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Covid-19 : Monaco expérimente des tests buccaux de dépistage

mardi 2 mars 2021

Les autorités sanitaires monégasques éprouvent, actuellement, la fiabilité de deux nouveaux tests buccaux de dépistage de la Covid-19. Ces derniers devraient être plus simples à pratiquer et moins désagréables que les prélèvements naso-pharyngés. Pour mener à bien cette expérimentation, Monaco cherche des volontaires à l’Espace Léo-Ferré.

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©medicalib.fr

Pour le moment, le test nasal par PCR reste la solution la plus utilisée en Principauté et à travers le monde. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’écouvillon, qui mesure une quinzaine de centimètres, n’est pas très agréable pour le patient. Soucieuses de proposer une alternative, plus aisée à manipuler, les autorités monégasques travaillent sur des tests buccaux dans le cadre de leur stratégie sanitaire.

La plus grande étude au monde sur les tests alternatifs

Cette opération, qui a pour nom de code « Cordages », est menée auprès de 1 500 patients adultes volontaires, symptomatiques ou considérés comme cas contact. Il s’agit là de la plus grande étude jamais réalisée sur des tests alternatifs. Elle durera un à deux mois avec des résultats préliminaires, puis une publication scientifique sera rendue dans les 6 à 9 mois. Bien évidemment, ces nouveaux tests, avec écouvillons buccaux, ne seront effectifs que si des résultats probants sont obtenus.

Durant ces prélèvements, les volontaires subissent un test nasal et deux tests oraux, pour évaluer la précision du diagnostic. Le premier échantillon est analysé, en trente minutes, par un mini-laboratoire de la société monégasque Stark. Il faut savoir que cette dernière possède un brevet pour dépister le cancer de la bouche, adapté pour la détection d’antigènes viraux. Cette technique est actuellement pratiquée en Italie par l’armée et les hôpitaux publics. Pour les échantillons buccaux, ils sont analysés au centre scientifique grâce à la technique d’amplification PCR.

Une logistique plus simple que celle du test salivaire français

En France, un dépistage du virus par prélèvement salivaire est possible dans le cadre d’un dispositif à grande échelle, sur des groupes fermés, comme les écoles ou les maisons de retraite. Ces tests sont différents des prélèvements buccaux de l’Espace Léo Ferré. La technique française a montré sa fiabilité, mais sa difficulté logistique pose un réel souci pour un déploiement de masse efficace.

Les deux facteurs limitants étant le prétraitement des échantillons et l’étalonnage de la machine qui demande un laps de temps important, mais également un personnel en nombre. Deux données combinées qui impactent grandement la quantité de prélèvement possibles quotidiennement. D’où le projet monégasque qui ne nécessite pas de phase pré-analytique. Pour faire avancer la science, rendez-vous donc à l’Espace Léo Ferré, pour tester le test.
Mathieu Seller

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