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Billet d’humeur : A l’approche des municipales, la gauche aubagnaise en état de décomposition avancée

jeudi 31 octobre 2019

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C’est un triste spectacle qu’offre la gauche à Aubagne. Entre déni de réalité et arrogance, ceux qui depuis de nombreuses années ont creusé la tombe de la gauche se font aujourd’hui les chantres de l’unité, laquelle ? On peut dater le début de la fin en 1998, au moment des élections législatives où une fraude, organisée à la hâte dans l’affolement général par des apprentis-sorciers, avait conduit à l’élection de Bernard Deflesselles, l’actuel député LR de la 9e circonscription. De soi-disant stratèges avaient en effet mis en selle un candidat du sérail, Alain Belviso (PCF), en imaginant que la succession du député-maire d’Aubagne, Jean Tardito (PCF), ne serait qu’une simple formalité. Patatras ! La défaite en 2014 de la liste conduite par Daniel Fontaine (PCF) n’a été que la traduction d’une chute annoncée, longtemps retardée, mais inéluctable et cela malgré des dépenses de communication somptuaires qui n’avaient d’égales que l’absence totale de vision pour Aubagne. Cerise sur le gâteau, le grand projet que la municipalité Fontaine avait mis en avant lors de cette campagne était la création d’une vaste zone commerciale agrémentée de logements et d’un multiplex sur la zone des Paluds, le projet dit des Gargues. Une conception consumériste de l’existence qui entrait en collision avec les discours progressistes, altermondialistes et écologistes credo des élus. Et, pendant ce temps, le centre-ville aura été laissé à l’abandon, avec un habitat dégradé, une voirie en piteux état, une propreté plus que douteuse. Rien de tout cela n’aura échappé aux Aubagnais qui ont pu assister à un dépérissement et à une paupérisation de leur cœur de ville. A ce constat, il faut également ajouter un endettement record, dû, entre autres, à des emprunts toxiques sur les marchés financiers, ce qui nécessitait pour cela de disposer d’une note attribuée par une agence de notation, en l’occurrence Fitch, avec qui la ville d’Aubagne était en contrat. Mais « en même temps », Aubagne avait la prétention d’incarner le nouveau visage de la gauche, altermondialiste cette fois-ci. C’est ainsi qu’on déroula le tapis rouge à José Bové pour l’élection présidentielle de 2007, tout en faisant un bras d’honneur aux camarades du Parti. L’année suivante, lors des élections municipales il fallait sauver le soldat Fontaine, pour cela une alliance avec le Modem fut nouée. Force est de constater qu’à courir après tous les lièvres, on finit par faire le grand écart dont on ne parvient plus à se relever. Et la résurrection ne semble pas être pour les prochaines municipales, trois listes sont annoncées. Magali Giovannangeli, l’ancienne première adjointe de Daniel Fontaine, également ex-présidente de la communauté d’agglomération du pays d’Aubagne et de l’Étoile, serait tête de liste d’Aubagne La Commune. L’écologiste Denis Grandjean ou encore les représentants de La France Insoumise ne semblent pas enthousiasmés par ce retour vers le passé, pas plus que Raymond Lloret soutenu par le Parti communiste et Génération.s. C’est donc en ordre dispersé que la gauche se présentera devant les électeurs.
Camille Duparc

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