[1] se penche sur l’architecture et l’urbanisme bioclimatiques qui posent un principe d’adaptation aux conditions locales pour offrir des bâtiments et des quartiers qui tiennent compte des caractéristiques géographiques et climatiques du lieu, qu’il s’agisse de contraintes (risques de submersion) ou d’opportunités (ensoleillement...). « Au-delà, les approches bioclimatiques imaginent également de nouvelles façons d’habiter et de partager l’espace public. Les bénéfices recherchés portent à la fois sur les économies d’énergie, l’optimisation de l’usage des ressources ou encore la qualité de cadre de vie. »

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Aix-Marseille Provence. "Tous acteurs-municipales 2020" : #7 un lab de la ville bioclimatique méditerranéenne de demain

mardi 10 mars 2020

Dans sa 7e fiche, le collectif [2] se penche sur l’architecture et l’urbanisme bioclimatiques qui posent un principe d’adaptation aux conditions locales pour offrir des bâtiments et des quartiers qui tiennent compte des caractéristiques géographiques et climatiques du lieu, qu’il s’agisse de contraintes (risques de submersion) ou d’opportunités (ensoleillement...). « Au-delà, les approches bioclimatiques imaginent également de nouvelles façons d’habiter et de partager l’espace public. Les bénéfices recherchés portent à la fois sur les économies d’énergie, l’optimisation de l’usage des ressources ou encore la qualité de cadre de vie. »

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(Photo Hagay Sobol)

Le collectif « Tous acteurs-municipales 2020 » ne manque pas de rappeler : « Notre territoire, tout comme l’ensemble du bassin méditerranéen, se trouve en première ligne des effets du changement climatique alors que parallèlement, le mouvement de concentration des populations dans les grands espaces urbains (métropoles) du littoral se poursuit et augmente les pressions sur les usages du foncier, notamment sur le territoire de la Métropole Aix-Marseille Provence composé pour moitié d’espaces naturels et agricoles ». Or, dans le même temps, et pour éviter une urbanisation anarchique des moindres espaces disponibles, le Schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire (SRADDET) élaboré par la région Provence-Alpes Côte d’Azur pose un principe de zéro artificialisation. « Alors que le marché de l’immobilier sur notre territoire est sous tension, pas assez de stock pour faire face aux besoins, il s’agit donc aujourd’hui de reconstruire la ville sur la ville, d’optimiser l’artificialisation lorsqu’elle est nécessaire et l’éviter le reste du temps (pour les parkings à ciel ouvert par exemple). Le tout avec une sobriété de la conception, une résilience (réversibilité des usages), l’adaptation au climat et à son évolution… ».

« Le réchauffement climatique ne s’arrêtera pas à la sortie de Marseille ou d’Aix-en-Provence »

Le collectif note que, si cette approche bioclimatique intéresse particulièrement les grands espaces urbains elle doit également être appliquée aux villes moyennes et même parfois aux zones rurales. « Le réchauffement climatique ne s’arrêtera pas à la sortie de Marseille ou d’Aix en Provence ». Mais, est-il immédiatement noté : « Il reste difficile de concevoir la totalité d’une ville en format "bioclimatique" et les avancées se font pas à pas -à part dans ces espaces de renouvellement urbain où l’on peut agir de façon plus "massive". D’autant plus qu’il faut intégrer également les problématiques de ressources financières pour une grande partie des ménages de ce territoire, où les prix grimpent aussi sous la pression des locations saisonnières. Construire mieux, mieux ciblé et plus abordable : un bio climatisme accessible à tous est un enjeu vital du développement de notre territoire et à plus large échelle de la planète elle-même ». Dans ce contexte, le collectif entend sensibiliser les acteurs du territoire, mettre les enjeux au cœur du débat politique ; accompagner les collectivités en tant qu’acteurs de la réalisation de ces villes de demain. Et de mettre en exergue que de nombreuses métropoles ont pris le chemin des écoquartiers, sur un périmètre généralement circonscrit : le quartier Lyon confluence à Lyon, l’île de Nantes, le quartier des Grisettes à Montpellier… et les projets de la plupart des établissements publics d’aménagement qui proposent des quartiers démonstrateurs de l’opération d’intérêt national d’Euroméditerranée à Marseille, l’éco vallée plaine du Var à Nice… « la plupart se donnant comme objectif de concilier tous les usages et notamment économie et écologie ». Le collectif mesure bien que le parti-pris étant celui de l’adaptation aux conditions locales (géographiques, climatiques mais aussi sociales) chaque projet est censé être spécifique. « Cependant, Euroméditerranée se pose en pionnier avec l’ambition de développer une offre exportable. La Métropole Aix-Marseille Provence deviendrait ainsi le fer de lance d’un idéal applicable aux métropoles et villes du Sud de l’Europe et du bassin méditerranéen ».

