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Festival de Pâques : Argerich et Barenboim…parfaits et uniques

mercredi 7 avril 2021

Le monde peut se diviser en deux : ceux qui ont assisté au GTP en 2014 au concert mythique de Martha Argerich... et les autres. Ceux là ne savent toujours pas ce qu’ils ont raté quand l’on vit débarquer aux côtés de la divine pianiste son ami… Daniel Barenboim venu offrir un rappel inattendu, et pour le moins stupéfiant de générosité. Personne ne s’attendait à ce que Daniel Barenboim vienne rejoindre la grande Martha pour un rondo en la majeur de Schubert qui frappa les esprits. Un moment mythique salué par une salve d’applaudissements sans précédent qui devait durer si longtemps que ce fut Daniel Barenboim qui mit fin à l’euphorie en faisant sortir gentiment l’orchestre de la salle en commençant par la première violon elle aussi très émue.

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Martha Argerich et Daniel Barenboim, complices et virtuoses. Deux poètes du piano pour un concert à quatre mains célébrant Mozart, Debussy et Bizet (Photo Caroline Doutre)

Changement de conditions en ce mois d’avril 2021. Martha Argerich et Daniel Barenboim étant bel et bien au programme de cette édition tout numérique du Festival de Pâques, pour un récital aérien. On saluera la sonate pour piano à quatre mains en do majeur de Mozart que les deux pianistes ont inscrit dans le déroulé de leurs pièces proposées avec fougue. Partie haute, partie basse du piano sans que l’un des deux soient en dessous ou décroché. Argerich-Barenboim rendent leur piano solaire et très vite on toucha au sublime. Mais le plus beau, s’il en est, resta à venir. En l’occurrence des œuvres qui ne sont pas si souvent jouées, telles que « Les épigraphes antiques » de Debussy et les « Jeux d’enfants » de Bizet. Là encore l’on toucha à l’excellence, notamment dans « Pour l’Égyptienne » l’avant-dernier morceau écrit par Debussy. Un Debussy, fluide, joyeux, puissant et tendre, voilà un des défis relevés par Argerich et Barenboim au sommet du sommet. Quant aux « Jeux d’enfants » de Bizet proposés en fin de concert, ils furent retranscrits dans un large mouvement lumineux. Le monde de l’enfance célébré ici par Bizet, lui inspira ces douze miniatures, jouées dans un enchaînement alerte mais jamais appuyé. Argerich et Barenboim échangent alors leurs places au fil des morceaux, partie haute et partie basse se succèdent, impressionnants, puissants... au service de la musique. Un concert inoubliable.
Jean-Rémi BARLAND

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