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Aix-Marseille-Provence : la lettre au vitriol de Maryse Joissains au Préfet

jeudi 21 janvier 2016

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Le maire d’Aix-en-Provence Maryse Joissains (LR) et le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin (LR) en pleine guerre fratricide (Photo Robert Poulain)

Maryse Joissains Massini, maire d’Aix-en-Provence, n’entend pas baisser la garde en ce début année, tout au contraire. Preuve le courrier au vitriol qu’elle vient d’adresser au Préfet de Région, Stéphane Bouillon, à la suite de la lettre que ce dernier lui a adressé le 8 janvier. Un document dans lequel le Préfet écrit que la métropole a été créée le 1er janvier 2016 et que les EPCI n’existent plus. Il ajoute que Jean-Claude Gaudin a été élu à sa présidence, une élection qui a fait l’objet d’une annulation en première instance par le Tribunal Administratif de Marseille, en date du 7 janvier. Jean-Claude Gaudin a annoncé qu’il allait faire appel et ce dernier est suspensif. Il est donc, indique le Préfet, le président de la métropole jusqu’à la décision du Conseil Constitutionnel qui devrait se prononcer avant le 29 février. « Une décision qui rendra possible, quel que soit son sens, de réunir de nouveau le conseil de la métropole sur des bases légales incontestables dans les semaines qui suivent cette décision ». Une réponse qui ne convient pas au maire d’Aix-en-Provence qui attaque vivement, trop peut-être, le maire de Marseille : « Un élu de 76 ans qui va continuer à gérer tout un territoire alors que la ville de Marseille est en faillite ». Elle ne manque pas de fustiger l’État, écrivant notamment « Je n’ai pas d’illusion sur la suite des événements car, à partir du moment où le principe de séparation des pouvoirs n’est pas respecté, nous ne sommes plus en République ». Avant d’affirmer : « Même si les décisions à venir donnent raison aux maires, ce qui serait l’application des règles dans un État sain, Monsieur Gaudin a tout organisé pour que cette métropole n’échappe pas à ses équipes ».
Il serait peut-être temps de réfléchir, de voir que, du côté du Grand Paris, les choses ne se font pas dans la facilité non plus, même si, dans la capitale, des négociations ont lieu entre Anne Hidalgo, maire PS de Paris, Patrick Ollier (LR) et Valérie Pécresse (LR), la présidente de Région Ile-de-France. Si l’on en croit Le Figaro du 19 janvier, le Premier ministre aurait lancé voilà deux semaines : « Maintenant, comment fait-on pour se débarrasser du Grand Paris ? ».
Michel CAIRE

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