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La communauté Emmaüs scandalisée après la diffusion de l’émission "Spécial Investigation : Emmaüs le business de la misère ?"

mardi 16 juin 2015

Dans un communiqué, la communauté Emmaüs se dit révoltée et scandalisée par l’émission "Spécial Investigation : Emmaüs le business de la misère ?" diffusée sur Canal+ ce lundi 15 juin. Indiquant que « depuis 58 ans, la communauté Emmaüs de Marseille Pointe Rouge agit avec ses 56 compagnes et compagnons et ses 50 bénévoles :
- Du mardi au vendredi à 7h30, 52 fois par an, en haut de la Canebière, 100 personnes de la rue commencent leur journée avec un café chaud, un croissant et une banane ; à 11h une soupe et une orange leur sont servies. Un grand brunch solidaire avec nappe blanche et serveurs stylés est organisé à Noël.
- 7 jours sur 7 plus de cent donateurs quotidiens ignorent les marchands sur internet et nous confient les biens dont ils n’ont plus l’usage. Ces biens sont transformés en solidarité.
- Une fois par an un container chargé à ras bord part à Emmaüs Bénin. 5 000 euros prélevés sur les ventes aident à travers Emmaüs International à mener à bien l’adduction d’eau aux 60 000 habitants du lac Nokoué
- Des containers remplis de matériel médical partent régulièrement pour la Tunisie à travers une association partenaire et amie. Une presse à huile a offert un revenu à une douzaine de femmes tunisiennes.
- Deux soirs de suite "Noirs et Bancs" la troupe de théâtre de nos compagnes, compagnons et amis a dit sa révolte devant une centaine de spectateurs enthousiastes et émus.
- Du mardi au samedi, le matin, les gens de la rue viennent chercher gratuitement vêtements et objets de première nécessité.
- Des familles sans ressources adressées par les assistantes sociales des quartiers viennent s’équiper gratuitement.
Cela dure depuis 58 ans, pour cet anniversaire encore un public nombreux a manifesté sa solidarité à la communauté Emmaüs de Pointe Rouge. C’est cette réalité quotidienne à côté de laquelle est passée Gabrielle Dréan, l’auteure du 52 minutes "Spécial Investigation" diffusé le lundi 15 juin sur Canal+.
La communauté Emmaüs de Pointe Rouge invite la presse et le public à venir constater sur place, qu’au 110 traverse Parangon 13008 Marseille, 56 compagnes et compagnons, 50 bénévoles et une dizaine de salariés proposent une alternative vivante et épanouie au monde désespérant qu’elle nous propose. »

Messages

  • Gabrielle Dréan a montré des dérives qui existent incontestablement au sein d’Emmaüs comme on peut le voir dans la vidéo. Au lieu d’incriminer la journaliste qui n’ a fait que son travail d’information, Emmaüs Pointe Rouge devrait plutôt secouer le cocotier en interne pour que cessent les pratiques insupportables qui sont révélées par le reportage.

  • Peut-être que Emmaüs aide incontestablement ses compagnons. Mais le but de Emmaüs ne serait-ce pas de réinsérer tous ceux qui peuvent l’être dans notre société. Lorsque je vois dans le reportage "investigation" diffusé par canal plus des personnes qui travaillent 40 h par semaine donc 8 h par jour du lundi au vendredi comme un salarié, sans contrat, sans salaire. Je trouve que c’est honteux. De plus si ses personnes sortent du système Emmaüs, ils n’ont pas le droit au RSA ????!!!!!25 euros en espèce comme pecule.

  • C’est honteux vous ne connaissez rien sur les communautés emmaus. Je suis moi même compagne depuis 12 ans. Il ne faut pas croire tout ce que les gens disent. Toutes les communautés sont différentes des une et des autres. Et fonctionne toutes différemment.

  • Emmaus a le mérite d’essayer d’aider les autres, de chaque jour travailler contre l’exclusion. Cette pseudo journaliste aux airs autosuffisants peut elle en dire autant ? Que chacun fasse le bilan de ses actions avant de juger celles des autres.
    Les actions emmaussiennes ne sont pas parfaites mais qui peut se venter d’avoir le remède miracle ?
    Connaissant très bien le mouvement, merci de vous rendre dans une communauté pour constater par vous même la pauvreté de ce reportage et ses nombreuses désinformations, très loin des réalités du quotidien. Quand aux méthodes employées... Les mots me manquent pour décrire le dégoût qu’elles m’inspirent. Honte à ce reportage, à son auteur et à la chaine qui l’a diffusé.

