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[Retour sur...] Conseil municipal de Marseille : la nouvelle majorité assoit sa politique

jeudi 8 octobre 2020

Les débats ont été nombreux lors de ce long (8 heures) et dense conseil municipal. Il est vrai que l’on touchait là à de vrais enjeux de société, notamment sur la question de la démocratie, mais aussi la recherche, la vie étudiante, sans ignorer la santé... ou encore le coût de l’accueil des JO et de la Coupe du Monde de rugby.

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Benoît payan Premier adjoint a remplacé la maire de marseille lors de cette plénière du conseil municipal de Marseille (Photo Mireille Bianciotto)

Sébastien Barles, adjoint en charge de la transition écologique propose la préfiguration de l’Assemblée citoyenne du futur et de la cité de la transition ce qui entraîne un débat sur les questions de démocratie représentative et démocratie participative. La cité de la transition aura, explique-t-il, pour mission de donner une « très forte visibilité » aux initiatives de terrain visant à lutter contre le réchauffement climatique afin de leur permettre de se développer. « Cette cité sera ouverte sur la ville afin d’accueillir tous les publics. Ce sera un lieu de médiation pour diffuser les opportunités sociales et économiques qu’offre la transition. Ce sera enfin un lieu de formation », explique-t-il. Puis d’en venir à l’Assemblée citoyenne du futur. « Il s’agit de concilier justice sociale, justice climatique et environnementale, implication citoyenne et transparence ». « Elle a comme objectif, précise Sébastien Barles, de pallier la crise démocratique qui abîme depuis trop longtemps notre ville ». Elle a pour vocation avance-t-il encore : « de co-construire avec les Marseillais des politiques publiques structurantes, pensées sur le long terme ». Le RN voit ni plus ni moins dans cette dernière proposition « une volonté de changer notre mode de vie, notre culture et nos traditions (...) une volonté de privilégier l’étranger au détriment du local, du français »... Jean-Michel Turc, pour le groupe conduit par Martine Vassal (LR), maniera, non sans talent, le provençal et le latin dans sa réponse à Sébastien Barles. Il avoue douter de l’efficacité du système, évoque son coût et propose « une voie plus pragmatique » s’appuyant sur les institutions existantes. Et de plaider en faveur de « l’union sacrée entre les deux plus grosses institutions de notre territoire, la Ville et la Métropole ». Lionel Royer-Perreaut (LR) entend, et cela d’une manière récurrente, souligner sa différence à droite. Il veut, dit-il, s’exprimer « pour faire entendre une analyse plus politique » que celle de son prédécesseur, lequel n’a pas dû manquer d’apprécier. Et d’évoquer un début de mandat « catastrophique » du Printemps Marseillais lequel serait coupable de privilégier la démocratie participative à la démocratie représentative. « Il faut des assemblées qui viennent concurrencer les assemblées où les uns et les autres nous avons été légitimement élus », lance-t-il avant de conclure : « Vous adorez manier les concepts, parfois les consciences mais on ne voit rien qui nous rassure. Aucune réponse aux grands enjeux ». Benoît Payan avoue comprendre que Lionel Royer-Perreaut « ait peur que les citoyens se saisissent des enjeux qui les concernent. Mais soyez rassuré, les choses vont bien se passer ».

La création d’un conseil scientifique local

Aurélie Biancarelli-Lopes, adjointe en charge de la recherche, de l’enseignement supérieur et de la vie étudiante présente des subventions contribuant à la tenue de colloques scientifiques internationaux à Marseille, mais aussi en soutien à des opérations d’aide aux étudiants en cette période de crise sanitaire ou encore pour la réhabilitation d’un bâtiment de recherche translationnelle dédiée au cancer du pancréas. Une intervention qui rassure Emmanuelle Charafe, élue sur la liste de Martine Vassal, sur la politique que la municipalité entend menée en matière de recherche et d’enseignement supérieur. Elle remercie également la municipalité pour son soutien au projet concernant le cancer du pancréas : « Un projet initié par la précédente majorité et soutenu également par le Département, la Région, la Métropole, l’Inserm et l’Institut Paoli Calmette », tient-elle à préciser avant d’ajouter : « En ces temps de Covid le soutien des collectivités territoriales à la lutte contre le cancer va prendre tout son sens car la grande majorité des financements publics est tournée vers la réponse à la crise épidémique. C’est louable mais il n’en demeure pas moins que le cancer fait 150 000 victimes par an en France et que nous constatons, un peu partout, un vrai retard dans la prise en compte des cancers ». Elle demande enfin si la Ville soutiendra le projet d’aménagement du site Sainte-Marguerite. Le Premier adjoint, remplaçant la maire de Marseille, en convalescence à la suite d’une intervention chirurgicale, de lui répondre : « Chaque fois que des projets sont partagés nous serons là ».

