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Fondation Cap Ô Vert des colibris en lutte contre le réchauffement climatique

vendredi 21 mai 2021

C’est à la Penne-sur-Huveaune (13) que vient de se tenir le lancement de la fondation d’entreprise, Cap Ô Vert. Cette initiative du promoteur Immaliance entend « limiter l’impact de l’immobilier sur la biodiversité et construire un avenir où les êtres humains pourront vivre en harmonie dans des bâtiments respectueux de l’environnement ». Une manifestation qui s’est tenue en présence d’élus, de représentants de l’immobilier, d’associatifs et de représentants de société investies dans le développement d’énergie décarbonée …

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Pot de miel en main, Joel Briot, président de Immalliance et président de la Fondation Cap ô Vert entouré des membres fondateurs Michel sanna, directeur de la fondation, ChristianLerognon, président Immalliance Rhône-Alpes, Jean-Pierre Gautry, président d’honneur Société française des urbanistes et Stéphane Bouquet Envirobatbdm ©BD

Le choix de la Penne-sur-Huveaune pour lancer Cap Ô Vert est tout sauf dû au hasard car c’est là que le promoteur Immalliance implante le projet urbain « La Bourgade » qui vise à « créer une harmonie entre nature et humain ». Ce projet urbain construit« en étroite liaison avec les acteurs locaux » entend valoriser le patrimoine naturel avec un maillage vert et la création d’un parc préservé classé boisé. « Ici on a des ruches, on va créer des jardins partagés, des trouées vertes », précise Joël Briot, président d’Immalliance et de Cap Ô Vert. Le site comprendra à terme une résidence de 90 logements, une micro-crèche pour une vingtaine d’enfants, une Résidence séniors, une ferme urbaine dotée d’une installation aéroponique, système dans lequel les racines sont suspendues dans l’air et de l’aquaponie, système mariant la culture de la plante et l’élevage de poissons., un bois classé de 26 000 m2 dont 8000 m2 de vergers sur restanques, des écoles. Et dans les logements « un mix énergétique permettant de générer des économies » est proposé.

« Le respect de l’humain et de la biodiversité »

Un projet qui traduit « les valeurs du groupe », indique Joël Briot avant de préciser : « Ces valeurs résident dans le respect de l’humain et de la biodiversité qui sont symbolisés par notre logo : une abeille en forme de cœur, matérialisées par nos diverses aides et actions pour lutter contre la disparition des pollinisateurs, par nos actions d’incitation à utiliser des énergies décarbonées, par notre engagement à labelliser nos chantiers sur des modèles innovants et respectueux de leurs environnements ».

Joël Briot explique les raisons de son engagement en faveur de la nature, de la biodiversité : « Mon passé, mon enfance, m’ont appris à aimer la nature, à la respecter. Mon parcours professionnel m’a conduit à fonder cette société qui est devenu un promoteur régional allant de Lyon à Nice avec un siège qui est implanté à Marseille ». Il revient sur la genèse de la société : « C’est en 2012 que naît le concept Immalliance. Sous cette bannière, je cherche à créer et fédérer des sociétés de services spécialisées dans divers métiers de l’immobilier pour offrir à nos partenaires et clients des prestations toujours de meilleure qualité. Chaque société qui rejoint notre groupe conserve son métier de base, son autonomie, sa performance et sa réactivité, et accroît avec nous sa rigueur, son professionnalisme, son respect du client, de ses partenaires et, sa passion ».

Immalliance investit ses bénéfices dans Cap Ô Vert

En ce qui concerne la Fondation Cap Ô Vert, son président insiste : « Elle a besoin de se faire connaître, a besoin de rassembler pour que l’immobilier s’inscrive aussi dans la transition écologique ». Pour lui : « investir nos bénéfices dans cette Fondation d’entreprise qui déclinerait ses valeurs bien au-delà de notre propre périmètre, s’est imposé à moi naturellement face aux crises sanitaire et environnementale que nous commençons à rencontrer ».

Joël Briot rappelle que « le privé est trop contraint par les enjeux économiques, les normes, les plannings... Alors que le réchauffement climatique est là ainsi que la disparition de la biodiversité. Face à cela nous ne sommes que des colibris qui apportons notre goutte d’eau pour éteindre l’incendie. Mais au plus nous serons nombreux... » C’est dans ce contexte que Cap Ô Vert a vu le jour et a permis « de donner une impulsion forte, donner l’opportunité d’acquérir ces locaux, de les transformer en six mois en cette salle dédiée aux sujets de la transition écologique dans l’immobilier. Ici, c’est un lieu de rencontres qui pourra recevoir des enfants comme des adultes, toute personne qui porte un intérêt à ces questions ».

