vous aimeriez avoir ? Je me contente de ce que j’ai je n’aspire à rien de plus.
- Votre devise favorite ? Connais-toi toi-même
- Votre occupation préférée ? Marcher et si possible dans la nature
- La qualité que vous préférez chez vos amis ? L’humour
- Votre ville préférée ? Barcelone
- Quel serait votre plus grand malheur ? Être enfermé
- Votre écrivain préféré ? Kerouac
- Si Dieu existe qu’aimeriez-vous qu’il vous dise en arrivant au Paradis ? Tu as réussi ton passage sur terre.
Propos recueillis par J.-R. B.

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