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Catastrophe agricole pour les arboriculteurs et les viticulteurs haut et bas alpins

samedi 10 avril 2021

Des centaines de flammes dansant sous les arbres au cœur de la nuit… Le spectacle a quelque chose de féérique, voire d’envoûtant ! Pourtant, c’est un cauchemar que vivent actuellement les agriculteurs, viticulteurs et arboriculteurs français. Durant les nuits des 7, 8 et 9 avril, les températures sont parfois descendues jusqu’à -7°, mettant en péril voire réduisant à néant leurs futures récoltes.

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Des gelées d’avril catastrophiques pour les professionnels ©AG

Même s’il est encore bien trop tôt pour faire un état des lieux précis ou estimer les pertes exactes, une chose est d’ores et déjà certaine : les dégâts seront considérables dans les vergers, les céréales, les vignes, les fleurs de plein champ ainsi que les productions de semences ! Les fortes gelées de ce début du mois d’avril ont été un véritable coup de massue pour l’agriculture bas-alpine, dont le rebond repose dorénavant sur la solidarité nationale et l’indispensable soutien qu’apporteront les organisations économiques aux producteurs les plus sinistrés. A tel point que les plus pessimistes n’hésitent pas à avancer que la quasi-totalité de la production de pommes des Alpes, par exemple, est menacée. D’autant qu’une nouvelle vague de froid est attendue dans les prochains jours

La grande majorité de la production perdue

Les arboriculteurs ont tout tenté pour protéger leur culture, que ce soit les bougies ou la mise en action de leurs systèmes d’irrigation. Mais avec de telles températures, « la protection n’est plus suffisante pour empêcher l’effet destructeur du gel », note La FDSEA 04 et la chambre d’agriculture des Alpes-de-Haute-Provence. La situation est donc réellement préoccupante et le sénateur des Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Yves Roux et celui des Hautes-Alpes, Jean-Michel Arnaud n’ont pas hésité à alerter le Premier ministre pour que des aides exceptionnelles soient accordées aux exploitants agricoles. Dans les Hautes-Alpes, Jean-Michel Arnaud craint un sinistre équivalent à celui de 2017, « soit 50 à 60% de pertes de production ». 244 exploitants et plus de 4 000 emplois seraient impactés, selon le parlementaire.

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Le système des bougies pour tenter de sauver les récoltes à venir ©AG

De son côté, Renaud Muselier compte agir dans les plus brefs délais. Pour soutenir ceux qui ne sont ni concernés pleinement par les aides d’État, ni par les dispositifs d’assurances classiques, une enveloppe de 3 millions d’euros a été débloquée. Plus loin, le président de la Région Provence-AlpesCôte d’Azur précise qu’un chiffrage « de l’étendue des dégâts est d’ores et déjà en cours pour évaluer les besoins en matière de financement ».

Déclenchement du processus de déclaration de calamités agricoles

Face à cette situation de crise, Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, a rencontré les professionnels agricoles pour faire le point sur les dégâts causés par les épisodes climatiques exceptionnels. Il en a profité pour annoncer son entière mobilisation et la mise en place rapide des mesures d’accompagnement, sans attendre le bilan réel des dégâts. D’ailleurs, le ministre a demandé aux préfets des départements de déclencher le processus de déclaration de calamités agricoles. Désireux d’accompagner les professionnels durement touchés, le gouvernement financera à hauteur de 70 millions d’euros du matériel de protection des cultures. Une décision qui a certainement été prise trop tard au vue des dégâts, mais qui pourra certainement en empêcher d’autres à l’avenir !

En attendant, de façon nettement plus concrète, les producteurs concernés sont invités à se manifester auprès de leur mairie afin qu’elles saisissent la Direction Départementale des Territoires et que des missions d’évaluation des dégâts s’organisent dans les semaines à venir.
Mathieu Seller et Diana Scout

Christophe Castaner, député des Alpes-de Hautes-Provence a adressé un courrier à Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture

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