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Covid-19 : la CPME Sud dresse un bilan de l’impact de la crise et met en exergue la situation de la filière de l’événementiel

jeudi 24 septembre 2020

Comment vont les TPE/PME de la région ? Selon l’enquête réalisée par la CPME Sud auprès de 500 entreprises adhérentes de la région du 1er au 15 septembre. Alain Gargani, président de la CPME Sud signale ainsi : « 84,8% des entreprises sont impactées fortement ou modérément par l’épidémie de la Covid-19 ». Il met notamment en exergue la gravité de la situation de la filière de l’événementiel en donnant la parole à Cédric Angelone, co-président de SAE (Syndicat d’Activités d’Événementielles). Il est à noter que cette conférence de presse s’est tenue peu de temps avant que les mesures de restrictions sanitaires ne se durcissent. Mesures qui fragilisent encore plus l’ensemble de la filière.

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De gauche à droite Eric Algoud, co-président SAE - Cédric Angelone, co-président SAE - Corinne Innesti, présidente CPME13 - Alain Gargani, président CPME Sud - Thalie Testot Ferry, La Caza Delauze © CPME sud

Alain Gargani souligne que le tissu de PME/TPE résiste : « 98,6% des entreprises restent en poursuite d’activité mais 32,1% des sondés indiquent que leur activité reste restreinte ». De même 42,5% d’entre elles affirment rencontrer comme principale difficulté une baisse de fréquentation de leur établissement ou une baisse de prises de commande alors que 13,5% déclarent subir une annulation de commande ou de vente et 12,1% rencontrent des problèmes de trésorerie. Corinne Innesti, présidente de la CPME13 note à ce propos que 42,5% ont fait appel au Prêt garanti par l’État : « Celles qui souhaitent en bénéficier peuvent encore faire une demande mais c’est une dette et il faudra la rembourser. Nous demandons à ce propos un échelonnement du paiement sur un délai allant de un à six ans ». Elle précise encore : « 55,5% des entreprises ayant bénéficié de ce dispositif ont demandé un réaménagement du PGE car elles ne sont pas en capacité, compte tenu du contexte, de rembourser à temps les échéances ». Alain Gargani ajoute à ce propos : « Au-delà du PGE, un certain nombre de dettes doivent être rembourser et quelques PME/TPE sont devant ce mur de la dette ». « Nous plaidons, poursuit-il, pour la mise en œuvre d’un prêt consolidation permettant à toutes les entreprises, y compris les plus petites, de regrouper leurs échéances bancaires ou liées aux aides publiques consenties à l’entreprise pendant la crise, avec un remboursement à moyen terme ». Puis de revenir à l’enquête signalant que 22% des entreprises ont licencié totalement ou en partie leurs effectifs tandis que 85,4% estiment que les contraintes sanitaires affectent leur organisation du travail.

« La filière de l’événementiel connaît une période dramatique »

Cédric Angelone déclare : « La filière de l’événementiel connaît une période dramatique ». Le SAE représente 300 entreprises, 4 300 salariés et un demi milliard de chiffre d’affaires pour 2019. « Nous avons perdu 65% de notre chiffre d’affaires depuis mars. Aujourd’hui 65% de nos collaborateurs sont au chômage et la reprise n’a absolument pas lieu », indique-t-il afin de signifier l’ampleur de la gravité de la situation. Dans ce contexte, poursuit-il : « Nous demandons la création d’un cadre légal sanitaire accepté par le terrain car nous avons besoin de stabilité. Nous demandons d’autre part des mesures d’urgence, nous sommes d’ailleurs en train d’écrire un plan de sauvetage afin de le proposer aux autorités ». Il déplore : « Nos professions meurent et personne n’en parle au niveau politique. Je ne fais pas de politique mais je dois constater qu’il a fallu attendre un tweet du Président de la République, rendant hommage aux organisateurs du Tour de France pour avoir su organiser cette épreuve dans le cadre des contraintes liées à la Covid. Enfin quelqu’un qui reconnaît les compétences de notre filière. Cela nous a fait du bien ». Une reconnaissance qui risque de ne pas être suffisante : « On a lancé une enquête auprès de la filière, les menaces de licenciements concernent 1/4 des emplois ». Thalie Testot Ferry, La Casa Delauze raconte : « Nous avons été touchés de plein fouet par le confinement et, cet été, nous avons décidé de nous réinventer, nous nous sommes rapprochés du Festival Marseille Jazz des cinq continents et nous avons pu organiser des soirées dans le plus grand respect des règles sanitaires, en prenant la température, en respectant les gestes barrière et les distances de sécurité. Et, comme nous avions le contact avec toutes les personnes qui sont venues nous pouvons dire que personne ne s’est manifesté pour nous dire avoir contacté la Covid ». Et Alain Gargani de conclure : « L’État doit accompagner cette filière, nous interviendrons en ce sens au niveau régional comme national ».
Michel CAIRE


Fermeture des bars et des restaurants à partir de samedi
Alain Gargani, président de la CPME Sud, organisme qui compte parmi ses adhérents de nombreux professionnels de la restauration, réagit à la suite de l’annonce mercredi soir, du ministre de la Santé, Olivier Véran, de mesures plus drastiques pour Aix-Marseille, avec la fermeture totale, à partir de samedi, des bars et des restaurants.
« Comme tout concitoyen, j’ai pris connaissance des propos tenus par le Ministre de la Santé. C’est avec un mélange de stupéfaction et de colère que je prends acte de cette décision qui aura des conséquences désastreuses pour les patrons de restaurants et de bars déjà lourdement impactés. Je suis surpris et indigné par cette nouvelle pour plusieurs raisons : Premièrement sur la forme. Cette décision se fait de manière unilatérale depuis Paris, sans aucune forme de concertation avec les acteurs locaux. Cet exercice brutal du pouvoir laisse à réfléchir dans un contexte qui devrait être démocratique. Deuxièmement, cette mise en application extrêmement rapide ne laisse pas aux restaurateurs la marge de manœuvre nécessaire pour qu’ils puissent s’organiser et prendre leurs dispositions pour gérer au mieux leur personnel et leur stock. La fulgurance de cette mesure va les plonger dans une situation extrêmement périlleuse pour la survie de leur activité. Troisièmement, même si nous comprenons parfaitement que sur le fond cette mesure a pour objectif de limiter la propagation du virus, elle est néanmoins perçue comme une forme d’injustice pour bon nombre de ces professionnels qui ont mis un point d’honneur à faire tous les efforts nécessaires pour respecter scrupuleusement et à leurs frais les mesures sanitaires imposées. Je partage les profondes inquiétudes de cette filière qui peut compter sur le total soutien de la CMPE Sud ».

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