  • Bonjours ,
    ne serais-ce pas normal , que tous les protagonistes de cette communautée ,est ,
    le méme statut ;puisque ils font partie intégrante de la structure !!
    En 49 aprés l’appel de l’abbé pierre , depuis presque 50 ans ,il serait normal que c’est personnes en difficultées , est une possible d’intégration a la vie publique ,il devrait y avoir ,
    obligatoirement une interaction ; entre la structure Emmaus et pole emploi , et tout autres systemes mise en place en france .
    Ceux qui permettrait une intégration de ces personnes , a la vie active dans notre pays .
    Cordialement .

  • Non cette journaliste n’a pas "fait juste son travail d’information". A vous lire on pourrait croire que tout journaliste, parce qu’il se nomme ainsi, fait dans tous les cas "un travail d’information". Le soi disant "documentaire " est en fait truffé d’inexactitudes, un long interview du président d’ Emmaus France a été coupé au montage etc.. Emmaus n’a rien à cacher et plutôt que de croire sur parole ce qui est dit dans ce "documentaire" allez donc discuter avec les bénévoles, les compagnons et vous comprendrez la force des valeurs et du lien qui prévaut chez Emmaus. Emmaus ne fait pas du business, tout est redistribué et investit dans l’insertion, donc le titre même du "reportage" est faux et racoleur ! Mais c’est sur c’est plus facile de gruger les compagnons en se faisant passer pour un SDF et filmer en caméra cachée dans une communauté plutôt que de pénétrer dans une multinationale !

  • Depuis plus de 20 ans maintenant je travaille, sous différentes formes, à la lutte contre les inégalités et les exclusions en tout genre. D’abord en tant que bénévole dans une association de type "Emmaüs" avec un accueil inconditionnel et non subventionné, ensuite comme éducateur auprès de jeunes délinquants et maintenant en tant que chef d’entreprise d’insertion.
    Je suis toujours frappé par toutes ces personnes qui pensent qu’en quelques minutes... ou quelques mois on peut comprendre ce qu’est l’exclusion et les ravage qu’elle provoque sur les Hommes et la société.
    Certaines personnes sont à ce point en difficulté qu’il faut des lieux où ils sont accueillis, aidés, aimés. Qui a dit que cela était simple, pour eux, pour ceux qui les accueillent.
    Le travail, salarié ou non, même si elle en est une marche indiscutable, n’est de loin pas la première étape de la considération des personnes exclues.
    Qui peut définir ce dont une personne a réellement besoin pour se sentir faire partie de la société, de la communauté humaine... Peut-être bien les communautés Emmaüs, ces gens qui accueillent, sans conditions, sans à prioris, sans jugements rapide de personnes qui, finalement, ne connaissent rien à ce qu’est l’accueil de l’autre dans sa souffrance !

    Dans chaque étapes de mes engagements nous avons été confrontés à ces personnes qui jugent sans connaître, allant du jeune bénévole plein de charité déplacée au patron salaud "comme tous les autres" en passant par l’éducateur, sûrement fumeur de joints et alcoolique !

    Un seul cri : rien à faire de ces diseurs donneurs de leçons !
    Nous, nous nous évertuons à façonner un monde plus juste, plus solidaire, une monde d’avenir que nous eprouvons chaque jour bien souvent dans l’abnégation et les difficultés multiples !

    Nous commettons des erreurs ? Bien sûr ! Nous inventons, nous imaginons, nous façonnons... qui le fait sans commettre des erreurs qui sont également capables de nous faire avancer ?

    Taisez-vous beaux parleurs ! On travaille à construire un monde plus juste !

  • A lire certains commentaires, la fin justifierait les moyens et bien non, je suis désolé... aider les personnes c’est aussi respecter leurs droits et leur dignité et vouloir qu’il puissent aller vers leur autonomie sociale.
    Heureusement que cette journaliste a eu le courage de rompre l’omerta du politiquement correct qui entourait Emmaüs, heureusement qu’elle a joué son rôle de contre pouvoir pour que puisse vivre la démocratie. Honte à ceux qui tiennent un double discours au nom de l’humanitaire, défendre les droits chez les autres et les fouler aux pieds chez eux. Emmaüs doit saisir cette opportunité pour faire du ménage dans sa maison et réaliser, enfin, ce qu’il cherche à faire depuis plus de 10 ans sans y parvenir, c’est à dire à mettre ses pratiques en adéquation avec ses valeurs. Au boulot !

