On demande toujours beaucoup aux gouvernements locaux et régionaux, alors qu’ils n’ont pas les compétences pour agir… Mais il faut gérer les compétences que l’on a et celles que l’on n’a pas… aussi. En tout cas, c’est un pari pour la citoyenneté de votre terre, où vous gouvernez. Cela vaut la peine de créer des lignes de communication avec le gouvernement central.

Je regarde la Méditerranée depuis une petite ville d’Alicante, côtière comme tant d’autres dans notre géographie commune européenne. Dans ma ville, comme dans tant d’autres, les gouvernements locaux essaient de gérer les affaires qui affectent quotidiennement tous les citoyens. Avec plus ou moins de succès, mais ils s’y emploient.
Tout ne peut pas être décidé au niveau local, mais…
Il faut clairement indiquer qu’il existe une série de sujets qui échappent au niveau de compétence des autorités locales et régionales, de sorte que leur sphère d’action est limitée aux compétences gérées par les entités auxquelles je fais référence.
Pour donner un exemple, la législation qui affecte les impôts des entreprises et des particuliers relève de l’administration de l’État. La législation du travail qui affecte toutes les entreprises dans le cadre de la circonscription locale et régionale est également approuvée au niveau de l’État. De même, une autre série d’interventions publiques sont gérées au niveau de l’État.
Même si elles ne relèvent pas du niveau local, l’État doit être présent au niveau local et régional
Par conséquent, la première chose que doivent faire les entités locales et régionales est de veiller à ce que toutes les interventions qui proviennent de la gestion de l’État soient correctement mises en œuvre dans la zone territoriale de leur compétence. Si, par exemple, la gestion ferroviaire est gérée depuis le siège ministériel de la capitale de l’État, il incombe à l’entité locale de faire pression pour la pleine mise en œuvre du réseau ferroviaire dans la zone de sa compétence. On pourrait dire la même chose des questions d’infrastructure, telles que les autoroutes, les ports et les aéroports, où le processus décisionnel a lieu dans la sphère gouvernementale.
Par le vote, ou par la voix…
Les entités locales et régionales doivent avoir une voix et, si possible, un droit de vote, dans tous les processus décisionnels qui, ne leur incombant pas, les affectent directement ou indirectement sur leur territoire. Par conséquent, la gestion de ce qui est hors de leur capacité ne signifie pas que c’est un domaine dans lequel les autorités se désengagent. Toutefois, la responsabilité finale de ce type de décisions incombe en tout état de cause à l’autorité du gouvernement central.
En Espagne…
En Espagne, un débat permanent est ouvert sur la répartition des budgets et des services par le gouvernement central à chacune des Communautés Autonomes ayant une compétence régionale. Les mairies sont également en état d’alerte permanent. En ce sens, l’objectif des uns et des autres est d’éviter une répartition dysfonctionnelle des fonds de l’État qui profiterait davantage à une Communauté Autonome qu’à une autre et qui aurait donc un impact sur l’inégalité des citoyens les uns par rapport aux autres du simple fait de la résidence.
Nous parlons de responsabilité politique…
Le fait d’avoir attribué la responsabilité au gouvernement central signifie que le parti ou les partis au pouvoir courent le risque de perdre le soutien populaire dans les régions où la répartition du budget public a été moindre. Cela signifie que, même si les partis des coalitions gouvernementales peuvent immédiatement imposer cette répartition inégale, leur responsabilité politique sera mise en évidence lors du prochain cycle électoral où les citoyens qui se sentent lésés leur tourneront le dos.
Lignes de communication…
Souvent, les autorités locales et régionales n’ont pas la capacité d’obtenir du gouvernement central ce qu’elles semblent théoriquement mériter. Mais elles doivent établir un système de communication qui leur permette au moins de se connecter avec les entités décisionnelles au niveau central. Il va sans dire que s’il n’y a pas de plan d’avenir propre qui inspire l’entité locale ou régionale, toute gestion qui est faite dans ce sens avec le gouvernement central peut être un peu décousue en faisant pression pour une série d’investissements qui n’ont pas de but aligné sur ledit projet d’avenir local ou régional.
Cela rendrait l’investissement de l’État absolument inutile ou contre-productif. Le plan d’avenir de chaque entité locale ou régionale doit inspirer les demandes au gouvernement central de la part des entités locales et régionales.
