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Christophe Castaner à Marseille pour saluer le démantèlement de la plus importante équipe du narco-banditisme dans le sud du pays

samedi 4 mai 2019

Après un déplacement vendredi matin dans le Var notamment à Toulon où il a annoncé la venue de 22 policiers « pour renforcer les effectifs présents » avec comme objectifs prioritaires : la lutte contre les trafics et un contact privilégié avec les habitants que « j’ai rencontrés à la cité Berthe », Quartier de reconquête républicaine, Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, accompagné de Laurent Nuñez, son secrétaire d’État et ancien préfet de police de Marseille s’est rendu l’après-midi à l’Hôtel de police de Marseille pour le démantèlement de la plus importante équipe du narco-banditisme dans le sud du pays.

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De droite à gauche Christophe Castaner, Laurent Nuñez, Secrétaire d’État, Eric Arella DRPJ et le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Olivier de Mazières (Photo Robert Poulain)

Le ministre de l’Intérieur s’est déclaré « fier » des résultats obtenus à Marseille grâce « au pilotage renforcé de lutte contre le trafic de stupéfiants ». Un dispositif, mis en place dans la Ville, en 2015, sous l’autorité du Parquet et a félicité les différentes équipes d’enquêteurs présentes. En effet, après 10 mois d’enquête, la plus importante équipe du narco-banditisme dans le sud du pays a été démantelée par la police judiciaire de Marseille. Ce coup de filet, précise le ministre est le fruit « d’un travail d’investigation exemplaire que nous sommes venus saluer avec Laurent Nuñez ». Rappelle qu’il s’agit d’« un travail d’équipe et un succès collectif » avant d’annoncer que « le pilotage renforcé en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants qui décloisonne nos services et centralise le renseignement, expérimenté à Marseille, sera déployé sur l’ensemble du territoire. » Un décloisonnement qui permet à différents services : police judiciaire, douanes, police aux frontières et police municipale (à Marseille)... de travailler ensemble.

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Les armes et autres objets retrouvés (Photo Robert Poulain)

Le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux est revenu sur l’enquête et le coup de filet qui a suivi avec l’interpellation à Marseille et sur le pourtour de l’Étang de Berre de 11 personnes . Sept d’entre elles, âgées de 20 à 32 ans, ont été présentées à un juge d’instruction depuis vendredi matin dans le cadre d’une commission rogatoire pour « association de malfaiteurs en bande organisée », a précisé le procureur. Le parquet ayant requis leur placement en détention provisoire. Xavier Tarabeux souligne à la fois « l’engagement et les résultats » des services de police qui, grâce à leur travail d’une dizaine de mois a permis de saisir des véhicules et « des objets dans un box qui attestent d’un niveau d’organisation et de criminalité élevé. » Cite notamment une kalachnikov, un fusil d’assaut, des gilets pare-balles, des munitions en nombre « qui illustrent le narco-banditisme dans les cités de Marseille et les manifestations dans des actions de force et d’intimidation dans le cadre de reconquête de territoire. » Évoque à ce propos « les coups de feu comme on a pu voir, dernièrement, à la Bricarde ou des règlements de comptes « sur lesquels nous retrouvons l’usage d’armes du même type de celles qui ont été saisies en début de semaine ». Dévoile que certains ont des antécédents judiciaires et « l’un d’entre eux précédemment condamné avait un mandat d’arrêt ». Parle d’affaires de « narco-banditisme, des trafics de stupéfiants générant énormément de profit et des individus impliqués à haut niveau dans ce trafic. » Le procureur précise les qualifications qui pourraient être retenues, dans une affaire qui est en cours : « infractions à la législation sur les armes, association de malfaiteurs, c’est à dire une association de plusieurs individus autour d’un projet criminel et d’autres à venir avec tous les éléments matériels que l’on découvre ». Enfin, explique pourquoi l’opération de la police a été effectuée à un moment qu’il qualifie d’« approprié » pour une prise de risque divisée au maximum « compte tenu de la dangerosité de ces individus. Lors des interpellations … chacun avait une arme de poing ».

Eric Arella, directeur interrégional de la police judiciaire de Marseille revient sur cette opération : « Il y a dix mois en arrière, on a lourdement investi … cent enquêteurs avec quelques autres unités ont arrêté sur le pourtour de l’Étang de Berre et à Marseille onze individus ». « Une équipe aguerrie, poursuit-il, qui est certainement leader du narco-banditisme marseillais du moment ». Rappelle que ce dispositif de pilotage renforcé dans la lutte contre le trafic de stupéfiants est né à Marseille « qui est souvent un laboratoire ». Dispositif « jugé très satisfaisant à de nombreux titres » et qui est en cours de déclinaison, par décision du ministre (…) sur l’ensemble du territoire national … Pour Eric Arella « cela va s’accompagner de structuration, probablement de moyens. Sur Marseille, nous sommes dotés ».

Propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO

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