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Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille-Provence : le climat morose de l’économie

jeudi 23 octobre 2014

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Eric Amar, vice-président de la CCIMP (Photo Philippe Maillé)

La Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille-Provence (CCIMP) vient de publier son tableau de bord de la compétitivité métropolitaine. Un document qui met en avant un monde de l’entreprise qui broie du noir. Eric Amar, vice-président de la Chambre présente dans ce contexte sombre, une autre étude qui prouve que les entreprises qui s’inscrivent dans des réseaux, s’en sortent mieux que les autres, ce qui a conduit la CCI à mettre en place un portail réseau pro.
Concernant le tableau de bord, Eric Amar rappelle : « Nous sommes partis du constat que, au-delà des polémiques, l’échelon métropolitain est pertinent au niveau économique mais nous manquions d’une connaissance fine de ce territoire. C’est pour cela que nous avons décidé de réaliser un tableau de bord, des enquêtes trimestrielles afin de définir nos forces et nos faiblesses par rapport aux autres métropoles ».
Ce tableau se révèle sombre : « Dans un climat toujours morose pour les entreprises, de nombreux secteurs d’activité marquent le pas ces derniers mois. 45% des entreprises interrogées connaissent une baisse de leur activité et 39% d’entre elles anticipent un recul de de leur chiffre d’affaires pour la fin d’année ».
C’est dans le secteur de la construction où les entreprises, fortement fragilisées, du fait de prix trop bas, de trésoreries difficiles, de faibles marges, doivent composer avec des carnets de commandes très restreints. Pour Eric Amar : « Leur survie est en jeu, d’autant que la commande publique est à l’arrêt  ».
L’étude met an lumière le fait que, plus globalement, dans l’immobilier, « le rebond attendu n’a pas eu lieu ». « Les perspectives sont très prudentes voire pessimistes pour le 2e semestre. Cette incapacité du secteur du bâtiment à sortir de l’ornière pénalise l’ensemble du territoire de par son important effet d’entraînement », indique-t-il. D’autres secteurs se dégradent : « Le commerce est impacté par le manque de confiance ambiant, la météo changeante, une concurrence accrue entre enseignes et des soldes d’été décevants. La fréquentation touristique départementale est stable, sauf sur Marseille où elle est en retrait après une année 2013 exceptionnelle ». Le conflit de la SNCM et les jours de grève qu’il a entraîné aurait conduit « à la perte de 45 000 croisiéristes ».
Concernant le Grand Port Maritime, malgré la bonne orientation des conteneurs, le fret portuaire, pénalisé par les hydrocarbures, est en repli de 5%. Les marges de raffinage atteignent un niveau particulièrement bas : 15 euros/tonne contre 18 en 2013 et 34 en 2012 « qui ne leur permet pas de maintenir l’équilibre économique ».
Pour autant, certains secteurs résistent : «  l’agroalimentaire investit dans des procédés et des produits pour préparer l’avenir ; la chimie organique liée aux secteurs de l’automobile et des peintures poursuit sa bonne orientation ; l’aérien et le transport de passagers par route progressent ; les services aux entreprises bénéficient d’une demande bien orientée » .
Et la CCIMP de constater que, même si le département résiste mieux que le niveau national, le marché de l’emploi est toujours en difficulté, avec un taux de chômage à 11,8% (+0,1% au premier trimestre 2014 et un nombre de demandeurs d’emploi en hausse de +4%. L’emploi salarié progresse au 2e trimestre 2014 de 0,7% sur un an, notamment dans le commerce qui confirme son rebond (+1,8%) et le tourisme (+1,7%). A contrario, l’emploi recule dans l’industrie (-0,8%) pour le 4e trimestre consécutif et poursuit sa chute dans la construction (-1,9%).
Dans sa volonté d’étudier le territoire, la CCI a conduit un travail sur les entreprises exportatrices. Eric Amar ne cache pas sa satisfaction de voir le territoire se classer troisième, « certes, nous sommes loin du Grand Paris et ses 13766 entreprises, mais, avec 3151 entreprises nous sommes juste derrière le Grand Lyon qui en compte 3343  ».
Michel CAIRE

Entreprises et réseaux

« 80% des entreprises affiliées à un réseau résistent mieux et ont plus de capacité à se développer, à partir de là nous avons tenu à analyser les réseaux », explique Eric Amar. Il poursuit : « 280 existent sur le territoire, nous avons décidé de donner aux entreprises la possibilité de choisir leur réseau, alors nous avons préparé un questionnaire très précis que nous avons présenté à tous les réseaux : territoriaux, sectoriels, métiers, thématiques...Nous les dévoilons sur réseaupro, une première en France. Et cela répond à une attente puisque en moins de trois mois nous avons eu 14 000 connexions ».

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