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[Tribuna] José Fernandez Alcalde: « No todo se puede decidir a nivel local, pero … »

Siempre se pide tanto a los gobiernos locales y regionales, cuando no tienen las competencias para actuar … Pero hay que gestionar las competencias que se tienen y las que no se tienen … también. En cualquier caso, es una apuesta por la ciudadanía de tu tierra, donde gobiernan. Merece la pena crear las líneas de comunicación con el gobierno central.
Yo miro el Mediterráneo desde una pequeña localidad de Alicante, costera como tantas otras de nuestra geografía común europea. En mi localidad como en tantas otras los gobiernos locales tratan de gestionar los asuntos que afectan cotidianamente a todos los ciudadanos. Con mayor o menor éxito, pero en ello están.
No todo se puede decidir a nivel local, pero …
Es preciso dejar claro que hay una serie de temas que se escapan al nivel competencial de las autoridades locales y regionales por lo que su esfera de actuación queda limitada aquellas competencias que se gestionan por las entidades a los que me refiero.
Por poner un ejemplo, la legislación que afecta a los impuestos de las empresas y de los particulares corresponden a la administración estatal. La legislación laboral que afecta a todas las empresas dentro del ámbito de la circunscripción local y regional también es aprobada a nivel estatal. Igualmente, otra serie de intervenciones públicas son gestionadas a nivel estatal.
Aunque no sean del ámbito local, el Estado tiene que estar presente en el área local y regional
Por tanto, lo primero que tienen que hacer la entidad local y regional es velar porque todas las intervenciones que vienen o proceden de la gestión estatal se implementen propiamente en el área territorial de su competencia. Si la gestión ferroviaria, por ejemplo, se gestiona desde la sede ministerial de la capital del Estado, corresponde a la entidad local pujar por la plena implementación de la red ferroviaria en el área de su competencia.
Igual podríamos decir en aquellos temas de infraestructura, como autopistas puertos y aeropuertos, donde el proceso decisorio que da en el área gubernamental.
Por el voto, o por la voz …
Las entidades locales y regionales tienen que tener voz y, a ser posible voto, en todos los procesos decisorios que no correspondiéndoles les afecten de un modo directo o indirecto en su territorio.
Por tanto, la gestión de aquello que está fuera de su capacidad, no quiere decir que sea un área en la que las autoridades se inhiban. Sin embargo, la responsabilidad final de este tipo de decisiones corresponde en todo caso a la autoridad del Gobierno central.
En España …
En España hay abierto un debate permanente sobre la distribución de presupuestos y servicios por parte del Gobierno central a todas y cada una de las Comunidades Autónomas con competencia regional. Los ayuntamientos también están alerta permanente
En este sentido, el objetivo de unos y otros es evitar que haya una distribución disfuncional de los fondos estatales que beneficie más a una Comunidad Autónoma que a otra y que repercuta, por tanto, en una desigualdad de unos ciudadanos con respecto a otros por el simple hecho de la residencia.
Hablamos de responsabilidad política …
El haber asignado la responsabilidad al Gobierno central significa que el partido o los partidos gobernantes corren el riesgo de perder el apoyo popular en aquellas regiones dónde haya habido una distribución menor del presupuesto público.
Quiere ello decir que, si bien inmediatamente los partidos de las coaliciones gobernantes pueden imponer dicha distribución desigual, su responsabilidad política será evidenciada en el siguiente ciclo electoral dónde los ciudadanos que se sientan perjudicados darán la espalda a aquellos.
Líneas de comunicación …
Muchas veces las autoridades locales y regionales no tienen la capacidad de lograr del Gobierno central aquello que en teoría parecen merecerse. Pero deben establecer un sistema de comunicación que les permita al menos conectar con las entidades decisorias a nivel central.
Obvia decir, que si no hay un plan propio de futuro que inspire a la entidad local o regional cualquiera gestión que se haga en este sentido con el gobierno central puede ser un poco dislocada al pujar por una serie de inversiones que no tengan un fin alineado a dicho proyecto de futuro local o regional. Esto haría que la inversión estatal fuera absolutamente inútil o contraproducente.
El Plan de Futuro de cada entidad local o regional debe inspirar las demandas al gobierno central por parte de las entidades locales y regionales