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[Entretien] Daniela Levy, porte parole d’Osez le Féminisme : "Notre objectif est d’atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes"

mardi 15 décembre 2020

Daniela Levy, porte-parole de l’association "Osez le Féminisme", présente cette association féministe, progressiste, universaliste, intersectionnelle... Elle évoque les violences faites aux femmes, la crise sanitaire -et ce qu’elle a pu dévoiler-, les attentes vis-à-vis du Gouvernement, la mairie de Marseille... Entretien.

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Daniela Levy, porte-parole de l’association "Osez le Féminisme" (Photo D.R.)

Destimed : Quelles sont les missions d’Osez le Féminisme et quel est votre rôle ?
Daniela Levy : Osez le Féminisme est une association nationale qui regroupe une trentaine d’antennes. Je suis pour ma part, à la fois, représentante d’Osez le Féminisme 13 et représentante d’Osez le Féminisme national...

On voit, dans toutes ces violences, la violence économique également

Après les manifestations des samedi 21 novembre et mercredi 25, dans le cadre de la Journée mondiale de Lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, comment situez-vous ce combat ? Est-ce une priorité dans l’action d’Osez le féminisme ?
Lutter contre les violences faites aux femmes est une priorité. Notre objectif est d’atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes et, pour l’atteindre, il faut abolir les violences. Nous parlons du continuum des violences contre les femmes, c’est à dire que nous faisons un lien entre le sexisme ordinaire, le harcèlement de rue, les violences conjugales, les viols, les féminicides, les mariages forcés, l’excision... On voit, dans toutes ces violences, la violence économique également, un déséquilibre entre les femmes et les hommes. Et, pour cela, nous avons besoin d’interroger les raisons. Constatez ces écarts dans les violences, se demander pourquoi les hommes et les femmes ne se trouvent pas à la même place. Et la seule réponse que nous pouvons trouver c’est l’éducation sexiste et l’apprentissage des stéréotypes qui nous dit, dans la société, quelle est la place qui est censée être la nôtre. Et c’est véritablement sur cet enjeu-là de la place différentielle, que nous apprenons à endosser, que nous avons à agir pour essayer de voir les violences disparaître.

146 femmes sont mortes en 2019

La crise sanitaire et le confinement qu’elle a entraîné a augmenté ces violences faites aux femmes, comment le voyez-vous ?
La crise sanitaire a permis de rendre visible un certain nombre de situations qui étaient déjà connus. Par exemple, le fait que les femmes sont regroupées dans très peu de métiers et principalement dans les métiers que l’on appelle du « care ». Avec la crise, c’est devenu terriblement frappant. Cela a rendu visible les inégalités que nous connaissions déjà. Nous avons vu sur qui repose le système de santé, le système de soins : sur les femmes. Elles ont été et sont en première ligne, face à la Covid, dans les hôpitaux et dans les systèmes de soins et de santé, et, pour autant, leurs métiers sont peu valorisés, peu rémunérés. On a proposé une prime pour les récompenser mais ce n’est pas d’une récompense dont on a besoin mais de réparer l’injustice qui est subie, depuis toujours, en plaçant ces métiers du côté de ceux qui sont peu valorisés, défavorisés, peu rémunérateur. C’est le premier point. Deuxièmement, la crise a également mis l’accent sur ce qui se joue dans les domiciles, dans la sphère privée. Qui fait quoi, dans la sphère privée, véritablement. A-t-on a une égalité de la répartition des tâches ? Les femmes se sont retrouvées devoir endosser, outre le télétravail, la responsabilité, la charge de l’organisation de ce qu’il y avait à faire, au domicile : les courses, les enfants... On a beaucoup entendu parler du soutien à la parentalité, au début du premier confinement, mais, en fait, au-delà du soutien à la parentalité, c’était véritablement un soutien aux mères, parce que c’était sur les mères que reposait la charge la plus importante. Le troisième élément mis en lumière par la crise sanitaire réside dans l’accentuation des violences, dans la sphère privée, des violences contre les femmes, contre les enfants. Là encore, on connaissait les chiffres qui sont terriblement stables, d’année en année, sur la mortalité, au sein du couple, sur le nombre de femmes qui meurent. Et, les chiffres que nous venons d’avoir révèlent que 146 femmes sont mortes en 2019, soit une augmentation, par rapport à 2018. Les femmes étaient confinées avec l’agresseur, avec l’auteur des violences ce qui n’a fait qu’accentuer les violences et d’ailleurs le ministère de l’Intérieur témoigne d’une augmentation de 40% des violences au sein des couples.

