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Thym, romarin, sarriette... la coopérative ’Les aromates de Provence’ recherche activement des producteurs pour la rejoindre

vendredi 7 mai 2021

La coopérative "Les aromates de Provence", dont l’unité de production se situe dans les Bouches-du-Rhône à Trets, compte aujourd’hui une quarantaine de membres en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Drôme provençale. Elle cherche actuellement à étoffer ses rangs compte tenu de la demande croissante et du manque de produits. Elle commercialise principalement du thym, du romarin, de la sarriette et de l’origan.

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©AG

« Nous recherchons activement des producteurs pour nous rejoindre qui auraient la capacité de produire des herbes aromatiques biologiques notamment du thym pour lequel la demande se fait de plus en plus forte », explique Emmanuel Bozon, responsable de production.

La coopérative dispose de deux signes de qualité : le Label rouge pour les herbes de Provence et l’IGP Thym de Provence. « Nous avons souhaité obtenir ces labels afin de garantir la qualité et le savoir-faire. Pour les herbes de Provence le nom c’était perdu et était devenu générique donc la seule manière de garantir un suivi rigoureux était d’obtenir un label, précise Emmanuel Bozon. Depuis trois ans nous avons également une IGP pour le thym car nous voulions protéger l’appellation Provence et notre zone de production en réaction à l’afflux des productions étrangères. » Chaque année la coopérative produit 40 tonnes d’herbes de Provence Label rouge et une quinzaine de tonnes de thym IGP, ce qui représente à peu près la moitié de sa production. 100 à 120 tonnes de produits mondés sortent de la coopérative chaque année dont 10 à 15 % de bio.

Un accompagnement complet

C’est pourquoi la coopérative recherche activement des producteurs bio notamment dans les départements alpins où elle en a déjà une dizaine répartie dans les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence.

« Nous garantissons les prix et l’écoulement de la production mais nous proposons aussi aux coopérateurs tout un éventail de services quand ils nous rejoignent, détaille Emmanuel Bozon. Notre technicien agronome les assiste lors du lancement de la production puis tout au long de l’année. Ils bénéficient du réseau de la coopérative qui travaille en lien étroit avec le Crieppam ou le CPPARM. Par ailleurs, les coopérateurs peuvent obtenir des aides financières à l’installation et au montage des dossiers. » Cependant, ne peut pas intégrer la coopérative qui veut, il faut répondre à un certain nombre de critères et ne seront sélectionnés que des agriculteurs déjà installés qui souhaitent se diversifier.

A peu près 35 000 € d’investissement

Ils devront disposer d’une surface minimale de 5 ha à consacrer aux plantes aromatiques sachant que la rotation des cultures les oblige à disposer d’au moins 15 ha de terres cultivables selon le bon profil. C’est-à-dire des terres irrigables, non caillouteuses, sans mouillères et plutôt bien exposées.

« Il faut compter à peu près 35 000 € d’investissement si l’agriculteur ne dispose pas déjà de matériel adapté mais il pourra compter sur 40 % d’aides, explique Emmanuel Bozon. Il faut savoir que ces espèces ne craignent peu le gel ou la grêle, qu’elles réclament peu de traitements et se contentent d’engrais organiques. Il y a donc peu de risques de pertes de récolte. En bio, les producteurs peuvent compter sur une rémunération aux alentours de 8 à 10 000 € par an et par hectare pour un bénéfice net de l’ordre de 3 000 par ha et par an. » Autre critère non-négligeable à prendre en compte pour se lancer dans ce type de culture la nécessité de faire appel à de la main-d’œuvre car le désherbage après le binage mécanique doit être fait à la main avant la récolte.

« Il faut compter de 40 h/ha de main-d’œuvre pour le romarin à 150 h/ha pour le thym, détaille le responsable de production. L’agriculteur doit donc déjà avoir de la main-d’œuvre à disposition ou avoir l’habitude de travailler avec des saisonniers et qu’il ait son réseau. »

AG pour L’Espace Alpin

L’Espace Alpin est le journal agricole et rural des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes. Ce journal bimensuel est disponible sur abonnement sur lespace-alpin

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