« En cinquante ans la planète a perdu 70% de ses populations de vertébrés »

Michel Sanna est le directeur de la Fondation. Il décrit le contexte : « En cinquante ans la planète a perdu 70% de ses populations de vertébrés ». Selon lui, il importe donc « de repenser conjointement l’habitat humain et celui des autres espèces pour préserver notre planète ». Pour preuve il avance quelques chiffres : « L’immobilier représente 45% de la consommation énergétique en France, 16% de la consommation d’eau, 25% des émissions de gaz à effet de serre ». De fait Michel Sanna cite les principes fondateurs de Cap Ô Vert qui sont de limiter l’impact des projets immobiliers sur la biodiversité et leurs empreintes environnementales « en apportant des méthodes et des solutions innovantes » ; faire avancer le progrès social, améliorer la qualité de vie des habitants et contribuer à l’accès aux énergies renouvelables ; soutenir des solutions respectueuses de l’environnement et d’efficacité énergétique pouvant être appliquées et déployées à plus grande échelle et, enfin, « enrichir les connaissances à la fois des acteurs de la filière des sociétés d’innovation et des métiers liés aux espaces verts. Mener une approche de collaboration avec les différents partenaires et parties prenantes ».

Des projets d’innovation technologique et sociale

Autant de principes qui se traduisent par des programmes au rang desquels : les projets d’innovation technologique et sociale « que nous détectons afin de les partager ». Puis, les connaissances et savoirs : « Nous organisons des conférences et des événements de manière à promouvoir les bonnes pratiques. » Autre point présenté la mise en place d’une plateforme prospective « qui permet d’animer des travaux de prospective pour construire les territoires de demain ». Et enfin dernier axe, les projets verts : « Nous accompagnons les collectivités et les acteurs privés dans les projets immobiliers durables. Des projets qui inventent le futur des villes vertes et des territoires. »

Michel Sanna dévoile également la mise en place d’un hackathon de la diversité avec Kedge : « Il s’agit d’organiser en décembre une opération qui se déroule dans un laps de temps relativement court, des solutions digitales à une problématique ». Evoque encore des opérations telles « les Rives de la Blèque » où il s’agit de créer un nouveau lieu de vie pour améliorer la qualité de vie des habitants et des occupants de la résidence séniors, en aménageant les berges qui longent le ruisseau. Opération lors de laquelle seront sécurisées et préservées la faune et la flore du site ou encore « Terra Sensa à Pegomas » dans le Massif de l’Estérel, qui va voir la création d’un quartier durable : « Des lieux de vie ou se combinent sport, culture, dynamisme économique, mobilité douce, dans le respect de l’environnement et des bonnes pratiques ».

« 65% des espèces végétales que l’on trouve en France sont en Provence-Alpes-Côte d’Azur »

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Dans un acte symbolique, Didier réault, Christine Capdeville, Anne Claudius-Petit et Joël Briot plantent du lierre © BD

Stéphane Bouquet, membre du conseil d’administration de Cap Ô Vert insiste sur l’importance de la région Sud en matière de biodiversité : « 65% des espèces végétales que l’on trouve en France sont en Provence-Alpes-Côte d’Azur et cela monte à 85% pour les papillons et les oiseaux nicheurs et 87% pour les libellules ».

Anne Claudius-Petit, conseillère régionale, vice-présidente de la Commission Biodiversité, Développement durable, présidente de l’Agence régionale pour la Biodiversité et l’Environnement, met en exergue l’importance accordée par la Région Sud à la lutte contre le réchauffement climatique notamment à travers la COP d’avance. Elle insiste sur l’importance d’expérimenter et de former : « Il faut être dans la co-construction, former les élus pour, par exemple, lorsqu’il s’agit de planter des arbres, ne pas s’arrêter à l’aspect esthétique mais mesurer la cohérence environnementale du projet ». Et de considérer : « Il est très positif de pouvoir s’engager autour d’un projet fédérateur porté par un secteur économique motivé ». Didier Réault, vice-président de la Métropole délégué à la Mer, au Littoral et vice-président du Département en charge de l’Environnement, Développement durable et Énergies renouvelables et président du Parc des calanques avance : « La qualité de l’eau de mer résulte des bassins versants. La goutte d’eau qui vient du Massif central a un impact sur la Camargue ». Et de s’inscrire dans le travail mis en œuvre par Joël Briot « qui cherche les solutions les plus économiques mais aussi les plus rentables possibles sur le long terme ».

« Le Congrès Mondial de la Nature sera ouvert au grand public »

Didier Réault insiste à ce propos sur l’importance du Congrès Mondial de la Nature. Une manifestation qui, comme en ont convenu l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le gouvernement français sera organisée à Marseille .

Marjorie Hagobian, conseillère mobilisation régionale du Ministère de la Transition Écologique pour le Congrès mondial de la nature de l’UIC signale que cette manifestation, repoussée pour cause de Covid, se déroulera finalement le 3 septembre, au Parc Chanot, sous un format hybride. « 120 délégations étrangères sont attendues, comprenant des chefs de gouvernement, des ministres, des chercheurs, des associatifs. Et cette édition sera la première à être ouverte au grand public. Nous attendons notamment 10 000 scolaires qui participeront à des ateliers ».

C’est à Christine Capdeville, maire de la Penne-sur-Huveaune, qu’il revient de conclure cette manifestation : « C’est une joie d’accueillir une telle fondation et je me félicite que nous soyons une commune pilote sur le plan environnemental et social. La création d’un parc et d’une ferme urbaine va dessiner un nouveau visage dont bénéficiera l’ensemble de la population ».
Michel CAIRE

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