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Gastronomie : Marseille ’semoule’ pour un Kouss Kouss Festival qui ne manquera pas de piquant du 26 août au 4 septembre

lundi 22 août 2022

Cette 5e édition de Kouss Kouss festival, labellisée « Année de la gastronomie », se tiendra du 26 août au 4 septembre et entend mettre en bouche le piment et la harissa. De la Belle de Mai aux Reformés, en passant par les quartier de l’Opéra, Noailles ou encore le Vallon-des-Auffes ou le Cours Julien, ce festival gourmand représente le meilleur de Marseille : son dialogue interculturel, son sens du partage...

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Jean-Luc Chauvin entouré de Sophie Camard, Marie-Josée Ordener, Fabrice Lextrait, Rebecca Bernardi et Guillaume Sicard (Photo CCIAMP)

Jean-Luc Chauvin, président de la CCI métropolitaine Aix-Marseille-Provence revient sur le contexte : « Ce troisième volet de l’appel à projet national lancé par le gouvernement en partenariat avec les CCI de l’Hexagone a consacré sept projets sur Aix-Marseille-Provence. Six d’entre eux -dont le Festival Kouss Kouss- ont été lauréats grâce à l’accompagnement des services de la CCIAMP et de la CCI de région Provence-Alpes Côte d’Azur ». Il précise : « Kouss Kouss a ainsi satisfait aux exigences du label pour la saison été, à savoir : proposer une gastronomie populaire, simple, joyeuse, de rue et accessible à tous. Il participe de l’attractivité touristique du territoire dans le cadre de la relance touristique en favorisant les échanges multiculturels, la mise en valeur des produits locaux et des savoir-faire séculaires ». Souligne encore que « les lauréats respectent par ailleurs les valeurs d’une charte qui unit tous les labellisés de France, prônant un retour à l’authenticité, au local et à l’humain. Parmi ses dix engagements, à relever la promesse d’une gastronomie équitable, inclusive, ouverte et conviviale ».

« Cet événement représente Marseille, ville monde »

Pour Rebecca Bernardi, adjointe au maire de Marseille en charge entre autres du commerce, de l’artisanat : « Cet événement représente Marseille, ville monde et je ne peux que féliciter les organisateurs, les restaurants et tous les commerces qui vont participer à cette aventure ». Sophie Camard, maire des 1er et 7e arrondissements de Marseille ajoute : « Nous soutenons sur le plan logistique cette opération qui permet une occupation très agréable du centre-ville ». Elle ne cache pas sa satisfaction de voir le quartier Noailles « le ventre de Marseille prendre toute sa part dans cette opération ». Elle note à ce propos : « Dans ces quartiers qui souffrent il va y avoir de la réhabilitation, de la piétonnisation. Puis comment ne pas voir que le bas de la rue d’Aubagne revit, il faut soutenir la dynamique à l’œuvre ».

Fabrice Lextrait, président Les Grandes Tables - I.C.I revient sur l’histoire de ce Festival dont il relie l’origine : « à un concert de Rachid Taha et de son groupe Couscous Clan sur le toit de la Friche de la Belle de Mai ». Pour lui « ce festival n’est en rien une idée exogène, mais une histoire qui se tricote. A Marseille on peut cultiver des identités singulières et Kouss Kouss est un argument symbolique à partir duquel on peut travailler ».

Kouss Kouss festival depuis 2018

Kouss Kouss festival a donc vu le jour en 2018. Il se déploie alors entre la Friche de la Belle de Mai et l’hôtel InterContinental avec également quelques bonnes tables populaires et adresses branchées. Il ne pouvait qu’être marqué par le concert du couscous clan de Rachid Taha et par les créations de chefs et de cheffes enthousiastes et les interventions de la cuisinière et ethnologue Fatéma Ha. En 2019 le Libanais Kamal Mouzawak, chef invité, marque la deuxième édition du sceau de sa devise : « Make food, not war ». De nouveaux lieux et partenaires rejoignent la programmation. La couscousmania s’étend avec, en particulier, des couscous dans les lieux phares du quartier de Noailles mais aussi... à Paris. En 2020, dans le contexte pandémique, le festival se concentre sur ses forces vives mais étend encore son territoire, de la Belle de Mai aux Réformés, en passant par le quartier de l’Opéra ou encore le Vallon des Auffes et le cours Julien. Plus de trente établissements participent à l’opération.

