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Fusion des intercommunalités. Hubert Falco : ‘Plus forts, rassemblés autour d’une communauté de destin pour le Var’

lundi 5 avril 2021

Le 1er avril, la Métropole Toulon Provence Méditerranée et la Communauté de Communes de la Vallée du Gapeau ont installé le comité de pilotage en charge de conduire l’avancement des travaux préparatoires du projet de fusion des deux intercommunalités.

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©Presse Agence

En 2017, les maires de Solliès-Pont, Solliès-Ville, Solliès-Toucas, La Farlède et Belgentier ont, à l’unanimité, fait part de leur souhait de rejoindre la métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM). Il était alors convenu d’attendre la création et la transformation de TPM, alors Communauté d’Agglomération, en Métropole. Pour la Métropole cette ouverture est cohérente puisque quatre communes de TPM ont des frontières communes avec la Communauté de Communes de la Vallée du Gapeau, les deux collectivités partageant un même bassin de vie et d’emploi.

« La Métropole est un moteur de croissance et d’attractivité, elle joue un rôle majeur dans la structuration du Var. » TPM est le territoire de la Région qui crée « le plus d’activité depuis 2013, son poids économique représente plus de 47% de l’activité totale du département. C’est une zone attractive où plus d’un milliard d’argent public ont été investis en équipements et infrastructures sur l’ensemble des 12 communes membres. Une somme à laquelle il faut ajouter 3 milliards d’investissements privés. »

Un réel partage de valeurs et d’ambitions

C’est pourquoi, les deux intercommunalités ont souhaité officialiser, par une délibération d’intention, leur volonté commune d’initier cette démarche. Compte tenu des impacts d’un tel projet, les collectivités vont prendre le temps de la réflexion pour étudier les conséquences sur la gestion des compétences, les finances, l’organisation, avant de concrétiser un rapprochement. Ce travail préparatoire pourrait prendre 3 à 4 années, la fusion effective étant conditionnée par le résultat de ces travaux.

Hubert Falco, président de la Métropole, a souligné : « Cette transformation, qui juridiquement prendra la forme d’une fusion, n’est pas sans conséquence pour nos territoires et la vie de nos concitoyens. Il est indispensable que nous prenions le temps. Nous allons le faire avec pragmatisme, avec le bon sens des Maires car nous sommes avant tout des Maires, ceux de nos communes. Nous allons le faire sans précipitation, dans un état d’esprit collectif, de partenariat constructif, comme un pack soudé, toujours dans le respect de nos territoires. L’expérience a montré la nécessité d’un temps de travail suffisant pour bien étudier et préparer les transferts de compétences, tant d’un point de vue technique, pour assurer la continuité et l’efficacité des services publics, que d’un point de vue humain. Nous devons développer un projet métropolitain favorisant l’intérêt du territoire et surtout l’intérêt de nos habitants. Un territoire qui fait de la vie des gens une priorité, qui se développe dans un juste équilibre entre la préservation de son environnement naturel de grande qualité et un développement indispensable. Un territoire qui nous unit dans un esprit Varois. Ce Var qui nous est cher à tous  ».

Des nouvelles perspectives pour le territoire varois

Le maire de Toulon a ajouté : « Toulon Provence Méditerranée est la 14e Métropole de France. Elle s’appuie sur des fondations saines et solides mais également sur une réelle expérience pour envisager un élargissement. Je le dis très souvent : pour construire, l’expérience n’est pas un détail. Nous partageons les mêmes valeurs et les mêmes ambitions que sont la protection du cadre de vie, le maintien des services publics de proximité, réactifs et de qualité, et la préservation de l’identité de chacune des communes membres. Nous sommes déterminés à rassembler, à fédérer autour de l’intérêt général, pour répondre aux besoins de nos populations tout en restant au plus près des spécificités des villes qui la composent et de leurs habitants. Avec le travail en commun, Solliès-Pont restera Solliès-Pont, La Farlède restera La Farlède, comme Le Revest est resté le Revest et Saint-Mandrier est resté Saint-Mandrier… Nous sommes tous des élus qui plaçons l’identité de chacune de nos communes comme une priorité ».

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©Presse Agence

Pour la Communauté de communes de la Vallée du Gapeau, l’intégration à la Métropole, ouvre de nouvelles perspectives pour l’amélioration des conditions de vie. André Garron, président de la Communauté de Communes de la Vallée du Gapeau et maire de Solliès-Pont, souligne : « C’est l’aboutissement d’une réelle volonté et d’une démarche murement réfléchie. Nous allons profiter du dynamisme, de la protection et de l’expertise de la métropole pour répondre aux enjeux de demain. C’est une démarche naturelle pour nos communes. »

Plus de 10 000 emplois salariés sur la zone

Depuis sa création la Métropole dispose d’une influence renforcée dans ses relations avec la Région, l’État et l’Europe. Cela lui permet de mettre en valeur la singularité de l’identité varoise et de capter plus aisément des financements. Forte de près de 2 500 agents, l’institution dispose d’une ingénierie et d’une expertise importantes pour le portage et la gestion de projets d’ampleur. De son côté, la Vallée du Gapeau possède de nombreux atouts, avec des zones d’activités dynamiques, riches de plus de 10 000 emplois salariés, le développement de son habitat avec plus de 14 000 logements et un éco-quartier, la reprise du dynamisme de sa population, un environnement préservé et équilibré entre agriculture de qualité et espaces naturels, ou encore la richesse de son patrimoine et de ses événements culturels.

Ces deux territoires partagent des valeurs et des ambitions communes que sont la protection du cadre de vie, le maintien de services publics de proximité réactifs et de qualité, la préservation de l’identité des communes membres, et la recherche d’un consensus avec toujours en ligne de mire l’intérêt général. Autant d’atouts qui laissent présager d’une cohabitation enrichissante et gage d’un développement dans de nombreux secteurs.
Gilles CARVOYEUR

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