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Baisse générale de la délinquance dans les Bouches-du-Rhône

lundi 15 février 2021

Frédérique Camilleri, préfète de police des Bouches-du-Rhône, vient de dresser un bilan de l’action en matière de sécurité intérieure et présenter les chiffres 2020 de la délinquance, entourée de 3 magistrats, Dominique Laurens, procureure de la République près le tribunal judiciaire de Marseille, Laurent Gumbau, procureur de la République près le tribunal judiciaire de Tarascon et Olivier Poulet, procureur adjoint de la République près le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence.

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La Préfète de Police, Frédérique Camilleri entourée de Dominique Laurens, procureure de la République près le tribunal de Marseille, d’olivier Poulet, procureur adjoint d’Aix-en-Provence et de Laurent Gumbau procureur de Tarascon (Photo Mireille Bianciotto)

Frédérique Camilleri met en exergue la lutte conduite contre la délinquance avec les 3 parquets d’Aix-en-Provence, Marseille et Tarascon pour constituer un front commun contre cette délinquance, grâce à des rencontres régulières. Puis de constater une baisse générale de la délinquance dans le département des Bouches-du-Rhône, correspondant à la tendance nationale et ce dans 3 domaines : l’atteinte aux biens, aux personnes et la sécurité routière. Ainsi, en matière d’atteinte aux biens, il est constaté une baisse de 15,4% des cambriolages, et moins de 6,2% pour l’atteinte aux personnes. Elle ne cache pas, en revanche, une hausse des violences intra-familiales de plus 1,07% et des violences conjugales plus 0,48%. Elle tient à signaler que l’accompagnement des victimes s’améliore grâce à la mise en place de plusieurs outils, comme le numéro d’appel 3919, ou la possibilité de signaler sa situation au pharmacien.

« Très forte activité des services de police et de gendarmerie »

Frédérique Camilleri souligne que ces résultats ne sont pas réductibles à la seule Covid : « Il y a eu aussi une très forte activité des services de police et de gendarmerie, tout au long de l’année 2020, malgré les périodes de confinement, de couvre-feu. En plus de l’investissement dans le contrôle des mesures sanitaires, les services de police et de gendarmerie continuaient à travailler sur la sécurité du quotidien, la lutte contre les trafics de stupéfiants, avec de bons résultats. Une activité qui est, globalement, en hausse, ce qui est très positif, puisque cela veut dire que nous avons apporté une réponse policière à des problèmes de délinquance ».

Elle souligne encore la baisse du nombre des personnes tuées sur les routes du département, moins 19,4% contre 21,4%, au niveau national. Signale le lutte contre les rodéos urbains, notamment à Marseille, avec plus de 1 000 infractions. « C’est une année, véritablement exceptionnelle, en matière de sécurité routière, comme, au niveau national. 20 vies ont été sauvées cette année dans les Bouches-du-Rhône. Cela est sans doute dû à la baisse de la circulation routière liée à la crise sanitaire. J’espère que chaque citoyen pourra apporter sa pierre à l’édifice et que la dynamique se poursuivra en 2021, y compris, en sortant de cette crise sanitaire ».

« s’attaquer très résolument au trafic de stupéfiants »

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Frédérique Camilleri préfète de police des Bouches-du-Rhône (Photo Mireille Bianciotto)

Pour Frédérique Camilleri la priorité 2021 reste la lutte contre les trafics de stupéfiants et cite les bons résultats de 2020. Une lutte qu’elle assure « très résolue » des forces de police et de gendarmerie contre ces trafics et rappelle les « 1 000 affaires de trafics mises au jour et les réseaux démantelés ». Insiste sur des saisies importantes de produits stupéfiants et d’avoirs criminels. Avoirs criminels « qui ont doublé entre 2019 et 2020 en passant de 8 millions à 16 millions d’euros », précise-t-elle. Son objectif 2021 est de poursuivre ce travail

En 2021, son objectif est de poursuivre ce travail de lutte et « d’aller cage d’escalier par cage d’escalier, pour interpeller les vendeurs, les dealers, les barricadeurs ». Il y a, explique-t-elle : « De véritables barricades avec des encombrants, la police en a enlevé plus de 170 m3 et détruit ainsi de nombreuses barricades ». Elle évoque également des filtrages « à l’entrée des cités, avec des autorisations d’entrée ou pas ». Elle n’oublie pas les guetteurs et tous ceux qui composent la chaîne du trafic. Affiche sa volonté de continuer, aussi, de s’attaquer aux consommateurs, « puisque nous avons une nouvel outil qui est l’amende forfaitaire délictuelle, c’est à dire la possibilité de mettre une amende, sur le champ, à un consommateur de stupéfiants. Ce dispositif a été très utilisé dans les Bouches-du-Rhône. Il a été expérimenté, dès juillet, généralisé en septembre et a concerné près de 3 000 personnes. Nous allons amplifier cette dynamique pour apporter une réponse immédiate à cet acte de consommation de stupéfiants ».

« La sécurité c’est l’affaire de tous »

Concernant les partenariats, Frédérique Camilleri rappelle que « la sécurité c’est l’affaire de tous et chacun a une pierre à apporter à l’édifice donc nous travaillons en partenariat avec de nombreux acteurs. Il y a bien sûr le Parquet, il y a aussi, les bailleurs sociaux, l’Éducation nationale, les associations, les polices municipales, les élus, au sens large, et nous sommes dans un département où nous avons la chance d’avoir de nombreuses instances de partenariat, qui se sont étoffés en 2020. Nous avons, notamment, créé 2 cellules municipales d’échange sur la radicalisation qui vont permettre d’amplifier cette dynamique de coopération et plusieurs conventions de coordination entre la police nationale, la gendarmerie nationale et les polices municipales ont également été mises au jour en 2020. Et, ce travail se poursuit en 2021 notamment à Marseille ».

Considère encore : « C’est une priorité de lutter, à la fois, contre la radicalisation et contre tous les phénomènes de replis communautaires. Une nouvelle instance a été créée, fin 2019 mais elle n’est vraiment monté en puissance qu’en 2020. Elle s’appelle la cellule de lutte contre l’islamisme radical, la Clir. Les réunions de la Clir en 2020 ont permis de faire 14 opérations coordonnées qui ont abouti au contrôle de 56 établissements et à l’ouverture de 80 procédures, contre ces établissements ».

Rappeler que la République est partout chez elle

La préfète de police revient sur ces contrôles et procédures : « C’est une action qui permet, d’abord, d’échanger sur ces signaux faibles qui remontent du terrain, de pouvoir les mettre en commun, et ensuite de définir de façon partenariale des cibles que l’on va contrôler avec tous les outils de droit commun, dont on dispose. Ces outils sont de différentes natures et nous avons abouti, en 2020, à une fermeture administrative d’un établissement mais, 80 autres procédures ont été ouvertes. Elles permettent de rappeler que la République est partout chez elle, que les règles doivent être respectées par tous. Certaines procédures consistent à rappeler à l’exploitant, par exemple, d’un restaurant, toutes les règles d’hygiène alimentaire qui doivent être mises en place et de le fermer jusqu’à ce qu’il se mette en conformité. Il peut aussi s’agir de pointer tous les défauts, en matière de sécurité incendie et de mettre en demeure l’exploitant de rectifier ses manquements à la sécurité »

Propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO

Étaient également présents lors de ce bilan sur la délinquance

- Luc-Didier Mazoyer, Directeur départemental de la sécurité publique.
- Éric Arella, Directeur zonal de la police judiciaire.
- Le Général Ronan Le Floc’h commandant le Groupement de gendarmerie des Bouches-du-Rhône.

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