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Conseil de territoire Marseille-Provence : 101 rapports votés mais "aucun de fond" pour Guy Teissier

vendredi 14 octobre 2016

Le Conseil de territoire Marseille Provence réuni, ce jeudi 13 octobre, exceptionnellement, au Mucem, à Marseille (son siège du Pharo étant toujours en travaux) a voté 101 rapports dont « aucun de fond », selon son Président LR, Guy Teissier.

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L’hémicycle du Conseil de territoire Marseille-Provence (ex MPM) au Pharo aujourd’hui en travaux (Photo archive Robert Poulain)

Ce Conseil de Territoire, comme les cinq autres de la Métropole Aix-Marseille-Provence, « sans personnalité morale et juridique propre n’est qu’une chambre consultative là où la Métropole décide, seule », explique Guy Tessier qui a relevé quelque erreur dans des rapports notamment ceux qui rassemblaient tous les parkings du territoire alors que deux sont en gestion directe, à Gémenos et à Plan-deCuques, « un péché de jeunesse » de la Métropole, ironise-t-il.
Les rapports phares ont concerné : Le projet de création d’un village de la petite et moyenne plaisance dans l’anse du Pharo ; la demande de déclaration d’utilité publique des opérations de « Grand Centre Ville » de Marseille ; la politique d’éradication de l’habitat indigne à Marseille et, la mobilité avec d’une part les rapports d’activité des délégataires de service public pour les parkings et d’autre part le rapport d’activité de la RTM, et le déménagement de ses locaux, rue Clot Bey, dans le 9e. En ce qui concerne le village d’entreprises pour la petite et moyenne plaisance dans l’anse du Pharo, Guy Tessier rappelle avoir défendu ce projet « utile pour la plaisance » avec tout ce dont elle aurait besoin : sellier, voilerie, spécialiste de la barquette en bois... Le Président annonçant « l’arrivée d’entreprises nouvelles du secteur », après avoir reçu de nombreuses demandes d’installation.
Sur les bancs de l’opposition ou plutôt les sièges, Eric Scotto (PS), conseiller de territoire a tenu à prévenir que « la plaisance du Vieux-Port ne serait pas cliente de ces nouveaux services ». Car, explique-t-il : « Elle bénéficie déjà de chantiers gratuits dans les espaces des clubs nautiques qui sont équipés de grues ». Toujours dans l’opposition, le socialiste Patrick Mennucci s’est inquiété à propos de « cette future zone d’activité sans marchés » et a dénoncé « le doublement du prix de l’ étude ». Guy Teissier de justifier : « Il s’agit d’une rallonge de temps et d’argent : 4 mois et 12 500€de plus ».
Patrick Mennucci a longuement remis en question la politique du logement à Marseille. A réclamé « des inspecteurs de l’hygiène pour dénoncer l’habitat indigne », qui nuit à la santé et met en danger ses locataires ; a demandé des aides pour les propriétaires privés afin qu’ils puissent rénover leurs logements. Puis il s’est inscrit dans une politique de répartition plus équilibrée des logements sociaux sur l’ensemble de la Ville »

Le Président Guy Teissier accusant Patrick Mennucci, d’avoir une vision sélective, borgne en quelque sorte, puisque, précise-t-il : « Vous ne voyez que de l’œil gauche ». Selon lui : « Le bilan des opérations de rénovation urbaine est partagé » : celle du Panier a bien marché, celle de la rue Thubaneau moins bien « mais il y avait une telle concentration de pauvreté », considère-t-il. Il a également abordé la question du logement social, citant le secteur, les 9e et 10e arrondissements, dont il a été le maire 31 ans durant et, où l’on peut compter « 22% de logements sociaux » mais également « des logements en accès aidé à la propriété » avec une volonté, celle de loger dans le même quartier des jeunes ménages, des retraités mais aussi des cadres ». Christian Amiraty, le maire DVG de Gignac-la-Nerthe a préconisé une nouvelle disposition de loi qui pourrait aider dans la lutte pour la résorption de l’habitat indigne comme « la suppression du versement des APL (Aides Personnalisées au logement) aux propriétaires non scrupuleux qui ne font pas les travaux dans l’habitat dégradé ».
Yves Moraine, maire LR des 6e et 8e arrondissements de Marseille et vice-président du territoire, a fustigé l’opposition en ironisant sur « cette rengaine de la gauche : nous voulons de plus en plus de logements sociaux et partout ». Et prenant plaisir à rappeler que « la gauche avait bâti les tours et les cités dans les années 60 et 70 et qu’aujourd’hui, la ville de Marseille ne voulait pas reproduire cet échec dans les autres quartiers de Marseille ». « Au contraire, poursuit-il, « la ville devrait construire des logements de qualité dans les 13e, 14e, 15e et 16e pour favoriser la mixité sociale et refuser ailleurs 100 ou 200 logements gérés par le Dalo (Droit au logement opposable) préfectoral qui nous pourrit une rue. » Et dans la droite ligne d’une période qui fleure présidentielle et législatives, Il a conclu son propos en accusant les socialistes « de chercher à faire quelques voix malgré les folies de François Hollande ». Lionel Royer-Perreaut, maire LR des 9e et 10e arrondissements de Marseille, vice-président du territoire a défendu la même position en employant l’expression « notre politique de peuplement » qui a fait vivement réagir Patrick Magro, PCF, conseiller du Territoire qui y a vu là un rappel de « l’époque coloniale » mais surtout une manière « de rabaisser le débat », ce qu’il a déploré. Lisette Narducci maire PRG des 2e et 3e arrondissements de Marseille est revenu sur « cette politique de peuplement » en indiquant que « le 3° arrondissement en avait bien besoin mais, avec un souci d’équilibre social pour que ce soit un succès. » Précisant que le secteur avait un besoin d’actifs et d’habitants d’âges différents.

En fin de séance, le rapport d’activité 2015 sur la RTM a été présenté par son Président, Maxime Tommasini qui considère que tous les voyants sont au vert...

Il est à noter que le M de l’acronyme RTM ne représente plus Marseille mais la Métropole : Régie des transports métropolitains, avec la mise en place d’un nouveau Conseil d’administration qui a été réuni le 8 juillet dernier. L’opposition a souhaité revenir sur le déménagement du siège de la RTM dans un immeuble d’Euromed. Vincent Coulomb, conseiller PS a jugé le choix d’une location comme « une aberration totale car le prix de vente du siège ne couvrira que 6 années de location ». Maxime Tommasini de répondre que « 250 agents allaient rejoindre le poumon économique de la Ville, bien desservi par les bus, le métro et le Tram, disposant de parkings dans des locaux plus vastes. » Éludant ainsi la question du montant de la location.
Mireille BIANCIOTTO

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