Femen : dénoncer, en étant simplement, torse nu, dans l’espace public, sans frapper qui que ce soit, sans passage à l’acte, sans tuer qui que ce soit...

Quelle est votre position, face à plusieurs faits d’actualité, d’abord, aux Saintes-Marie-de-la-Mer où il y a eu des protestations et la venue des gendarmes parce que des femmes étaient seins nus, sur la plage alors que c’était bien leur droit ?
C’était bien leur droit effectivement d’être seins nus sur la plage. Ce débat est intéressant en cela qu’il permet de mettre en évidence la pression qui s’exerce sur le corps des femmes. Qu’est-ce qu’on attend aujourd’hui. Qu’est-ce que l’on considère, comme permis ou pas ? Qu’est-ce qu’on va considérer comme valorisé ou pas, lorsque l’on parle du corps des femmes ? On voit que ce sont des normes qui changent, qui évoluent. Je le dis souvent, jusqu’en 1800, les femmes n’avaient pas le droit de porter un pantalon, et lorsqu’elles le portaient, on considérait qu’elles étaient travesties. Il fallait qu’elles demandent l’autorisation à la préfecture de porter un pantalon. Aujourd’hui, combien de femmes seraient considérées comme travesties ? Cela nous permet de nous interroger sur le symbole, les symboles que l’on va placer derrière le vêtement et qu’est-ce qu’on va considérer comme valorisés, au niveau de la norme sociale ou pas. Cette pression sociale interroge vraiment, par exemple, quand on pense aux Femen, qui sont torse nu, dans l’espace public et qui utilisent leur corps pour en faire un outil politique. Sur leur corps dénudé, elles vont inscrire des slogans politiques. Bien souvent, quand on entend parler de ces femmes, on entend parler du fait qu’elles exagèrent, qu’elles vont trop loin et qu’elles sont terriblement violentes. Pourquoi le fait d’être torse nu, dans l’espace public va être considéré comme un acte violent, alors qu’un homme, dans l’espace public, ne va pas générer, du tout, le même type de réaction. Là encore, on voit bien l’absence de symétrie entre les hommes et les femmes, par rapport à leur corps dans l’espace public. Ces femmes dénoncent les viols, les féminicides. Où situe-t-on l’acte le plus violent ? Dans l’acte, lui-même, du viol et du féminicide, ou dans la manière de le dénoncer, en étant simplement, torse nu, dans l’espace public, sans frapper qui que ce soit, sans passage à l’acte, sans tuer qui que ce soit ? On voit bien, à quel point, le corps des femmes subit encore une pression très forte. On le voit aussi dans la manière dont les corps sont représentés dans les manuels scolaires. Il y a eu, ces dernières années, beaucoup de témoignages sur le fait que le clitoris, par exemple, était le grand absent de la plupart des manuels scolaires. Le clitoris a été représenté dans son intégralité, pour la première fois, en 2017, dans un livre de SVT (Sciences de la Vie et de la Terre) des éditions Magnard, il a fallu attendre 2017 pour que le clitoris soit représenté. Pourquoi va-t-on représenter le corps en supprimant un organe ou en le représentant, uniquement, partiellement ? on voit bien la dimension tabou, autour de certains organes et un certain organe, en particulier. Là encore, cela témoigne de cette pression qui s’exerce sur le corps des femmes et sur la manière dont on va choisir ce qu’on va montrer, ce qu’on va faire pour exercer un contrôle sur les femmes et sur les enjeux liés aux droits reproductifs également.

