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Arles - A la Fondation Van Gogh, la redécouverte de Giorgio Griffa, des traits et la rencontre avec le fantôme so british de Vincent

mardi 1er mars 2016

Il y a trois bonnes raisons d’aller rendre visite actuellement à la Fondation Vincent Van Gogh à Arles : deux expositions accrochées jusqu’au 24 avril et une vidéo qui restera projetée tout l’été et pour laquelle nous avons eu un immense coup de cœur.

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Les autoportraits d’Adrian Ghenie sont saisissants de puissance. (Photo M.E.)

La première exposition, au rez-de-chaussée est intitulée « Très Traits ». Y sont accrochées les œuvres de sept artistes modernes et/ou contemporains Silvia Bächli, Isabelle Cornaro, Adrian Ghenie, Andreas Gursky, Eugène Leroy, Roy Lichtenstein et Christopher Wool.Tous prennent le trait comme élément de base de leurs œuvres revendiquant plus ou moins fort et de façon plus ou moins explicite un rapport avec certaines toiles de Van Gogh. On prendra du temps pour apprécier les autoportraits d’un peintre roumain, Adrian Ghenie, pas encore 40 ans, qui livre des œuvres d’une puissance étonnante. On appréciera aussi « Le Semeur » de Roy Lichtenstein, œuvre qui, pour le coup peut revendiquer une réelle filiation avec Van Gogh.

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Giorgio Griffa a présenté chacune de ses œuvres avec passion. (Photo M.E.)

La deuxième exposition, à l’étage, est consacrée à Giorgio Griffa. Un « revenant » en quelque sorte qui, après avoir connu une période faste dans les années 1960/70 a vu son œuvre s’éloigner des sunlights pour mieux revenir au premier plan ces dernières années avec, notamment, tout un travail sur le nombre d’or. En bon avocat qu’il est, l’artiste italien a commenté avec faconde et intelligence les toiles nues et non tendues qui sont exposées là. Rapport à l’antique, symbolique et importance du geste, C’est Griffa dans toute sa splendeur qui est proposé ici au visiteur. Une œuvre qui, tout en étant structurée, est remarquablement paisible à l’instar de la voix d’un homme qui a trouvé son chemin et le suit sans aucune hésitation.

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Saskia Olde Wolbers est partie à la recherche du fantôme de Van Gogh dans une maison de Brixton, à Londres. (Photo M.E.)

Notre coup de cœur ira sans conteste à Saskia Olde Wolbers, vidéaste et plasticienne néerlandaise installée en Grande Bretagne qui présente un film d’une vingtaine de minutes « Yes, these eyes are the windows ». L’héroïne du film : une maison dans le quartier de Brixton, à Londres, où Van Gogh aurait séjourné entre 1873 et 1874. Cette demeure, située au 87, Hackford Road, est distinguée par la célèbre plaque bleue qui signale les lieux de visite historiques e culturels de Londres. Là, la réalisatrice est partie à la recherche du fantôme de Vincent Van Gogh nous prenant par la main et nous faisant plonger dans un univers onirique et passionnant. Techniquement la vidéo est remarquable et on se laisse entraîner, sans aucune résistance, entre les murs défraîchis et les fauteuils poussiéreux dans une étonnante chasse aux esprits… A découvrir sans faute pendant quelques mois encore.
Michel EGEA

Pratique - Jusqu’au 27 mars la Fondation est ouverte du mardi au dimanche de 11h à 18 heures. A partir du 28 mars, elle est ouverte tous les jours de 11h à 19 heures. Entrée 9€, réduit 7€, jeunes et étudiant 4€. Moins de 12 ans gratuit. Gratuit le 1er dimanche de chaque mois.
35 ter, rue du docteur Fanton à Arles. Tél. 04 90 93 08 08 - fondation-vincentvangogh-arles.org

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