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Ettore Scola n’est plus

mercredi 20 janvier 2016

Le cinéma est en deuil, un géant s’en est allé. Ettore Scola vient de décéder à l’âge de 84 ans, à Rome, le 19 janvier 2016. Il était né le 10 mai 1931 à Trevico. En 40 années et près de 40 films Il a interrogé, sous toute ses formes l’âme humaine, les rapports sociaux, notre société, et cela, en étant profondément Italien. Au début de sa carrière, scénariste, il fait valoir un humour mordant et une satire vive de la société italienne de l’après-guerre avec, entre autres, « Le Fanfaron » et « Les Monstres » de Dino Risi. Il commence à être reconnu avec le tragi-comique « Drame de la jalousie » pour lequel Marcello Mastroianni est récompensé au Festival de Cannes 1970. En 1974, Scola connaît un succès international avec « Nous nous sommes tant aimés », une vaste fresque de la société italienne après la Seconde Guerre mondiale, dédiée au cinéaste Vittorio De Sica, son ami.
Il revient, en 1976 à la satire et connaîtra un grand succès avec « Affreux, sales et méchants » et un immense Nino Manfredi, une satire grinçante de la société romaine quart-mondiste. Un film qui lui permet d’obtenir le Prix de la mise en scène au 29e Festival de Cannes. Il interroge là l’individu, dans ses rapports sociaux, dans un contexte de crise extrême. Il le fait avec un humour féroce. Il l’interrogera encore, toujours dans un contexte extrême, mais dans un registre plus intimiste, avec « Une journée particulière », admirablement servi par Sophia Loren et Marcello Mastroianni. La rencontre de deux voisins exclus du modèle fasciste, une femme au foyer et un intellectuel homosexuel, au moment où tout Rome assiste à la rencontre du Duce avec Adolf Hitler en 1938. En 1980, il offre une chronique douce-amère avec « La Terrasse » (Prix du scénario à Cannes), un tableau tragi-comique de l’intelligentsia de gauche italienne et de ses désillusions, un film toujours aussi actuel... pour la gauche européenne. Il réalisera ensuite « La Nuit de Varennes », deux mondes se croisent en Juin 1791. Louis XVI fuit a bord d’une berline pour gagner la frontière. Sur le même chemin, le destin réunit le révolutionnaire Restif de la Bretonne, un Casanova vieillissant entouré de royalistes en fuite. A Varennes, Louis XVI et la reine sont arrêtés... Puis vient « Le Bal » qui traverse cinquante ans d’histoire hexagonale à travers le vécu de danseurs de salon. Un film qui reçoit trois Césars en 1984 dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. Par la suite, Scola dirige plusieurs comédiens français comme Vincent Pérez et Emmanuelle Béart (Le Voyage du capitaine Fracasse) ou encore Fanny Ardant (La Famille, Le Dîner).
L’Europe est un peu plus pauvre aujourd’hui, elle a perdu l’un de ses grands conteurs
Michel CAIRE

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