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La Bibliothèque Méditerranéenne de Mireille, des auteurs en question … Bonjour Philippe Carrese …

lundi 20 octobre 2014

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(Photo philippecarrese.com)

Où vivez-vous ?
Physiquement, dans un bordel innommable, que ce soit mon bureau, l’habitacle de ma voiture, la ville qui m’entoure. Sinon, dans ma tête, ça va. C’est là que la vie correspond à peu près à ce que j’espérais. Cela dit, j’y travaille beaucoup. J’aimerais bien travailler au bordel de ma ville aussi, Marseille. Mais là, c’est plus complexe.

Le tout premier livre que vous vous souvenez d’avoir lu ? Et le dernier ?
Le tout premier, c’était en cours préparatoire, une histoire où les parents préparaient les cadeaux pour Noël pour des gamins, ce qui m’a fait comprendre très vite que le père noël était une connerie. Je me rappelle bien avoir fait part de ma découverte à ma mère, ce jour-là, j’avais six ans. Je n’ai jamais vraiment cru au père noël.
Le dernier, c’est un traité sur Benito Mussolini à partir de la correspondance adressée au parti fasciste italien dans les années 30. Comme quoi, y’ en a qui, un temps, ont cru au père noël.

Où écrivez-vous ? Et à quel moment ?
J’écris sur mon ordinateur, au calme, mais peu importe où. J’ai énormément écrit dans un coin secret, dans une vallée perdue dans les Alpes où je me réfugie souvent. Loin de tout et au frais. Quand je me lance dans l’écriture, c’est plus la concentration qui compte, que "à quel moment"… Ça peut être n’importe quand.

Le matin, café ou thé ? Sucre ou pas de sucre ?
Le matin, tout… Ça peut être thé sans sucre suivi de café avec deux sucres, comme ça peut être rien du tout.

Sur votre bureau, il y a ?
Un bordel incompressible. Des clefs, des vieilles factures, une peluche de rat, quatre paires de lunettes, deux disques durs, un crabe mécanique, un mac, du courrier d’il y a quinze jours, une lampe, le chevalier noir en lego, votre carte de visite aussi.

Avez-vous un rituel ou manie avant de commencer à écrire ?
Est-ce que c’est un rituel ? J’allume l’ordinateur, surtout. Et je mets mes lunettes aussi. Juste pour y voir quelque chose sur un écran allumé.

Votre mot préféré ?
Générosité

Et le mot que vous détestez ?
Moi

Si vous le pouviez, le temps d’un repas qui inviteriez-vous à votre table ? Et que serviriez-vous à manger ?
J’inviterais bien Paul Mac Cartney pour un plat de spaghetti. Et aussi Mike Nichols pour des lasagnes.

Votre juron, gros mot ou blasphème favori ?
Mon vier !

Votre prochain livre, vous y pensez, vous l’écrivez, il va bientôt sortir ?
J’écris la suite de Virtuoso Ostinato, en ce moment. Drôle de truc. Ça se passe entre 1935 et 1960, c’est foisonnant. Je n’ai pas encore le titre, ça pourrait être "Camera Oscura", mais ce n’est pas certain.

Quel auteur auriez-vous aimé ou aimeriez-vous rencontrer ?
J’ai eu la chance de provoquer une rencontre avec Pierre Magnan, il y a quelques années, passionnant. J’ai croisé Cavanna aussi, un peu avant son décès. Touchant. J’aurais aimé croiser Goscinny. Sinon, Dante Alighieri, mais ça risque d’être compliqué à organiser.

S’il ne restait qu’un livre ?
Le mode d’emploi du défibrillateur. Et éventuellement le bottin téléphonique, pour le numéro des urgences psychiatriques.

Écoutez-vous de la musique pendant que vous écrivez ? (quel genre)
Surtout pas. Mon esprit part avec la moindre note de musique, ça me déconcentre complètement. J’ai besoin de silence.

Quel musicien auriez-vous aimé ou aimeriez-vous rencontrer ?
Ravel. Mais bon… Sinon, Henri Dutilleux. Et sinon Gino Vannelli.

Votre défaut pour lequel vous aimeriez que vos lecteurs aient le plus d’indulgence ?
L’humour. Je ne peux pas me retenir, même dans les situations les plus dramatiques.

Votre devise ou citation préférée ?
"Mes couilles, le temps se brouille."

La chose dont vous ne pourriez pas vous passer ?
Un clavier (de piano, pas d’ordinateur).

Quelle qualité doit avoir selon vous votre lecteur ?
Je ne sais pas... Savoir lire ? Avoir du recul ? Rester souple ?

Un dernier verre, vous buvez quoi ?
Un lait fraise frais.

Un dernier mot, vous me dites quoi ?
Ciao, ragazza !

Mireille Sanchez - Octobre 2014

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