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Snes-FSU syndicat majoritaire d’enseignants dénonce une rentrée 2020 impréparée et sans concertation

lundi 31 août 2020

Le syndicat enseignant Snes-FSU tire la sonnette d’alarme pour cette rentrée scolaire. Ce syndicat majoritaire dénonce le fort degré d’impréparation de son administration et sa mise à l’écart par le rectorat...

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Assis de gauche à droite Virginie Akliouat, Caroline Chevé, Jean Cugier - Debout de gauche à droite Laurent Tramoni et Nicolas Voisin (Photo Mireille Bianciotto)

Caroline Chevé, secrétaire départementale du Snes-FSU plante le décor. Dénonce une impréparation de cette rentrée « qui multiplie les inquiétudes ». Considère que si le port du masque est obligatoire, pourquoi n’est-il pas gratuit ? « On pense que les masques devraient être gratuits et disponibles généreusement pour les élèves, sans quoi on va avoir de grosses difficultés », assure-t-elle. Insiste encore sur comment faire respecter la distance physique ? « 35 élèves dans une classe … qui, à chaque heure potentiellement, sortent, se mélangent avec les autres, retournent dans d’autres classes et, poursuit-elle : « Comment gérer une population scolaire, qui n’a pas été à l’école depuis 6 mois, quasiment ? ». Déplore des contacts vains avec le Rectorat, « qui n’ont pas permis d’avoir particulièrement des informations, parce qu’ils ne les ont pas » et pointe une difficulté particulière, au niveau des Bouches-du-Rhône : « Le nouveau directeur académique des services de l’Éducation nationale (Vincent Stanek NDLR) refuse de recevoir les organisations syndicales avant la rentrée.(...). Cela veut, pour nous, surtout dire que la parole des professionnels qui sont sur le terrain et qui connaissent sa réalité n’est pas prise en compte » alors que le ministère répète que « les bonnes décisions se prennent au plus près, au local ». Entretien.

Laurent Tramoni, secrétaire académique du Snes Aix Marseille, dénonce « un manque de sincérité dans la parole du ministre qui dit que nous sommes prêts sans, à aucun moment avoir donné, ni les consignes précises ni les moyens pour mettre en œuvre une rentrée sanitaire correcte ». Souligne le défi pédagogique que les enseignants ont à relever : « Parce que nous allons retrouver des élèves qui, depuis 6 mois, n’ont pas été dans les établissements scolaires. Il va falloir évaluer leur niveau, voir quels sont leurs acquis, à la suite de la période de l’enseignement à distance et au confinement, les raccrocher au travail scolaire, à la vie en collectivité ». Pose deux revendications : travailler en petits groupes pour faire du soutien « individualisé » et avoir des recrutements supplémentaires de professeurs. Prévoit une rentrée difficile dans le supérieur, en raison d’un manque de place, avec plus de lycéens. Accuse aussi les universités de financer leurs pôles d’excellence pour figurer en bonne place dans les classements internationaux de type Shanghai et de négliger « la notion de service public, l’accueil dans les premiers cycles universitaires de tous les élèves qui demandent à poursuivre leurs études, au delà du baccalauréat, et qui sont nombreux, heureusement, pour notre pays, parce que nous avons besoin de jeunes qualifiés ». Entretien.

Le Snes-FSU a présenté plusieurs situations particulières, d’abord un zoom dans le primaire avec Virginie Akliouat, secrétaire départementale du Snuipp-FSU qui trouve « ahurissant, dans le contexte sanitaire actuel » que le jour de la rentrée, on puisse trouver 200 enfants qu’accompagnent, « légitimement », 200 parents, « sur un petit trottoir de rue ». Critique les « sacro-saintes évaluations nationales » du ministère, mises en place par le ministre et depuis toujours décriées par son syndicat, qui demande leur annulation, « dans le contexte actuel les enseignants doivent pouvoir être seuls juges de la façon dont ils peuvent redémarrer l’année avec leurs élèves ». « Bien évidemment qu’ils les évalueront, poursuit-elle, mais, ils le feront, avec leurs propres outils, pour être au plus près de la réalité de chacun de leurs élèves ». Entretien.

Autre zoom, sur les lycées professionnels avec Nicolas Voisin, animateur du Snuep-FSU, des lycées professionnels de la FSU. Il déplore le décrochage de 6 mois, une véritable « déscolarisation qu’il va falloir corriger » et une « désocialisation pour des jeunes qui sont allés chercher ailleurs du lien social ». Entretien.

Enfin, Jean Cugier, secrétaire académique du Snep-FSU Aix Marseille, du syndicat majoritaire des professeurs d’Éducation physique et sportive (EPS) se félicite de la victoire gagnée par son syndicat sur le ministère, les cours de sport se feront sans masque. Voit sa discipline, avoir « trois missions vraiment importantes » et « être au cœur de cette période de post-confinement ». La première est de lutter contre la sédentarité forcée voire l’obésité. La deuxième consiste à apporter du « bien être » aux enfants, et la troisième, retrouver les relations avec d’autres, hors de la famille et des réseaux sociaux. Entretien.

Propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO

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