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Villa Méditerranée : l’avenir est dans la grotte ou dans le parlement ?

vendredi 9 décembre 2016

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Christian Estrosi s’est inscrit dans un nouveau devenir pour la Villa Méditerranée (Photo Robert Poulain)

Platon, auteur de La République aurait aimé, l’avenir de la Villa Méditerranée, à Marseille, passe soit par l’accueil du Parlement de la Méditerranée, projet que défend avec force Michel Vauzelle, PS, l’ex président de région -Christian Estrosi, président de Provence-Alpes-Côte d’Azur lui laisse jusqu’au 15 février 2017 pour obtenir des avancées significatives sur ce dossier- si tel n’est pas le cas, c’est, à défaut d’une caverne, une grotte qu’il accueillerait ou plus exactement la reproduction, à l’échelle 90%, de la grotte Cosquer.
Christian Estrosi de décrire le projet de la Grotte Cosquer au micro de Mireille Biancotto

Si c’est le projet de la Grotte qui est retenu, « il coûterait 20M€ en investissement », précise le président de Région. La société privée « dont je ne peux dévoiler le nom actuellement, en versera la moitié et nous, ainsi que les collectivités qui souhaitent entrer dans le projet verseront les 10M€ restants. Nous nous rembourserons avec le versement d’un loyer et un pourcentage sur la fréquentation », indique-t-il avant d’avancer : « Nous espérons 500 000 visiteurs la première année, avec un prix d’entrée de 12€, sachant que la réplique de la grotte Chauvet, en Ardèche, qui est comparable à la grotte Cosquer et qui a ouvert ses portes en 2015 a accueilli 600 000 visiteurs lors de sa première année d’exploitation, avec un prix d’entrée de 13€. Dans ces conditions, l’exploitation de cet équipement serait bénéficiaire ». Rappelant que les droits d’exploitation appartiennent à l’État et que le Préfet a été contacté en ce sens. Renaud Muselier, président délégué de la Région insiste sur l’importance de ce projet pour Marseille et sa métropole. « Compte tenu des 1,5 millions de croisiéristes nous devrions accueillir plus de visiteurs que les 500 000 sur lesquels nous tablons par sécurité », prévoit-il. Christian Estrosi présente alors quelques chiffres. Rappelle ainsi le coût de construction : 82 M€, celui du fonctionnement qui affiche un déficit annuel de 4,5 M€ « entièrement supporté par la Région ». Un poids que la nouvelle majorité LR n’entendait pas supporter et a cherché des solutions : « Pour objectiver notre décision, nous avons mandaté un cabinet indépendant, le cabinet Tertio », explique-t-il

« Un projet de Musée de la mer qui s’est transformé en projet de reproduction de la grotte Cosquer »

Christian Estrosi dévoile que seuls 2 projets pouvaient être financièrement équilibrés et durables : Le casino envisagé un temps par le maire de Marseille, projet abandonné, la mairie ayant constaté que le bâtiment était finalement trop petit pour l’accueillir et, un projet de musée de la Mer qui, « au fur et à mesure des investigations s’est transformé en projet de reproduction de la grotte Cosquer ». Il n’omet pas de rappeler :« Mon engagement était clair, il consistait à prendre une décision avant la fin de l’année 2016 ». Un rapport d’orientation sera soumis en ce sens à l’Assemblée plénière de la Région le 16 décembre prochain. Si la proposition de Michel Vauzelle n’aboutit pas, « un appel à projet sera lancé fin mars 2017 pour une ouverture programmée en 2019 ». Après avoir salué la grande qualité du travail mené par Bernard Valero, en tant que Directeur de l’Avitem. Il considère que « débarrassé de la gestion de la Villa Méditerranée, il pourra encore plus s’investir dans la coopération et la diplomatie méditerranéennes de Provence-Alpes-Côte d’Azur ». Christian Estrosi insiste : « J’ai beaucoup discuté de cette reconversion de la villa Méditerranée avec Michel Vauzelle. Nous sommes d’accord sur plusieurs points : Ce bâtiment ne doit plus coûter d’argent à la Région dans son fonctionnement. Nous devons aller vite et ne pas perdre de temps. Nous partageons la volonté de conserver l’esprit culturel et méditerranéen du projet. Nous sommes également en accord sur le fait que nous devons en faire un lieu de vie, largement ouvert au public pour que chacun puisse en profiter. Ces exigences sont d’ores et déjà réunies avec le projet de reproduction de la grotte Cosquer. Mais j’ai pris un engagement vis-à-vis de mon prédécesseur : celui d’étudier avec bienveillance son projet d’installation dans le bâtiment de la Villa Méditerranée du parlement de la méditerranée. Simplement nous avons convenu avec Michel Vauzelle que cela ne serait possible que, si deux conditions étaient rapidement réunies : l’accord politique et diplomatique indispensable et les financements nécessaires permettant au minimum de neutraliser totalement les frais de la région ».

Une descente du public à travers le bassin

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(Photo Hagay Sobol)

Puis d’en venir au contenu du projet Cosquer qui comprendra une descente du public à travers le bassin afin de rejoindre la reconstitution de la grotte Cosquer au sous-sol ainsi que la projection de films sur la découverte de la grotte et son histoire. Le rez-de-chaussée accueillerait une librairie boutique et un café. Un espace muséal et multimédia serait installé dans la première partie du porte-à-faux et un espace pour des événements au belvédère. Il conclut son intervention en tenant à préciser : « Faire évoluer la vocation de la Villa Méditerranée ne revient pas à abandonner l’ambition d’une politique euro-méditerranéenne. La grotte Cosquer, c’est aussi l’homme méditerranéen qui dès ses origines a voulu dépeindre sa réalité. C’est un témoignage d’éternité de notre bassin de vie pour lequel mon ambition est intacte. A la recherche de nos racines communes autour de la Méditerranée, chacun pourra aussi reconnaître sa propre part d’humanité dans les peintures rupestres laissées par nos plus lointains ancêtres ».
Michel CAIRE

Les projets recalés
Pour définir le devenir de la Villa, la Région a mandaté un cabinet indépendant, le cabinet Tertio. L’étude a permis d’analyser plus de 12 projets selon différents critères :
- l’attrait pour le grand public,
- l’impact sur le tourisme,
- l’impact sur les entreprises locales/régionales,
- l’impact financier,
- la légitimité de la Région pour initier le projet,
- l’acceptabilité vis-à-vis de l’opinion publique.

Parmi les propositions déposées, au vu de ces critères, de nombreux projets ont été écartés car ils présentaient un modèle économique insuffisant et des projets déficitaires :
- « Villa Méditerranée 2.0 », « Cité du Vin », « Centre de Colloques », « Centre d’Art », qui souffraient d’un fort déficit d’exploitation.
- « Villa Internationale », « Vitrines de la Provence », qui souffraient d’une forte concurrence sur le territoire.
- un Centre commercial de produits de luxe dont la complexité de montage était trop élevée.
- « Musées des séries » « Centre multimédia » et « Palais du Futur » dont le fonctionnement était aussi déficitaire.

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