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Aix-Marseille Provence. Collectif "Tous acteurs Municipales 2020" : #2 des Halles Alimentaires en cœurs de ville

mercredi 4 mars 2020

Le collectif "Tous acteurs-Municipales 2020" [1] met en lumière 10 idées-clés déclinées en fiches pratiques pour le développement économique du territoire. Chaque jour depuis le 3 mars et ce jusqu’au 13 mars, les candidats et journalistes seront destinataires d’une fiche pratique. Les fiches seront par ailleurs mises en ligne et diffusées sur la plateforme Tous acteurs sur les réseaux sociaux des partenaires. La deuxième fiche présentée concerne « des Halles Alimentaires en cœurs de ville »

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Les Halles de la Major à Marseille inaugurées en 2014 (Photo Robert Poulain)

Partant du constat qu’il manque sur le territoire des lieux de vente directe de produits alimentaires locaux en cœur de ville, il est proposé de mailler le territoire de Halles alimentaires, où les clients - habitants et touristes - trouveront des produits à des prix abordables et également quelques stands de dégustation de produits transformés. Le tout dans un lieu et une ambiance conviviale pour partager avec d’autres une manière de consommer différente en cœur de ville. « Dans l’hyper centre de Marseille le projet est mûr, il peut avancer très vite, une étude existe, elle a étudié plusieurs lieux d’implantation possibles », est-il précisé.

