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Sénatoriales : Jean-Claude Gaudin présente sa liste et ne cache pas ses ambitions

jeudi 24 juillet 2014

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L’UMP et l’UDI en ordre de bataille pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône (Photo Philippe Maillé)

Finalement, c’est ce 24 juillet, au terme d’un suspense insoutenable, comme seules les sénatoriales savent en faire vivre, que l’on a appris que Jean-Claude Gaudin dirigerait la liste UMP-UDI dans les Bouches-du-Rhône ; en deuxième position l’Aixoise tout autant qu’UDI, Sophie Joissains, sénatrice sortante suivie par le Marseillais et secrétaire départemental de l’UMP, Bruno Gilles, lui aussi sortant.
Ce dernier, vu le résultat des dernières municipales, ne désespère pas de voir élus les 4e et 5e de liste, est-ce à dire, Anne-Marie Bertrand, la maire de Rognonas et Patrick Boré le maire de La Ciotat. Le département enverrait ainsi à la Haute Assemblée, 5 élus sur 8. Une liste complétée par Danielle Milon, maire de Cassis ; Christophe Amalric, le maire de La Barben -par ailleurs ex-plongeur démineur ce qui peut toujours servir lors d’une campagne électorale- ; Muriel Boualem, conseillère municipale d’opposition à Arles ; Roland Mouren, le maire de Chateauneuf-les-Martigues et Sylvia Barthélémy, la vice-présidente départementale de l’UDI et présidente de la Communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne.
Un Jean-Claude Gaudin qui s’inquiète de la possibilité de voir le FN envoyer un des siens au Sénat, se demande si le PS obtiendra un seul siège, voit en Jean-Noël Guérini, le président du Département son adversaire, critique une nouvelle fois vivement le gouvernement et son adversaire aux municipales, le socialiste Patrick Mennucci. Sans oublier d’envoyer quelques tacles à l’UMP national mais il est vrai que, quand on aime on ne compte pas.
En revanche, il minore les désaccords concernant la métropole, rappelant que, de toute façon, il avait dénonçait le fait que « le gouvernement allait trop vite, trop loin et trop fort » et qu’au Sénat il serait temps « de voter de nouveaux amendements ».
Le premier d’entre eux concernerait le Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui demeurerait de la responsabilité des Mairies.
C’est à Aubagne, tout un symbole que Jean-Claude Gaudin a lancé sa campagne, une ville qui est passé à l’UMP-UDI après avoir été dirigé pendant plus de quarante ans par les communistes. « C’est aussi -explique son maire Gérard Gazay- une commune qui correspond bien à l’intitulé de la liste : En avant pour nos villes et nos villages ». Le sénateur-maire de Marseille invitant l’UMP à prendre exemple sur l’UMP et l’UDI dans les Bouches-du-Rhône en matière d’union.

« Ce gouvernement se comporte mal »

Puis de tonner : « Le gouvernement et le PS ont tout fait pour empêcher la droite républicaine et le centre de reprendre le Sénat. Ils ont pris un certain nombre de mesures censé renforcer leur majorité mais c’était sans compter sur le résultat des municipales qui fait que le nombre des grands électeurs désignés par les Villes des Bouches-du-Rhône seront plus nombreux en faveur de la droite et du centre qu’en 2008. Mais il faut faire attention, le Sénat n’étant renouvelé que par moitié c’est en 2017 que la vague bleue se traduira pleinement ». Bruno Gilles dramatise : « La présidence du Sénat va se jouer à une poignée de voix, chaque vote va donc compter ».
Jean-Claude Gaudin reprend sa charge : « Ce gouvernement se comporte mal. Il prélève 10 milliards sur les collectivités territoriales, impose la Réforme des rythmes scolaires par décret afin de ne verser aucune compensation aux collectivités ce qui est inqualifiable. Et que dire de son comportement dans le dossier de la SNCM. Après des promesses, pendant la campagne, il fait tout le contraire une fois les élections passées. On pourrait parler aussi des hôpitaux, s’il allouait les mêmes aides à Marseille qu’à Paris nous aurions 8 millions d’euros de moins à verser. Et après avoir fait voter ses représentants à Euromed, ce qui ne s’était jamais produit, il vient d’agir de même à l’aéroport Marseille-Provence en décidant qu’un représentant de l’État prendrait sa tête ».
Puis de s’inquiéter, calculs à l’appui, que le FN puisse obtenir un élu à la plus forte moyenne. « Et cela à cause de Patrick Mennucci qui a voulu que sa liste se maintienne au second tour dans les 13/14 alors qu’elle était arrivée derrière nous. De ce fait, le FN au lieu d’avoir trois élus à Marseille en a 20 ». S’il ne pense que des élus UMP puissent voter FN, il s’inquiète de voir « des élus sans étiquette exaspérés par la politique du gouvernement, voter pour le parti de Marine Le Pen ».

