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Réseau FCE, un nouveau mandat pour Aurore Sun axé sur le soutien au financement des entrepreneuses

samedi 8 septembre 2018

Seconde mandature au sein du réseau de Femmes Chefs d’Entreprises pour Aurore Sun, qui focalisera notamment les actions de ces deux années sur le soutien au financement destiné à ces dernières. Un premier partenariat avec un établissement bancaire, BNP Paribas, a été signé le 20 juillet dans cette optique.

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Une nouvelle mandature pour Aurore Sun à la tête du réseau Femmes chefs d’entreprises (FCE) ©️Criscuolo
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Aurore sun entourée de membres du réseau FCE Marseille (Photo D.R.)

Elle rempile pour deux ans. Après avoir réactivé avec sa vice-présidente Nancy Spisso la délégation marseillaise de l’association Femmes chefs d’entreprises, Aurore Sun s’emploiera encore, durant ce second mandat, à donner vie à la philosophie du réseau. Oui... mais laquelle ? «  Il y a toujours un fil directeur : l’empowerment féminin et l’influence. Nous entendons sensibiliser les femmes à la prise de mandat, car elles n’osent pas toujours s’imposer », précise Aurore Sun. S’il est vrai que la loi Copé-Zimmermann a fait du bien à l’échelle nationale, notamment en termes de représentativité dans les CA des entreprises du CAC 40 et du SBF 120 (respectivement 39,8% et 39% de femmes en janvier 2017, contre 20,6% et 17,2% en janvier 2011), il reste encore du pain sur la planche pour faire évoluer les mentalités, ce dès le plus jeune âge. « C’est déjà le fait de l’éducation, si les femmes n’osent pas ! Il n’y a qu’à voir dès la cours d’école, les garçons occupent davantage l’espace, ils jouent à des sports qui en nécessitent comme le foot, les filles se contentent de rester de côté... Et puis, il y a aussi la question de la charge mentale. Les chiffres le montrent, les femmes s’occupent davantage de leur famille. De fait, elles ne sont pas habituées à être sur le devant de la scène. On ne va pas forcément les chercher non plus, il y a beaucoup d’entre-soi dans les milieux économiques. Notre objectif est donc de montrer que les femmes sont elles aussi tout à fait capables d’assumer des mandats  », avance la présidente de la délégation marseillaise, co-dirigeante de Spark et de My Sunny Brand, avec Katia Blanc. Mais point question non plus d’adopter une posture belliqueuse : « Il faut concevoir avec les hommes, et faire en sorte que l’on apprenne à fonctionner ensemble. Sur notre territoire, on constate toutefois des améliorations. Au sein de la chambre de commerce et d’industrie Marseille Provence, dont je suis une élue, il y a une volonté de parité. Par ailleurs, il existe sur le territoire une belle pluralité de réseaux féminins. Notamment une douzaine, rien que sur Marseille ».

Business et retours d’expériences avec le Maroc

Mais cet accent prononcé sur la question de la représentativité des femmes au sein des instances dirigeantes n’empêche pas non plus de s’investir sur d’autres thématiques. « Lors de la première mandature, nous nous sommes focalisées sur l’internationalisation et la digitalisation ». Internationalisation en effet, puisqu’un jumelage a été acté avec l’Afem, le pendant marocain de FCE. L’objectif étant de faciliter les échanges, le business et multiplier les retours d’expérience. « Nous avons mis en place un projet vis ma vie et partagé donc nos quotidiens sur une rive et l’autre... Ce que j’y ai découvert m’a agréablement surprise : au Maroc, il n’y a que 10% de femmes dirigeantes, mais elles sont très prises au sérieux dans la sphère économique, plus que chez nous j’oserais dire. J’ai eu également le sentiment qu’il y avait moins de sexisme. Et lorsque je m’y suis heurtée là-bas, il était uniquement le fait de Français. Après, la réalité au quotidien n’est pas les mêmes, les entrepreneuses marocaines ne connaissent pas vraiment le problème de la charge mentale... Elles ont des niveaux de vie qui leur permettent d’avoir du personnel en charge de leur maison ». Mais Aurore Sun a découvert outre Méditerranée un réseau très actif, là encore constitué de plusieurs délégations. « Les dirigeantes du réseau rayonnent beaucoup sur l’Afrique, elles créent davantage de liens au-delà des frontières. Ce n’est donc pas la même échelle d’action : là-bas c’est international, ici c’est régional. Sur notre territoire, on va davantage entrer en contact avec des femmes dirigeantes du Var ou des Alpes Maritimes, par exemple. Mais le fait qu’il s’agisse de pays francophones aide vraisemblablement aussi ». Côté affaires également, les prises de contacts entre Marseillaises et Marocaines sont allées bon train, notamment à la faveur du South Economic Women Initiative (SEWI) organisé par l’Afem. Par exemple, Sandrine Périvier, dirigeante fondatrice de vidéoStanding a-t-elle trouvé lors des moments BtoB organisés dans ce cadre la bonne partenaire business. Elle est actuellement en pourparlers en vue d’un développement croisé France-Maroc... Un premier pas vers l’international.

