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Retour sur... la venue d’Emmanuelle Wargon ministre du Logement à Marseille

lundi 17 août 2020

Emmanuelle Wargon, nouvelle ministre du Logement s’est rendue rue d’Aubagne à Marseille (1er) notamment sur le site où deux immeubles se sont effondrés le 5 novembre 2018 coûtant la vie à 8 personnes. Elle s’est ensuite rendue sur celui d’une copropriété dégradée, La Maurelette, dans le 15e arrondissement. Elle a été accueillie par Michèle Rubirola, maire de Marseille qui était accompagnée de Patrick Amico adjoint au logement et de Mathilde Chaboche adjointe à l’urbanisme. Christian Amiraty, vice-président de la métropole Aix-Marseille Provence, en charge de la politique immobilière était également présent.

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Rue d’Aubagne, Emmanuelle Wargon accompagnée par la maire de Marseille Michel Rubirola et casques en main l’adjoint au logement Patrick Amico (Photo Mireille Bianciotto)

Emmanuelle Wargon affiche comme priorité l’accompagnement de « toutes les personnes évacuées pour des raisons d’arrêtés de péril et l’accès au logement ». Elle s’engage avec la maire de Marseille « à développer plus de logements abordables, le logement social en particulier, afin que tous les Marseillais qui sont mal logés puissent avoir accès à un logement ». Emmanuelle Wargon ajoute que l’État « investit massivement » en citant l’exemple de la rénovation du 74, rue d’Aubagne, opération financée à 100% par l’État. Elle précise encore que l’État co-finance « la grande opération de réhabilitation de 10 000 logements » dans le cadre de la société publique locale d’aménagement d’intérêt national (SPLA-IN) dont l’État détient 35% , la Métropole Aix Marseille Provence, 59% et la Ville 6%. Entretien.

A l’issue d’une rencontre avec 2 habitantes, la ministre annonce la mise en place d’une réunion de proximité, en septembre, avec les habitants et les riverains de la rue d’Aubagne et un examen, au cas par cas, des dossiers de demande de subventions de personnes qui habitent toujours rue d’Aubagne et un appel au Préfet de police pour régler le problème de cette « zone de non droit » que dénoncent les habitants.

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(Photo Mireille Bianciotto)

Une jeune femme, propriétaire occupante, raconte sa vie de délogée, sa souffrance. Une longue bataille pour la réalisation de travaux dans son immeuble fragilisé, l’absence d’aide de l’Anah pour un taux d’habitation trop bas (73% au lieu de 75%), l’absence de visibilité, car 2 immeubles vont être déconstruits, à une date qu’elle ignore, sans savoir si cela aura un impact sur son immeuble, si elle devra repartir à l’hôtel. Peur à l’intérieur, peur de l’avenir mais aussi peur de la rue « car une centaine de jeunes sont là le soir, qui consomment de l’alcool, qui crient, … toute la nuit. Je rentre, je m’enferme et je n’ose plus ressortir ou inviter des gens. Je déprime », raconte-t-elle.

Propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO

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