Il faut libérer les personnes des rôles sexués

Comment réagissez-vous à la suite de la révolte de lycéennes pour pouvoir porter le "crop top", un tee shirt moulant et court qui montre le nombril ?
D’abord en les soutenant et en disant qu’on a à encourager toutes les formes de mobilisation possibles pour faire valoir droits et libertés. Il n’est pas tolérable aujourd’hui que l’on puisse renvoyer collégiennes et lycéennes de leurs établissements, en raison de leur tenue parce que, là encore, on n’a jamais vu un garçon renvoyé, pour ce type de raison. D’abord il faut soutenir ces filles, ces jeunes femmes, ces femmes dans leur liberté de s’habiller comme elles le souhaitent. On a pu entendre aussi le cas d’une femme qui a été renvoyée du Musée d’Orsay, donc c’est une affaire qui concerne toutes les femmes, autour de la possibilité de s’habiller comme on le souhaite. Maintenant, une fois que cela est dit, on peut, aussi, s’interroger sur le vêtement comme symbole, ce qu’il représente... et sur les enjeux liés à l’hyper sexualisation des corps qui ne se fait pas de la même manière pour les petites filles et les petits garçons. Pour les petites filles, on va voir apparaître les chaussures à talons hauts, des soutien-gorge pour des enfants de 8 ans. Des vêtements qui ne sont pas censés être ceux des enfants parce que les enfants n’ont pas à être sexualisés. Si on considère, aujourd’hui, que la majorité sexuelle est à 15 ans, on peut s’interroger sur des adultes qui véhiculeraient une sexualisation pour des enfants qui sont mineurs sexuellement. Pourquoi observe-t-on aujourd’hui, dans la société, une évolution de l’hyper-sexualisation et le fait qu’elle concerne des petites filles de plus en plus jeunes, quelle est cette pression ? Peut-être que cela se joue, au niveau de l’arnaque de la libération sexuelle des années 70 ? On a parlé de la libération sexuelle des années 70, alors que déjà, à cette époque-là, une féministe comme Diana Russel disait que pour, véritablement atteindre la libération sexuelle, il fallait d’abord, dans un premier temps, "libérer les personnes des rôles sexués" sans cela la liberté sexuelle ne serait qu’une affirmation des rôles, ce qui renforcerait les rôles sexués, par la pornographie, la prostitution et c’est bien ce qu’on observe, aujourd’hui. Si les rôles sexués sont toujours maintenus, si les hommes sont toujours considérés comme devant avoir l’initiative et les femmes devant répondre à cette initiative, actifs, passifs... Si tout cela est encore maintenu, alors ce qu’on appelle la libération sexuelle, est juste la liberté de renforcer ces stéréotypes-là, donc c’est extrêmement problématique.

La jeune Mila 16 ans, a été contrainte de trouver un enseignement privé, menacée de mort ou de viol, après sa sortie sur Allah, or elle n’est que peu soutenue par les associations féministes, quel est là encore votre position ?
D’abord, une position contre le cyberharcèlement. On peut voir que, globalement les femmes sont beaucoup plus sujettes au cyberharcèlement que les hommes. Cela interroge le sentiment de légitimité à agresser. Qui se sent légitime pour agresser qui ? Et, bien sûr, il est intolérable de constater cette vague d’insultes et de menaces, allant jusqu’à des menaces de mort, qu’elle peut subir. Donc, on la soutient...

il est très important pour nous d’associer l’universalisme à l’intersectionnalité parce que les enjeux se rejoignent