Le concept de Halle Alimentaire a le vent en poupe, on en compte pas moins de 1 274 en France : il correspond, considère le collectif, « aux évolutions des centres-villes, aux attentes des habitants qui y reviennent pour des raisons de proximité, pour la qualité et la fraîcheur des produits et pour la convivialité qu’ils y trouvent. La Halle est aussi un objet d’attraction pour les touristes, un lieu de promenade et de découverte de l’identité alimentaire locale. Notre territoire a besoin de déployer des lieux semi-ouverts de vente de produits alimentaires locaux qui soient abordables et qui proposent aussi sur certains stands de la dégustation de produits transformés dans une ambiance décontractée et conviviale (mais pas que du Food court, qui peut être un autre concept). » La localisation en cœur de ville, avec un dimensionnement adapté à la taille de la commune, est indissociable de ce projet : « Les centres-villes sont le poumon de nos villes, les "vitrines" de notre territoire ; un vecteur de rayonnement culturel, touristique, commercial, économique et démonstrateur d’innovations de tous types. Leur redynamisation et leur réinvestissement par la population sont donc centrales et prioritaires. La halle alimentaire peut ainsi constituer une locomotive commerciale et un élément qualitatif de cadre de vie et aussi booster l’attractivité au sens large. » Deux halles alimentaires ont existé à Marseille du XVIIe au XIXe siècle : la Halle Puget, construite à partir de 1666 par Pierre Puget qui sera transformée en église après la construction de murs entre ses colonnes avant de devenir un commissariat jusque dans les années 1980, avant de subir des travaux importants de réhabilitation en 1987 qui vont lui redonner son aspect original. Les Halles Delacroix, construites en 1803 sur le Cours Saint-Louis puis déplacées au cœur de Noailles avant d’être démolies en 1981. Il existe aujourd’hui deux Halles à Marseille, mais aucune n’est dans le cœur historique : la première c’est le marché aux puces, un marché populaire et les Halles de la Major ce qui offre une opportunité pour un nouveau projet dans l’hyper-centre. Le collectif considère : « Sur le territoire de la Métropole Aix-Marseille-Provence, l’offre de distribution de produits alimentaires est en sur-représentation par rapport à d’autres métropoles comme celle de Lyon ou de Lille. Il faut donc concentrer les efforts sur les pôles existants structurants, éviter le saupoudrage, la multiplication des pôles, avec un enjeu fort sur les cœurs de ville. Sur Marseille, il ne faut pas créer de nouvelles polarités qui risquent de donner le coup de grâce au cœur de ville. Sur les communes de taille moyenne, le cœur de ville renforcé profite au développement et à l’attractivité de la commune. Pour l’instant, il en existe une à Istres, La Ciotat et Le Tholonet ainsi qu’à Plan-de-Campagne. Il est donc nécessaire de bien anticiper les effets du site d’implantation pour ne pas fragiliser les offres commerciales existantes ». Et de citer l’exemple de ce qui se fait ailleurs notamment à Lyon (Paul Bocuse), Nîmes, Dijon, Bordeaux ou Toulon où les Halles vont de 1 000 m² pour la plus petite à 5 100 m² pour celle de Lyon. « À part celle de Bordeaux, elles sont toutes en centre-ville et se positionnent sur le milieu de gamme (Nîmes) ou le haut de gamme (Lyon et Dijon) et sur un mix des deux pour Bordeaux. Leurs horaires d’ouverture varient également : le matin seulement pour Nîmes ou Dijon, la journée en continu de 7h00 à 22h30 pour Lyon… La gestion est à définir selon le cas de figure propre à chaque projet : public, mixte, privé », développe le Collectif qui insiste sur l’importance de réfléchir à l’implantation d’une halle alimentaire dans l’hyper centre-ville de Marseille. Il signale que la CCI Métropolitaine Aix Marseille Provence a réalisé une étude analysant plusieurs sites possibles d’implantation. « Cette halle est destinée à drainer un flux de nouveaux consommateurs dans le centre-ville, à être facteur de lien social, lieu d’animation, véritable locomotive du quartier. Un projet qui serait fédérateur pour la population et qui pourrait créer 80 emplois directs mais aussi avoir un effet locomotive sur les commerces autour de la Halle et sur l’image du quartier ». Une phase-test pourrait se mettre en place sous forme de halle éphémère, permettant d’expérimenter des concepts innovants, d’observer les dynamiques de consommation et d’affiner le projet définitif. Aix-en Provence tout comme Aubagne, Le Puy-Sainte-Réparade ou Miramas sont en réflexion sur des projets de ce type. « Il y aurait ainsi dans la métropole un maillage de lieux-vitrines des productions et savoir-faire gastronomiques locaux, chacun avec sa typicité et son positionnement propre. Les chambres consulaires pourront exercer, dans le cadre du Schéma directeur d’urbanisme commercial (SDUC) par exemple aux côtés de la Métropole, une analyse vigilante pour éviter que les projets ne se phagocytent ». Le Collectif évoque enfin les modalités de mise en œuvre : « Chaque projet/site nécessite une analyse spécifique en termes de clientèle-cible, de zone de chalandise, de concurrence immédiate… Le projet marseillais est le plus abouti et pourrait prendre date dès le lendemain des élections. Une phase-test pourrait se mettre en place sous forme de halle éphémère sur la place du Général-de-Gaulle, permettant d’expérimenter des concepts innovants, d’observer les dynamiques de consommation et d’affiner le projet définitif. D’autres projets sont en cours de maturation et pourraient émerger dès que les études de faisabilité seront menées. Tous les acteurs concernés doivent travailler main dans la main, qu’ils soient élus, techniciens de collectivités locales ou d’agences de développement, producteurs, commerçants, restaurateurs, porteurs de projets publics ou privés… ».

Rappel du calendrier de diffusion des fiches pratiques

#1 Faire des Îles du Frioul une chance pour le territoire : mardi 3 mars
#2 Des Halles Alimentaires en cœurs de ville : mercredi 4 mars
#3 Une logistique urbaine réinventée : jeudi 5 mars
#4 Des mobilités fluides, performantes et décarbonées : vendredi 6 mars
#5 Des villes inclusives pour faciliter le quotidien des actifs : samedi 7 mars
#6 Des startup des 5 continents dans nos centres-villes : lundi 9 mars
#7 Un lab de la ville bioclimatique méditerranéenne de demain : mardi 10 mars
#8 Une Maison pour le business avec l’Afrique : mercredi 11 mars
#9 L’Etang-de-Berre, zone à forts enjeux de l’économie métropolitaine : jeudi 12 mars
#10 Un monitoring de l’action publique : vendredi 13 mars

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[1« Tous Acteurs-Municipales 2020 » rassemble au sein d’un collectif inédit les partenaires économiques et sociaux : 31 acteurs du monde économique réunis au sein du collectif, 32 experts, du territoire et au-delà, consultés individuellement, 200 chefs d’entreprises, animateurs de réseaux économiques, jeunes actifs, apprentis, étudiants… présents dans les réunions collectives à Aix, Aubagne, Marseille, Étang de Berre

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