  • Je suis bénévole dans une communauté depuis plusieurs années . J’ai "quitté" plusieurs fois mon bénévolat devant certaines situations que je trouvais injustes concernant les compagnons particulièrement les renvois pour des motifs pas toujours justifiés ... puis je suis revenu, espérant apporter une aide (dans la mesure du possible ) aux compagnons.
    Il faut savoir que les bénévoles n’ont aucun droit sur la gestion des compagnons, seuls, les dirigeants ont le droit de "vie ou de mort" , d’accueil, logement etc ... Si le dirigeant est correct, ça se passe bien, mais imaginez si c’est une sorte de dictateur, celà peut vite tourner à l’insuportable !
    L’accueil inconditionnel n’est effectivement pas toujours appliqué : s’il n’y a qu’une place disponible, le compagnon le plus "qualifié", chauffeur, electricien ou autre sera privilégié.
    L’"insertion dans le travail n’est pas non plus d’actrualité , on me dit que toutes ces personnes sont trop loin du travail . Sans doute vrai, mais des solutions existent pour les en approcher (chantier insertion, formation etc ) Même l’alphabétisation ne leur est pas proposé, premier pas justement vers l’insertion d’ailleurs au sein même de la communauté.
    Bon, il y a des points positifs, les compagnons accueillis trouvent un toit, une table, et sortent de galère grâce à Emmaus. Emmaus participe aussi à des dons importants à des familles démunies , en France ou à l’étranger. Mais il faudrait donner aux compagnons plus de droits, tels qu’en ont les salariés d’entreprise. Un compagnon est "viré’ du jour au lendemain , sans pouvoir se défendre, quel que soit sa faute .. Nous, bénévoles, on apprend au hazard, ne voyant plus un compagnon, qu’il a été viré ! Dur !
    Voilà, je ne crache pas dans la soupe, je répète que l’idée de l’Abbé Pierre était formidable, mais des dérives (surtout financières) ont petit à petit dénaturé cette idée . Il faudrait revenir aux fondamentaux .

  • Subtile et raffinée cette "investigation" résume bien mon quotidien de bénévole dans une communauté. J’ai souvent souffert d’apprendre le départ d’un compagnon, départ volontaire ou forcé, pas vraiment de différence, dans tous les cas de figures c’était dur.
    Autant de bénévoles, autant de sons de cloches. En ce qui me concerne mes idées sont claires.
    Bénévole ?
    Pas pour l’Abbé Pierre, encore moins pour les beaux yeux des responsables de communauté.
    Pour les compagnons, uniquement pour les compagnons.
    Pas pour les jauger, les juger voir les condamner.
    Pas pour les supplanter.
    Juste pour les aider que ce soit dans le cas d’une surcharge ponctuelle de travail, de maladie , de prise de congés ou tout simplement dans le cas d’un travail à effectuer en équipe.
    Etre bénévole de terrain n’est pas évident, dés que la confiance se trouve instaurée, le voile se déchire, la réalité se fait dure à encaisser.
    Entre espoir et désespoir les confidences des compagnons se font lourdes à porter.
    La vie en communauté n’est pas un long fleuve tranquille, la vie des compagnons loin d’être réjouissante et épanouissante.
    Accueil inconditionnel, PSG (porte sac gare) Pécule de misère, Précarité, le quotidien des compagnons les rattrapent rapidement .
    Merci aux auteurs de ce reportage qui synthétise très bien les travers du système.
    A voir absolument. JCJ

  • Je suis tout à fait d’accord avec Jean ! Emmaus a pris un tournant financier, et oublie l’humain ! Les compagnons ont trouvé un toit, oui ! Mais à quel prix ! Un pécule de misère, un hébergement pas à la hauteur, et la menace constante "tu n’es pas content ? prends ton sac ! " . Les bénévoles ne peuvent rien dire, s’ils ont le malheur de soutenir un compagnon contre le responsable tout puissant, on lui demande de partir ! Accueil inconditionnel ? Laissez moi rire !
    Des "bénévoles " viennent travailler 8 heures par jours juste pour avoir la soupe à midi. Ils sont souvent sans papier, espèrent bénéficier d’une chambre ... mais je sais qu’il n’ y a rien pour eux à la communauté ! Ils avaient des tickets de bus gratuits, même ça leur a été supprimé !
    Nous les bénévoles restons souvent juste pour les compagnons, essayant de leur apporter un peu de notre savoir, ou un peu de distraction, ou simplement, une présence amicale ...
    Mais il arrive un moment où on craque !

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