Des jeunes lycéens ont défilé, en mars 2019, pour le climat avec des slogans pour d’autres relations entre les femmes et les hommes, comme : "Ni les femmes ni la terre ne sont des terres de conquête" ; "je ne suis pas un utérus sur patte, respect du corps des femmes". "Black Friday, moins 25% sur votre salaire, valable toute l’année". Comment réagissez-vous ?
Pour nous, c’est intéressant de penser la convergence des luttes parce qu’on a une analyse du féminisme qui est systémique, c’est à dire que, pour nous, on interroge l’ensemble des systèmes d’oppression et la manière dont les différentes oppressions vont venir se cumuler. Il est important de maintenir une lecture féministe, dans les débats. Est-ce qu’il faudrait renoncer au nom féministe pour adopter le terme d’humanisme ? A cela, nous répondons que non, on souhaite maintenir le terme de féministe parce qu’il permet d’interroger les violences spécifiques, à l’encontre des femmes ; qu’il est nécessaire de bien nommer les choses pour pouvoir ensuite trouver les bonnes réponses, aux enjeux spécifiques. De la même manière qu’il y a une lutte anti-raciste qui vise à dénoncer le racisme et à lutter contre lui, avec des moyens spécifiques, il est important de visibiliser les enjeux du racisme, il est important de rendre visible aussi les enjeux liés au sexisme. Selon nous, sexisme et racisme procèdent de la même manière. C’est pour cela, d’ailleurs, que nous avons fait évoluer notre Charte des valeurs, l’année dernière. Nous avions déjà l’universalisme, dans notre charte des valeurs, nous avons souhaité y associer le terme d’intersectionnalité. Il s’agit d’une position qui est assez inédite mais il est très important pour nous d’associer l’universalisme à l’intersectionnalité parce que les enjeux se rejoignent, dans le sens où, pour nous, l’universalisme c’est véritablement aspirer à voir abolir les catégories liées au masculin et au féminin, c’est à dire que les femmes et les hommes puissent se reconnaître du pouvoir de la même manière ; puissent se reconnaître, du côté de la sensibilité, de la même manière ; pouvoir abolir les catégories du féminin et du masculin pour voir apparaître l’humain, on est très très loin du compte. Donc l’ambition est d’atteindre l’universalisme, une société qui qui n’a jamais encore existé, nulle part, où les catégories du féminin et du masculin n’existeraient plus. Mais, pour cela on a besoin de faire un diagnostic correct des enjeux et l’intersectionnalité permet de faire ce diagnostic, en considérant, le cumul des oppressions. Donc, l’intersectionnalité, cela veut simplement dire qu’une personne peut se retrouver à l’intersection entre différents systèmes d’oppression, au sexisme, au racisme, au handicap, à la pauvreté, à la classe sociale. Et cela nous permet de poser un diagnostic suffisamment précis sur ce que subissent ces différentes personnes, dans la société.

Nous militons encore avec celles qui nous ont permis d’acquérir un certain nombre de droits

Samedi 21 novembre, la manifestation qui était partie de la mairie de Marseille, a tourné rue de la République, loin de la foule qui était sur l’espace Vieux Port, manifestant pour le retrait de l’article 24. Quelle est votre alliance avec d’autres combats, par exemple, celui des migrantes, les combats écologiques, avec des jeunes et est-ce qu’il y a des jeunes à "Osez le Féminisme" ?
En réponse à la dernière question « Osez le féminisme est une association essentiellement jeune, la majorité de nos militantes ont moins de 30 ans, c’est important de dire qu’il y a encore beaucoup de jeunes, pour porter un féminisme universaliste et intersectionnel. Pour moi, il n’y a absolument pas de conflit générationnel, comme on peut l’entendre, parfois, dans le féminisme. Je m’oppose également à une définition d’une vague, parce que cela signifie qu’une vague vient en remplacer une autre. Nous militons encore avec celles qui nous ont permis d’acquérir un certain nombre de droits dans les années 70. Nous pensons vraiment être dans la continuité de celles qui nous ont permis d’avoir le droit de vote ; de celles qui ont milité, déjà, depuis le XIXe siècle ; de celles qui nous ont permis de travailler sans avoir l’autorisation du mari, en 65 ; de celles qui nous ont permis d’avoir le droit à l’avortement, en 75... On s’inscrit vraiment dans la continuité de toutes ces luttes-là. Nous sommes, pour la plupart, jeunes, voire extrêmement jeunes et on s’inscrit dans cette histoire féministe. Concernant la convergence des luttes, cela rejoint ce que je disais précédemment. Vous parliez du soutien aux migrantes, par exemple, c’est une cause qui nous tient vraiment à cœur et sur laquelle nous sommes impliquées, Osez le Féminisme fait partie d’une association qui s’appelle EnoMW (European Network of Migrant Women), qui est une association européenne de soutien aux femmes migrantes. Et, dans la mesure où notre féminisme est universaliste, cela veut bien dire que l’on reconnaît que le patriarcat s’exerce partout, s’exerce de façon universelle. Donc si le patriarcat est universel, le féminisme se doit également d’être universaliste.

