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Grèce : Les fonctionnaires continuent de se mobiliser ces 18 et 19 septembre contre une réforme exigée par la troïka en échange du versement de la prochaine tranche d’aide de 6,8 milliards d’euros.

mercredi 18 septembre 2013

Environ 20 000 fonctionnaires en grève ont défilé ce mercredi à Athènes et dans d’autres villes grecques contre une réforme brutale du secteur public, dans un climat alourdi par le meurtre d’un rappeur antifasciste par un néo-nazi présumé. A Athènes, la plupart des manifestants étaient des enseignants et des employés des hôpitaux et des collectivités locales. Ils ont défilé dans le calme à la mi-journée, dans le centre ville interdit à la circulation. «  Luttons sans relâche contre les politiques d’austérité. Non aux licenciements et aux redéploiements, non à la casse des services publics, non a la destruction de l’État social », lisait-on sur la principale banderole de la centrale du secteur public, Adedy. Cette grève de 48 heures, qui est montée en puissance depuis lundi au fil d’arrêts de travail sectoriels dans l’administration, entend défendre les milliers d’emplois de fonctionnaires menacés de changements d’affectation ou de suppression, dans le cadre des engagements de la Grèce vis-à-vis de ses créanciers. La journaliste grecque Effy Tselikas, correspondante de BFM, évoque un plan de réorganisation mettant 15 000 fonctionnaires en disponibilité d’ici la fin du mois et 25 000 avant la fin de l’année. Ce qui implique «  8 mois de salaires à 75% et après rien ». Au total, 25 000 fonctionnaires doivent être mis en disponibilité et 4 000 licenciés, d’ici la fin de l’année, pour réduire la dépense publique, une réforme dictée par les créanciers du pays (UE-BCE-FMI), dont des experts ont commencé cette semaine à Athènes à dresser le bilan des réformes engagées. Un climat très tendu difficile qui a été alourdi par le meurtre du rappeur anti-fasciste Pavlos Fyssas, âgé de 34 ans, tué par un homme identifié, selon la police, comme membre présumé du parti néo-nazi Aube dorée, a annoncé l’agence de presse grecque ANA. Des affrontements ont éclaté ce mercredi soir entre la police et des manifestants qui protestaient près d’Athènes contre le meurtre du rappeur. Le rassemblement, qui a réuni environ 5 000 personnes, se tenait sur les lieux du drame qui eu lieu à Keratsini, une banlieue populaire de l’ouest d’Athènes, dans la nuit de mardi à mercredi.Il est mort à l’hôpital des suites de ses blessures. Selon le site de l’hebdomadaire grec To Vima, le jeune chanteur avait eu un échange houleux avec son meurtrier présumé alors qu’il regardait le match de football qui opposait le club l’Olympiakos et le Paris Saint Germain mardi soir dans un café. A la fin de la rencontre, le suspect et sa bande l’ont attendu dehors pour en découdre. Pavlos Fryssas a tenté de s’enfuir avec ses amis mais une voiture lui a bloqué le passage, le conducteur en est descendu et l’a poignardé à plusieurs reprises. Selon le père de la victime, ce meurtre ne serait pas lié au match de football mais bien à la position politique de son fils. Plus connu sous le nom de Killap P., le jeune homme faisait partie de la scène hip-hop depuis 1997. Il organisait des concerts contre le fascisme et était impliqué dans des œuvres sociales dans son quartier. 

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