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A table ! "Nos soignants ont faim" : Une cagnotte pour les personnels des hôpitaux de Marseille

lundi 20 avril 2020

A l’origine de la cagnotte « Nos soignants ont faim » sur le site du « pot commun », Frédéric Mulard, gérant du restaurant « A Table !  », situé dans le 5e arrondissement de Marseille, a déjà livré depuis trois semaines près de 400 repas aux soignants de plusieurs hôpitaux. Il raconte l’aventure.

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Différents clichés pris, depuis le début de la crise sanitaire, des personnels soignants des établissements hospitaliers de Marseille livrés par le gérant du restaurant " A Table ! ", Frédéric Mulard (le deuxième en partant de la gauche sur la 4e photo). (Photo D.R.)

Ce vendredi 17 avril, il a encore livré dans la matinée 80 repas au personnel soignant de la Clinique Bouchard, Marseille 6e . « En ce moment, soit les cantines de certains hôpitaux ne fonctionnent pas, soit les repas qu’elles proposent ne sont pas jugés assez nourrissants par une partie des soignants, alors, dans ces cas-là, on pense à moi !  » Frédéric Mulard, le gérant du restaurant « A Table ! », rue Auguste Blanqui, Marseille 5e, est un peu sur les rotules avant le week-end qui se profile. Mais sa voix enjouée traduit la volonté heureuse et bienveillante de se rendre utile, encore et toujours. « Depuis le 15 mars et le départ du confinement, je n’avais travaillé que deux ou trois jours dans mon restaurant. Puis je n’ai plus eu aucun client. Les étudiants qui sont à proximité et viennent habituellement nombreux ont vu leurs cours s’arrêter. Comme plus personne ne s’est présenté, ou presque, je suis passé sur Facebook et les réseaux sociaux pour passer en mode livraison. Et puis une idée a germé dans l’esprit du Docteur Philippe Brunet, de l’Hôpital de la Conception, et qui tout comme moi est un ancien de l’Œuvre Jean-Joseph Allemand, les Iris. Le fait de réfléchir à venir servir le personnel soignant en raison de la crise sanitaire. De là est née la cagnotte en ligne sur le pot commun pour financer les repas et les livraisons sur place, dans les hôpitaux. »

« Des repas compris chacun entre 8 et 12 euros, avec à chaque fois : plat, dessert et boisson »

Très vite, la cagnotte a attiré de nombreux donateurs pour davantage pousser Frédéric à se retrousser les manches et mettre tous les jours un peu plus en appétit les soignants approvisionnés. « Au regard ce qui se passait dans les hôpitaux à proximité de mon restaurant, c’était comme une évidence. Je devais continuer à faire tourner mon outil de travail. On va dire que j’équilibre un peu en ce moment les charges. Je ne me paye pas. Pour après ? Je ne sais pas trop ce que je vais devenir sur un plan professionnel. La restauration, surtout les plus petites structures, vont un peu plus souffrir. Mais on verra bien, je n’y pense pas… Je prends exemple sur le personnel médical qui se concentre au maximum pour soigner les malades. Moi je me concentre pour préparer au mieux les plats, de jour en jour. Des repas compris chacun entre 8 et 12 euros, avec à chaque fois : plat, dessert et boisson. » Des plats ainsi financés par la cagnotte du pot commun qui dépassait, ce dimanche 19 avril, la barre des 6 000 euros.

Les soutiens du Docteur Philippe Brunet de l’Hôpital de la Conception et du Docteur Brigitte Chabrol de l’Hôpital de la Timone

« Je raconte au quotidien sur "Facebook" les actions entreprises grâce aux efforts financiers des donateurs, afin qu’ils voient bien où va leur agent. Je pense que c’est aussi une démarche très importante à faire. Mais rien n’aurait pu être accompli sans les concours et les soutiens du Docteur Philippe Brunet, et du Docteur Brigitte Chabrol de l’Hôpital de la Timone. Ils m’ont aidé à monter ce projet solidaire. » Depuis trois semaines, Frédéric livre ainsi avec sa propre voiture des plats chauds, salades, mais aussi boissons et desserts dans les différents hôpitaux de Marseille et de ses environs : la Timone, la Conception, l’Hôpital européen, l’IHU Méditerranée (du Professeur Raoult), l’Hôpital Edmond Garcin à Aubagne. « Il fallait, selon moi, répondre à une urgence absolue, poursuit-il, les soignants sont fatigués et n’ont pas le temps de préparer leur repas. En contribuant à cette cagnotte, on leur permet d’avoir un repas frais, cuisiné le jour même et livré dans leur service. »

« Je me lève à 5 heures du matin pour les tournées, je reviens sur le coup de 19 heures à la maison »

Les livraisons les plus importantes du restaurateur sont à effectuer deux fois par semaine vers la Timone et la Conception. « Attention, je ne rentre pas dans les services, précise-t-il, je me lève à 5 heures du matin pour les tournées, je reviens sur le coup de 19 heures à la maison. Un peu fatigué, mais je peux constater que les services de réanimation des hôpitaux ont augmenté considérablement avec cette pandémie. La Timone compte 4 services de réanimation de 150 agents par service, et la moitié du service de pédiatrie s’est transformée en service de réanimation pour adultes depuis le début de la crise. Le personnel de réanimation est très sollicité avec les patients qui arrivent en masse, et la pause déjeuner est le seul moment où ils peuvent un peu avoir du temps pour eux. C’est un peu leur bouffée d oxygène. Il est donc important qu’ils se nourrissent bien grâce aux dons que les gens effectuent sur le pot commun. »
Bruno ANGELICA

Si vous voulez faire un don, il faut aller sur le lien : lepotcommun.fr/
Toutes les actions réalisées dans les hôpitaux grâce aux dons sont à suivre sur la page du restaurant A Table !

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