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Vous avez dit confinés ? Rencontre avec Patrick Coulomb, l’écrivain-journaliste qui rêvait d’un autre monde…

mardi 5 mai 2020

Mireille Sanchez [1] -qui nous délecte de ses recettes via sa chronique "La Cuisine de Mireille" ou encore nous incite à dévorer nombre d’ouvrages qu’elle met en lumière dans "La Bibliothèque de Mireille"- part à la rencontre (devant l’écran) de personnalités qui sont confinées avec "Vous avez dit confinés ?". Aujourd’hui c’est l’écrivain, journaliste Patrick Coulomb qui répond à ses questions....

Dire qu’il est journaliste serait pour le moins réducteur, car Patrick Coulomb est aussi auteur (une dizaine de livres à son actif), blogueur, éditeur. Il est aussi l’un des trois fondateurs du festival « Autour du livre », avec ses compères Bruno Richard et François Thomazeau, dont la première édition s’est tenue l’année dernière… Privilège du confinement si j’ose dire, Patrick Coulomb en a profité pour terminer l’écriture de son dernier livre : « Le chemin le plus court n’est pas la ligne droite ». Une révélation ? Homme de tous les mots, auteur passionné, amateur de polar, de littératures de l’imaginaire et « autres distorsions de la norme », comme il dit, géographe féru d’urbanité, observateur critique et subjectif de notre ville de Marseille, Patrick Coulomb est de toutes les expressions dès lors qu’elles s’encadrent de partage, de conversations et d’amitié ! Rencontre avec notre confrère de La Provence qui, le temps d’un confinement, est venu poser ses mots dans les colonnes de Destimed.

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Patrick Colomb vient de terminer l’écriture de son dernier livre "Le chemin le plus court n’est pas la ligne droite" (Photo D.R.)

Destimed : Patrick Coulomb, comment vous présentez-vous ?
P.C. : Bonjour, certes je suis journaliste et beaucoup me connaissent pour cela. Mais je suis journaliste de presse écrite avant tout, ce qui veut dire que je m’intéresse sans doute davantage à l’écriture qu’à l’information. D’ailleurs, il y a bien longtemps, c’est sur la foi d’un roman que j’ai été embauché dans la rédaction du Provençal, parce que, aux yeux du rédacteur en chef de l’époque, ce roman démontrait que je « savais écrire »…

Quel impact a eu le confinement sur votre principale activité ?
Le changement est en cours… Dans un premier temps on a vu la rédaction se vider. Puis, moi-même je l’ai quittée pour cause de coronavirus -qui se passe bien, je touche du bois-. A mon retour, ce qui m’attend est le « télétravail », ce qui n’est pas loin d’être la négation du métier de journaliste de presse quotidienne régionale. Mais en attendant un retour à la normale, merci à Messenger, WhatsApp, Skype, Discord, Instagram, etc.

Comment vous occupez-vous ?
Si je dis que je n’ai pas le temps de m’ennuyer, vous ne serez pas choqués j’espère. Car c’est le cas. Entre les périodes de repos plus ou moins forcé, les projets d’écriture et d’édition se sont multipliés. J’ai bouclé l’écriture d’un roman, « Le chemin le plus court n’est pas la ligne droite », j’en ai publié deux autres, de deux autres auteurs, sur mon label éditorial The Melmac Cat, je participe avec mon camarade François Thomazeau à l’élaboration d’un « Salon du livre confiné  » sur Facebook et j’ai démarré depuis quelques jours avec deux autres camarades, François David et Jean-Paul Delfino, la mise en place bénévole d’un recueil de nouvelles dont les résultats des ventes -en ligne dans un premier temps- seront reversés à une association travaillant avec les soignants (infirmières, ambulanciers, brancardiers, etc.) des hôpitaux marseillais.

Cela a-t-il modifié vos projets à court et moyen terme ?
Oui, en revanche, d’un point de vue strictement salarial, il a fallu faire quelques ajustements. Le podcast littéraire que je faisais avec laprovence.com, « Lectures marseillaises  » est en stand-by, tout comme la chronique du même nom dans les colonnes du journal papier, et la page dominicale « Focus » sur l’actualité du livre a dû être chamboulée, car, faute d’actualité, elle est devenue momentanément thématique et s’intéresse aux pandémies, au monde médical, à la science-fiction qui avait plus ou moins « prédit » ce qui se passe en ce moment sur la planète du fait du Covid-19. Par ailleurs, notre manière de travailler a changé, le « télétravail » se répand aussi dans les rédactions et l’on peut se demander ce qu’il en sortira lorsque l’épidémie sera jugulée.

Comment envisagez-vous votre « reprise » ?
Une reprise dans la continuité, mais chargée, puisque durant cette période de confinement, des projets ont vu le jour, qu’il faudra mener à terme dans les semaines et les mois à venir.

Avez-vous une programmation à communiquer ?
Le 23 avril sort sur le label éditorial The Melmac Cat le polar « La théorie des dominos  », de Sébastien Doubinsky, le 28 le roman historique sur la Grande Peste de 1720 à Marseille « Peslilence », de Bruno Leydet. Et début mai le recueil « Les voyages immobiles d’une quarantaine d’auteurs en confinement  », au bénéfice des soignants de la région marseillaise.
Propos recueillis par Mireille SANCHEZ

Patrick Coulomb est à retrouver sur patrickcoulomb.over-blog.com/ - bod.fr/librairie

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[1 Mireille Sanchez est aussi l’auteure de l’ouvrage "Le Poulet Voyageur" - 1000 recettes et autres petites histoires- paru aux Éditions BPI - 890 pages -35 € prix du "Meilleur livre de cuisine du monde 2019" (Best in the world Gourmand International Award 2019).

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