« Nous parlons avec le PC et, depuis peu, il nous arrive même d’être d’accord »

Il juge que le PS pourrait ne pas avoir d’élu. «  Nous parlons avec le PC et, depuis peu, il nous arrive même d’être d’accord : sur la SNCM, l’aéroport... Il ne semble pas vouloir faire liste commune avec le PS  ».
Alors, pour Jean-Claude Gaudin, le concurrent « c’est incontestablement Jean-Noël Guérini qui va chercher à constituer un vaste rassemblement ». Et Bruno Gilles de lancer une supplique en direction des élus de droite : « Privilégiez les convictions aux subventions ».
Arlette Fructus, responsable départementale de l’UDI, se réjouit de cette liste d’union d’autant qu’ :« une menace flagrante pèse avec l’arrivée à des postes de responsabilité de membres du FN, tant aux sénatoriales, qu’aux cantonales et régionales qui suivront. Seule l’union de la Droite républicaine et du Centre pourra empêcher cela ».
Puis c’est à Bruno Gilles, son homologue de l’UMP, de prendre la parole et d’avancer lui aussi des motifs de satisfaction : « Ce qui est plutôt rare aujourd’hui lorsque l’on est responsable de l’UMP ». Il évoque le plaisir d’être uni, la qualité du travail accompli au Sénat et de prophétiser : « Nous partîmes à trois mais par un prompt succès nous serons 5 en arrivant au Sénat  ». Pas sûr que les autres candidats, en premier lieu, Jean-Noël Guérini, l’entendent de cette oreille
Michel CAIRE

A savoir

Mode dʼemploi
Renouvelable par moitié tous les trois ans, le sénat compte 348 élus répartis en deux séries et élus pour 6 ans. Cʼest la « série 2 » qui est soumise cette année au renouvellement. Elle sera le reflet du nouveau « paysage communal » issu des élections municipales du mois de mars dernier.
Au total, 176 sièges de sénateurs seront à pourvoir dont 8 dans les Bouches-du-Rhône.
Comme dans tous les départements qui ont droit à 3 sièges de sénateurs et plus, lʼélection dans les Bouches-du-Rhône a lieu à la proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne, sans panachage ni vote préférentiel.
Chaque liste compte dix candidats correspondant aux huit sièges à pourvoir, augmentés de deux noms. Elle est composée alternativement dʼun candidat de chaque sexe pour respecter la loi sur la parité. Les sièges sont attribués à chaque liste dʼaprès lʼordre de présentation des candidats.
Le scrutin se déroulera à la préfecture des Bouches-du-Rhône, à Marseille, le dimanche 28 septembre 2014, de 9 à 15 heures.
Lʼélection des sénateurs est un scrutin secret. Un isoloir se trouvera dans la dizaine de bureaux de vote, qui comprendront environ 350 inscrits chacun. Le vote aura lieu sous enveloppe afin que lʼélecteur exprime librement son choix.

Le collège électoral des Bouches-du-Rhône
Le collège électoral des Bouches-du-Rhône se compose de 16 députés, 8 sénateurs sortants, 50 conseillers régionaux et 57 conseillers généraux, ainsi que de 3390 délégués, élus le 20 juin dernier par les conseils municipaux. Le nombre de ces délégués varie, dʼune commune à lʼautre, en fonction de lʼeffectif du conseil municipal, fixé lui-même en fonction de leur population.
Le collège électoral du département compte ainsi un total de 3521 électeurs sénatoriaux dont le vote est obligatoire.

Lʼévolution démographique
Depuis le dernier scrutin sénatorial, de nombreuses communes des Bouches-du- Rhône ont franchi des seuils démographiques leur permettant de désigner davantage de délégués. Cʼest par exemple le cas de Fuveau, Lambesc ou Pelissanne qui ont dépassé le seuil des 9 000 habitants. Alors quʼelles désignaient 15 délégués auparavant, elles en comptent désormais 29.
En tout, 28 communes sur 119 voient leur nombre de délégués évoluer entre 2008 et 2014 pour un total de 452 délégués supplémentaires.
Ces écarts résultent à la fois des évolutions démographiques constatées dans les communes et des nouvelles dispositions de la loi n°2013-702 du 2 août 2013 qui attribuent désormais un délégué supplémentaire par tranche de 800 habitants (au lieu de 1.000) dans les communes au-delà de 30.000 habitants.

Répartition des 2111 délégués titulaires selon la taille des communes des Bouches-du-Rhône
- 22 délégués pour les 10 communes de moins de 1.000 habitants (1 ou 3 délégués sénatoriaux)
- 883 délégués pour les 77 communes de 1.000 à 8.999 habitants (3, 5, 7, ou 15 délégués sénatoriaux)
- 716 délégués pour les 22 communes de 9.000 à 30.799 habitants (29, 33 ou 35 délégués sénatoriaux)
- 490 délégués (auxquels s’ajoutent 1.279 délégués supplémentaires) pour les 10 communes de plus de 30.799 habitants

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