Le coût annuel des violences s’élève à 3,6 Milliards et un investissement d’1 milliard permettrait de régler le problème des violences faites aux femmes

Pour finir, qu’est-ce que vous demandez, à l’antenne 13 d’Osez le féminisme que vous représentez, d’abord au Gouvernement et puis à la mairie de Marseille, dont la nouvelle majorité est le Printemps Marseillais ?
Au niveau du gouvernement, l’égalité entre les hommes et les femmes est censée être la grande cause du quinquennat. Un certain nombre de choses ont été faites. Il y a eu un Grenelle contre les violences faites aux femmes, l’année dernière. Il y a eu, également, un certain nombre de campagnes de communication et des prises de parole nombreuses. On peut reconnaître quelques avancées, mais, pour autant, on voit, quand même qu’il y a un décalage très important encore, entre la loi et son application, c’est à dire qu’on a vu la loi évoluer sur certains points, mais pour autant la loi n’est toujours pas appliquée. Brigitte Grésy, qui est la représentante du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, a remis un rapport, cette semaine, sur les violences conjugales et, dans ce rapport, on voit qu’il y a encore 80% des plaintes, dans le cas de violences conjugales qui sont classées sans suite. Cela montre bien l’écart qu’il y a, entre la loi, sa compréhension, son application.
Dans un rapport qui vient d’être publié par la Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, sur les violences conjugales, il est inscrit que le coût annuel des violences s’élève à 3,6 Milliards et on considère qu’un investissement d’1 milliard permettrait de régler le problème des violences faites aux femmes par, essentiellement, la formation. Quand on voit les investissements qui sont faits, en ce moment, dans un contexte de la Covid, on peut s’étonner du fait qu’on nous ait dit qu’il n’y avait pas d’argent magique et que le milliard était introuvable. On se réjouit, quand même, que lors du dernier budget qui a été voté, il y a une augmentation du programme concernant les enjeux liés à l’égalité, avec une augmentation de 40%. Le budget s’élève finalement à 44M€, mais on est donc encore très très loin du milliard. Des progrès existent, mais ils sont encore bien trop insuffisants. Il manque une véritable volonté politique, pour agir, très clairement, très concrètement, à partir de l’expertise des associations qui ont déjà fait toutes les démarches d’audit et de diagnostic. Il n’y a rien de nouveau de ce côté-là, simplement les moyens manquent pour véritablement appliquer la loi. Au niveau de la Mairie, on salue le changement de majorité. Maintenant, on a encore de nombreuses attentes. On espère qu’elles seront entendues. On salue également la nomination de Nathalie Tessier, en tant que Déléguée aux droits des femmes (rattachée à la maire Michèle Rubirola). On avait été, dans un premier temps, assez inquiète de ne pas avoir d’adjointe désignée à l’égalité entre les femmes et les hommes et on a été rassurée quand finalement cette mission a été confiée à une déléguée qui est sur nos valeurs, qui est sur nos positions, également. Nous on reste motivées, impliquées, déterminées. On va voir comment on pourra travailler ensemble pour faire évoluer les choses.

Propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO

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