« Concilier économie -d’aujourd’hui et de demain- et préservation de l’environnement »

Puis le collectif avance des propositions concrètes et, en premier lieu, « pour éviter toute sanctuarisation non justifiée, nous devons afficher une volonté forte de concilier économie -d’aujourd’hui et de demain- et préservation de l’environnement, au travers d’une charte d’urbanisme méditerranéen bioclimatique pour nos 92 cœurs de ville ». Les lignes forces de cette charte seraient : d’affirmer dans tout projet de construction la nécessité de la densification, de la non artificialisation, de l’approche bioclimatique, et de la végétalisation par des actions incitatives dans les documents d’urbanisme et en annexant systématiquement les chartes existantes sur le bâtiment durable méditerranéen (référentiel de qualité environnementale bâtiments durables méditerranéens, guide AGAM…) ; de mettre en application ces critères dans la délivrance des permis de construire, en accompagnant les acteurs en charge de ces délivrances (sensibilisation, formation…), ou en mettant en place des commissions spécifiques de validation des permis basées sur ces critères bioclimatiques ; de bien associer la population à cette réflexion afin de définir avec elle l’espace urbain souhaité, et systématiser l’évaluation de la satisfaction des utilisateurs-habitants après la réalisation des projets pour pouvoir mettre en place des mesures correctives ; de remettre la campagne en ville, en priorité sur les espaces les plus pollués et sur les centres-villes : créer des canopées, oasis de verdure en ville, jardins et parcs urbains recréant de la biodiversité afin de faire baisser les températures et redonner de l’attractivité aux centres-villes ; la végétalisation est un préalable, un réflexe de tous ; elle peut être imaginée partout : verticale sur des immeubles, viaducs et ponts horizontale sur les toits, ou en créant des fosses de pleine terre dans les rues pour planter des arbustes ; d’en valoriser les bénéfices : rentabilité des services publics, proximité (maximum 15 minutes à pied en centre urbain ; 30 minutes en voiture en zones rurale), développement des nouvelles façons d’habiter type intergénérationnel, jardins partagés…) ; de travailler sur des loyers « acceptables » pour loger tout le monde ; et aussi réduire les impacts négatifs des locations saisonnières et ponctuelles (AirBnB) ; de prôner cette densification et cette approche bioclimatique aussi sur les zones d’activité, les zones commerciales et dans les espaces intermédiaires ; d’intégrer dans cette approche l’ensemble des facteurs permettant de convertir la métropole en un lab écologique au service de la ville de demain, avec des initiatives en faveur d’une économie circulaire et de proximité. Bien évidemment, avance le Collectif : « Ces projets ambitieux nécessitent la participation des décideurs locaux, des aménageurs, des professionnels de l’immobilier, du bâtiment, la fédération des promoteurs, les financeurs-français et étrangers -, les opérateurs du logement… ». Et d’en venir aux modalités de mise en œuvre : dès leur installation, les futurs maires des 92 communes peuvent prendre des mesures immédiates par exemple concernant : la procédure d’analyse des demandes de permis de construire, « avec l’installation d’une commission bioclimatique » ; une approche bioclimatique adossée à « tous les futurs projets d’aménagement des espaces publics » ; une grande rencontre internationale sur la ville bioclimatique méditerranéenne « pourrait également se tenir à Marseille en
2023, avec la visite de zones-témoins exemplaires
 ».
Michel CAIRE

Rappel du calendrier de diffusion des fiches pratiques
#1 Faire des Îles du Frioul une chance pour le territoire : mardi 3 mars
#2 Des Halles Alimentaires en cœurs de ville : mercredi 4 mars
#3 Une logistique urbaine réinventée : jeudi 5 mars
#4 Des mobilités fluides, performantes et décarbonées : vendredi 6 mars
#5 Des villes inclusives pour faciliter le quotidien des actifs : samedi 7 mars
#6 Des startup des 5 continents dans nos centres-villes : lundi 9 mars
#7 Un lab de la ville bioclimatique méditerranéenne de demain : mardi 10 mars
#8 Une Maison pour le business avec l’Afrique : mercredi 11 mars
#9 L’ Étang de Berre, zone à forts enjeux de l’économie métropolitaine : jeudi 12 mars
#10 Un monitoring de l’action publique : vendredi 13 mars

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[1« Tous Acteurs-Municipales 2020 » rassemble au sein d’un collectif inédit les partenaires économiques et sociaux : 31 acteurs du monde économique réunis au sein du collectif, 32 experts, du territoire et au-delà, consultés individuellement, 200 chefs d’entreprises, animateurs de réseaux économiques, jeunes actifs, apprentis, étudiants… présents dans les réunions collectives à Aix, Aubagne, Marseille, Étang de Berre

[2« Tous Acteurs-Municipales 2020 » rassemble au sein d’un collectif inédit les partenaires économiques et sociaux : 31 acteurs du monde économique réunis au sein du collectif, 32 experts, du territoire et au-delà, consultés individuellement, 200 chefs d’entreprises, animateurs de réseaux économiques, jeunes actifs, apprentis, étudiants… présents dans les réunions collectives à Aix, Aubagne, Marseille, Étang de Berre

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