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7e Festival de Pâques d’Aix-en-Provence - On y a célébré aussi les voix

lundi 29 avril 2019

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Ian Bostridge dans "La belle meunière" Photo Caroline Doutre

Si sous l’impulsion de Renaud Capuçon le Festival de Pâques consacrait beaucoup de ses concerts à l’expression des cordes, les voix furent aussi à l’honneur. Sous différentes formes. Ce sont des histoires de familles et une histoire en famille que Catherine Trottmann a racontées sur la scène du Jeu de Paume où elle était accompagnée du pianiste Karolos Zouganelis. Au programme du drôle avec l’air de Massenet extrait de « Manon » « Je suis encore toute étourdie » chanté non sans humour. Et de ce voyage au cœur des pères des mères des enfants on retiendra du Poulenc, du Mozart, du Gounod, du Honegger, et une plongée au cœur des familles qui se détestent… sous l’angle d’une reprise par Bernstein de « Romeo et Juliette » devenue « West Side Story » et transposée à New York. Film célèbre, musique qui l’est tout autant, un plaisir. Et puis il y eut sur la scène du Jeu de Paume les élèves de l’école de Cuques d’Aix-en-Provence venus rejoindre Catherine Trottmann pour chanter les airs de « La mélodie du bonheur », appris avec elle durant ses interventions dans leurs classes durant l’année, comme le fit l’an dernier Claire Marie le Guay avec les CM2 des Floralies. Le bonheur était là aussi sur scène. Avec le portrait Benjamin Attahir donné au Conservatoire Darius Milhaud par le Trio Zadig ce fut la voix de Rachel Camarinha qui se fit entendre. Pour des airs assez improbables écrits par le compositeur lui-même d’après des poèmes de Mia Couton le tout constituant une œuvre intitulée « De l’ineffable » et qui surprit l’auditoire. Soirée pour initiés à de la musique pointue et très moderne…. Et puis voilà que Ian Bostridge, investit le Jeu de Paume pour y interpréter « La belle meunière » de Schubert, publiée en 1824. Miracle d’une voix parfaitement en osmose avec son sujet, celle d’un ténor anglais né à Londres le 25 décembre 1964, le concert fut une merveille. On retrouva toute l’élégance de jeu d’un artiste habitué à chanter Schubert et dont on se souvint de la magnifique et poignante interprétation qu’il fit du « Winterreise ». Œuvre d’ailleurs à laquelle il consacra un livre d’études, devenu maintenant ouvrage de référence. Au piano Jan Schultsz, il est précis, dans son accompagnement pour une soirée d’un grand niveau artistique. La voix sur « Le roi qui n’aimait pas la musique » donné au Jeu de paume fut celle de Charles Berling, récitant de ce conte écrit par Mathieu Laine sur une musique de Karol Beffa. Il succède en fait ici à Patrick Bruel qui enregistra cette œuvre et où on retrouve des musiciens incarnant tous, comme dans « Pierre et le loup » un personnage symbolisé par un instrument. Des Lowreliens, habitants d’une oasis et dont le souverain déteste la musique au point de l’interdire, vont d’abord dépérir et renaître au bonheur quand un voyageur et une nomade parviendront à convaincre le roi de laisser les notes de nouveau s’envoler. La clarinette de Andreas Ottensamer, le violon de Renaud Capuçon, le violoncelle de Victor Julien-Laferrière et le piano de Karol Beffa racontent en arpèges et gammes ce que Charles Berling exprime d’une voix posée, claire et enjouée. Un hymne à la tolérance et au respect des libertés humaines. Un conte puissant...
Jean-Rémi BARLAND

Messages

  • J’ai assisté au concert de Ian Bostridge vendredi soir. Si la qualité de son interprétation de la Belle Meunière n’est pas en cause, je suis néanmoins ressorti très déçu de ce concert :
    1. Des retardataires sont entrés bruyamment en marchant sur le parquet qui grince, et parfois en parlant, pendant au moins le premier tiers du concert gâchant toute l’ambiance de ces Lieder. Il faudrait vraiment que les organisateurs ferment les portes une fois que les concerts ont commencé.
    2. Le piano avait une sonorité de bastringue, à la limite de la justesse. Bien que le pianiste avait une certaine grâce dans son accompagnement, c’était certainement le pire piano que j’ai jamais entendu accompagner des Lieder de Schubert.
    3. Ian Bostridge avait manifestement un problème de voix dans les aigus : pour sortir les notes les plus hautes il se mettait à les pousser de façon exagérée, y mettant chaque fois un pseudo effet dramatique, alors que le texte ne le demandait absolument pas.

    Au total donc une grosse déception. Il ne reste plus qu’à écouter le disque pour s’en consoler.

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