Samia Ghali, deuxième adjointe propose pour sa part la création d’un conseil scientifique local : « Il permettra de répondre efficacement aux urgences sanitaires locales, qu’il s’agisse de la pandémie de Covid-19 que nous traversons, ou d’autres questions sanitaires ». Entretien.

C’est au tour de Benoît Payan d’intervenir sur les conditions d’accueil de la Coupe du Monde de rugby et des épreuves de voile des JO : « Nous ne sommes pas contre l’accueil de ces manifestations. Nous sommes heureux quand Marseille rayonne mais nous avons toujours protesté quand cela coûte des millions d’euros à la population qui attend plutôt que l’on s’occupe des écoles, du logement ou de la sécurité. La population a d’autres priorités, désormais la Mairie se tient à ses côtés, investit dans les écoles, recrute des policiers municipaux, s’attaque aux inégalité, repense le développement de notre ville... ». Alors, poursuit-il : « Sans rien renier, nous allons faire des millions d’euros d’économie ». Concernant la Coupe du Monde de rugby, il indique : « Nous avons constaté que tout était mis à disposition gratuitement, c’est à dire que ce sont les contribuables marseillais qui paient alors que d’autre villes font en sorte que l’État et les organisateurs prennent en charge une partie du budget. Ce n’est pas de la bonne gestion, nous allons donc discuter avec les organisateurs ». De même, concernant les JO : « Les Marseillais paient 90% de la facture là où toutes les autres villes ne paient que 15%. Vous disiez à l’époque qu’il n’y avait pas d’autres solutions. Eh bien si. Nous obtenons plusieurs millions de l’État et, je l’espère, de la Région. Dans le même temps, grâce à nos services, nous arrivons à faire passer de 15 à 9 millions la facture du dragage et de l’enrochement de la baie ». Il poursuit : « Le projet, aux mêmes dimensions, sera plus vert, plus juste et réutilisable. Pour le village olympique nous allons récupérer des conteneurs que nous allons faire aménager afin de proposer un lieu d’accueil de grande qualité environnementale que nous pourrons réutiliser ensuite ». Isabelle Campagnola Savon (LR) par ailleurs élue régionale, dénonce cette délibération et notamment les attentes formulées en direction de la Région : « Renaud Muselier a toujours été très clair, la Région soutien l’accueil des JO en participant au plan voile à hauteur de 21 millions d’euros mais ne co-finance en rien les projets. La Région n’est pas un tiroir-caisse ».

Didier Réault, LR, revient sur l’organisation des JO - Entretien
Audrey Garino, adjointe en charge des affaires sociales, de la lutte contre la pauvreté et de l’égalité des chances présente ses dossiers qui concernent le Samu social, l’hébergement d’urgence et l’accompagnement des femmes victimes de violences ainsi que la création d’un pôle d’accueil hygiène et santé municipal. Elle indique à ce propos que 16 000 personnes on été recensées sans abri à Marseille en 2019. Entretien.
Audrey Gatian, en charge de la politique de la ville et des mobilités aborde le plan de déplacement urbain de la Métropole Aix-Marseille Provence, évoque le dialogue qui s’est instauré avec la métropole à propos du plan vélo, une priorité pour la municipalité...


... Elle insiste sur l’importance de diminuer la place de la voiture en ville en renforçant celle des transports en commun et des mobilités douces. Elle plaide aussi en faveur de tarifs résidentiels dans les parkings souterrain.

Michel CAIRE (rédaction) - Mireille BIANCIOTTO (son)

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