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vendredi 19 avril 2013

Aucune offre de reprise pour le magasin de la rue Saint-Ferréol
Si cinq offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal de commerce de Paris, aucun repreneur potentiel n’est intéressé par le magasin ouvert depuis 23 ans dans la grande artère commerçante marseillaise. Faute de solution, le magasin devra fermer ses portes en juin laissant en rade 40 salariés.

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Les salariés du Virgin Mégastore de la rue Saint-Ferréol à Marseille ont fait part de leur désarroi devant la presse ce mardi 16 avril. Faute de solution, la magasin devra fermer ses portes en juin laissant 40 salariés sur le carreau.
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Aucun des cinq repreneurs potentiels déclarés à ce jour - ceux qui ont déposé une offre de reprise auprès du tribunal de commerce de Paris - n’est intéressé par le magasin ouvert depuis 23 ans dans la grande artère commerçante marseillaise.
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Les salariés de Virgin ont reçu la visite de ceux de l’usine de Gémenos de Fralib venus leur manifester leur soutien.
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Les salariés ont exprimé leur voeu que le site demeure un lieu culturel multiple.

Après le dépôt de bilan de Virgin Mégastore le 9 janvier dernier, et le placement de la société en redressement judiciaire, c’est un nouveau coup de massue qui est tombé sur la tête des salariés du magasin de la rue Saint-Ferréol à Marseille le vendredi 5 avril. C’était la date limite fixée aux éventuels repreneurs pour se manifester auprès du tribunal de commerce de Paris. Or si cinq offres ont bel et bien été déposées, on ne recense « aucune offre de reprise globale », déplore l’intersyndicale (CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, SUD). « De ces cinq offres, quatre sont franco-françaises et une émane d’une marque mondiale, mais aucune n’est issue des gens de notre profession », affirme Christine Mondollot, présidente de Virgin, s’avouant « très déçue ». Ainsi, ni la Fnac, ni Cultura, ni France Loisirs/Chapitres, ni le PDG du label indépendant Naïve, Patrick Zelnik, qui avait pourtant manifesté son intérêt, n’ont formulé d’offre. Dans un communiqué, Patrick Zelnik a toutefois indiqué que Naïve restait « plus que jamais intéressée », même par le magasin des Champs-Elysées. Il a indiqué que son offre était « en cours d’élaboration » et qu’il appartiendrait à l’administrateur judiciaire de l’estimer ou non « encore recevable ».
En attendant, si les noms des repreneurs potentiels déclarés à ce jour, tous partiels, n’ont pas été divulgués, l’intersyndicale a cependant laissé filtrer celui de la société Rougier et Plé dont émanerait « l’offre la plus conséquente ». Ce réseau, spécialiste des fournitures pour les métiers d’art et les loisirs créatifs, possède une cinquantaine de points de vente en France, sous les enseignes « Rougier & Plé », « Artéïs », « Color’i », « Graphigro » et « Art’Pro ». Problème et de taille : cette offre, pourtant la plus importante, ne propose de reprendre que 11 des 26 magasins de l’Hexagone, et seulement 285 des 960 salariés. Et si le magasin de Plan de Campagne trouve grâce aux yeux de cet éventuel repreneur - en compagnie de ceux de Rennes, Dunkerque, Paris-Grands Boulevards, Avignon, Paris-La Défense, Nice, Paris-Barbès, Carré-Sénart et Saint-Quentin -, ce n’est pas le cas de celui de la rue Saint-Ferréol. Ainsi, si ce plan de reprise pressenti était validé par le tribunal de commerce de Paris, le magasin ouvert depuis 23 ans dans la grande artère commerçante phocéenne devrait donc fermer ses portes en juin, laissant en rade ses 40 salariés.

Un premier plan social devait être présenté aux représentants des personnels ce vendredi 19 avril

Une situation d’autant plus alarmante qu’aucune solution alternative pour le site phocéen n’est contenue dans les autres offres de reprise. Ces dernières s’apparentent d’ailleurs à une vente par appartement. Une offre ne porte ainsi que sur la reprise du magasin de Bayonne, une autre que sur celle du magasin de Paris-Barbès. Et dans ce florilège, aucune offre n’a ainsi été reçue ni pour le magasin marseillais… ni pour celui des Champs-Elysées à Paris, le plus grand de l’enseigne en France.
Particulièrement inquiets pour leur avenir, les salariés du Virgin Mégastore de la rue Saint-Ferréol ont exprimé, ce mardi 16 avril, leur désarroi face à la situation dans laquelle ils se trouvent aujourd’hui. Aux côtés des salariés de Fralib, venus leur exprimer leur soutien, ils ont tout d’abord fait part de leur incrédulité devant l’absence d’offre de reprise formulée pour un magasin situé à un emplacement stratégique, alors que des repreneurs potentiels avaient fait part de leur intérêt et s’étaient même rendus sur les lieux. Les salariés ont aussi manifesté leur détermination pour que le site demeure un lieu culturel multiple. Salle d’exposition, concerts ou café sont quelques-unes des pistes qu’ils explorent. Un combat dans lequel ils sollicitent des soutiens politiques. Si des rencontres avec des élus sont prévues dans les prochains jours, ils n’ont pour l’heure enregistré que celui d’Eugène Caselli (PS), président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM).
La prochaine étape de la mobilisation est fixée au 30 avril, date à laquelle les Virgin ont appelé à une grande manifestation nationale. De son côté, la direction avait annoncé le 12 avril son intention de soumettre un premier plan social aux représentants des personnels à l’occasion du comité d’entreprise extraordinaire qui se tenait ce vendredi 19 avril. Les offres de reprise seront quant à elles examinées par le tribunal de commerce de Paris le 23 mai.

Serge PAYRAU

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