Le couscous inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco

En décembre 2020 « les savoir, savoir-faire et pratiques liés à la production et à la consommation du couscous » sont inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Pour son édition 2021 les organisateurs du Kouss Kouss Festival invitent les pays qui ont porté la candidature : Algérie, Maroc, Mauritanie et Tunisie à participer à la fête. Soixante acteurs phocéens se mobilisent et le Restaurant Fémina, institution marseillaise du couscous, fête ses cent ans pendant le festival. Fin septembre, en guise de prolongation, le spectacle musical et culinaire « Y a-t-il du son dans mon Kouss Kouss », dirigé et mis en scène par Marie-Josée Ordener, est joué au théâtre de la Criée, invitant à entrer dans le cœur de la création du couscous. Quelques mois plus tard, en février 2022, une table ronde est organisée pour évoquer les patrimoines culinaires contemporains en Méditerranée, y compris le couscous, dans le cadre du Forum des mondes méditerranéens.

« La première année nous avions juste oublié l’harissa »

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Le piment et la harissa pour une mise en bouche qui ne manque pas de piquant © Kouss Kouss

Chaque année le festival a une thématique, celle de cette année a été proposée par Marie-Josée Ordener, elle concerne les épices. Elle explique : « Les épices et le Kouss Kouss Festival c’est une vieille histoire puisque la première année nous avions juste oublié l’harissa. Puis une rencontre a lieu avec des Colombiens qui nous apprennent que le piment est une affaire de femmes dans leur pays puis nous découvrirons que c’est aussi le cas pour l’harissa ». Elle dévoile : « Nous accueillerons cette année de nouveau une délégation colombienne ainsi qu’une importante délégation tunisienne composée de chefs, d’agriculteurs ainsi que de représentants du ministère qui travaille pour obtenir l’inscription de la harissa au patrimoine culturel immatériel de l’humanité ». Et un peu d’histoire pour rappeler que le piment est originaire d’Amérique du Sud et centrale et que c’est Christophe Colomb qui l’a ramené sur le Vieux Continent afin de concurrencer le poivre, plus rare et plus cher. Et c’est d’Espagne qu’il est parti vers la Tunisie.

Enfin Guillaume Sicard, président de la Fédération Marseille Centre, ne cache pas son plaisir de voir cette manifestation prendre de l’ampleur : « Outre les restaurateurs, de plus en plus nombreux, on trouve aussi des boulangers, des brasseurs, des glaciers qui jouent le jeu avec des créations contenant du piment ». Il est également à noter que cette année, le festival gagnera aussi le Nord de Marseille avec Le Carburateur.
Michel CAIRE
Plus d’info et programmes : kousskouss.com

Les lauréats du territoire

Jean-Luc Chauvin Rappelle que : « tous les vainqueurs ont proposé des événements de grande qualité, très diversifiés et couvrant l’intégralité du territoire. Ils se sont répartis un montant global de 170 000 euros de subvention décrochés grâce au réseau des CCI ».
- Kouss Kouss, de l’association ICI les cuisines de l’extraordinaire, a l’ambition d’élever la cuisine des Suds au rang de discipline artistique dans une logique festive et redynamisante pour le centre-ville de Marseille.
- Mmmh ! festival de la gastronomie, propose la tenue de restaurants éphémères par des chefs étoilés de la région à Châteauneuf-le-Rouge.
- « Fest’Inn » porté par la ville de Lançon-de-Provence propose 5 jours en l’honneur de ses restaurateurs, producteurs et artisans locaux.
- Soleil Délicieux Acte 2, est présent au Parc Borély tout l’été. Le restaurant le Présage y installera sa "guinguette photovoltaïque" pour une cuisine innovante.
- La Gastronomie pour tous organise des apéros gourmands et des ateliers du bien manger dans le cadre des activités de l’association Action Bomaye situé au Nord de Marseille.
- Le Grand banquet des babelsunciades de l’association Yes We Camp s’est installé dans le centre ville de Marseille en proposant : dégustations, ateliers de compostage urbains seront notamment au programme.
- Le Championnat du monde de soupe au pistou à Miramas permet aux participants d’offrir un moment convivial autour de la dégustation d’un plat emblématique de la gastronomie locale.
M.C

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