Un accès privilégié au financement

Pour ce qui est de cette mandature, la thématique prioritaire sera tout autre, même si les liens avec le Maroc perdureront vraisemblablement. « Nous allons axer nos actions sur le soutien au financement, avec la volonté de mettre en place des partenariats avec des établissements bancaires. Le but est d’aider au développement de l’entrepreneuriat au féminin  », annonce Aurore Sun. Volonté qui se concrétise on ne peut plus vite, puisqu’une première signature, le 20 juillet dernier, a permis de graver dans le marbre un partenariat entre la direction régionale Méditerranée de BNP Paribas, dirigée par Anne Pointet, et le réseau FCE Marseille. Un accord inscrit dans le programme #ConnectHers, initié par l’établissement bancaire en 2017 dans le but de soutenir le rôle des femmes dans l’entrepreneuriat et l’économie de l’Hexagone... De nouvelles signatures avec d’autres banques devraient suivre. « Notre volonté via ces partenariats, c’est de mettre en place une plateforme d’accompagnement, de proposer aux femmes chefs d’entreprises un accès privilégié au financement, mais aussi des ateliers de sensibilisation... par exemple, sur des thématiques comme la gestion de la trésorerie ».
Enfin, Aurore Sun envisage également de travailler sur la question de la spiritualité des dirigeantes. « Cela veut dire croire en ce que l’on fait, même si l’on évolue parfois dans des milieux hostiles et si l’on ressent parfois le doute. Il me semble donc important de creuser ces questions : qu’est-ce que la foi, l’éthique, car on ne peut se nourrir seulement d’économie... Les croyances, c’est aussi ce qui fait que l’on ne capitule pas. Quand quelqu’un crée une entreprise, il doit fournir un business plan à cinq ans. En d’autres termes, on lui demande d’écrire une histoire qui n’existe pas encore. Mieux encore, on le juge sur sa capacité à écrire cette histoire. Ainsi donc, ce que déterminent les financiers, c’est bien la foi du futur chef d’entreprise en son projet, sa capacité à embarquer les gens dans l’aventure ».

Réunion de recrutement ce lundi 10 septembre

Et puis, il y a les actions piliers de l’association, parmi lesquelles « l’obligation d’organiser tous les mois une conférence avec une thématique économique. L’idée est de faire grandir les membres en tant que dirigeantes... Nous avons réalisé et réaliseront encore pendant ces deux ans des ateliers sur la transformation digitale, la cybersécurité, le e-commerce, les réseaux sociaux et le personal branding...  » La vocation internationale du réseau ne sera pas oubliée non plus, puisque la délégation marseillaise se rendra à Moscou à la fin du mois d’octobre, à l’occasion du congrès mondial FCE 2018. « La précédente édition, organisée à Rome, a permis d’élire une présidente mondiale française, Marie Christine Oghly. Or, depuis 70 ans, il n’y avait pas eu de présidence tricolore... » Il faut dire que le réseau prospère sur l’Hexagone et l’outre-mer, fort de 48 délégations et de quelque 2 000 membres... Celle de Marseille en a séduit une quarantaine au cours de ce premier mandat. « Nous allons organiser le 10 septembre une réunion de recrutement afin d’en compter de nouveaux. Elle aura lieu à 19h, hôtel le Ryad... Mais nous ne nous mettons pas la pression sur le nombre : mieux vaut avoir 40 membres qualitatifs qu’un grand nombre de personnes peu investies ».
Carole PAYRAU

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